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Recueil de pensées d'Omraam Mikhaël Aïvanhov

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“Celui qui embrasse sincèrement la vie spirituelle ne doit pas se préoccuper que son travail soit reconnu par les autres, et surtout il n'a pas à chercher à jouer un rôle. Seul son travail doit être important pour lui, important non dans le monde humain mais dans le monde de la lumière. Beaucoup, qui ne mettent pas le travail à la première place, veulent tout de suite qu'on les considère à cause de ce qu'ils font. Ils veulent être utiles pour être appréciés, glorifiés. Il y a donc là quelque chose de personnel. Bien sûr, il est difficile de vaincre tout à fait ce désir d'être apprécié. Pourtant, c'est au moment où la gloire ne l'intéresse plus et où il est plongé dans ce travail merveilleux sans penser à rien d'autre, que le disciple commence à être apprécié, mais par le Ciel, et il est admis à prendre part aux conseils d'en haut. Celui qui arrive jusque-là n'a rien de plus à souhaiter.”


“Celui qui décide d'entreprendre un travail spirituel doit comprendre que ce travail concerne une matière extrêmement subtile qui échappe à tous nos moyens d'investigation habituels. Mais les résultats qu'il est possible d'obtenir dans le plan spirituel sont tout aussi réels que ceux qu'on peut obtenir dans le plan physique. Autant, dans le plan physique, il est réel que vous sciez du bois ou que vous préparez un potage, autant dans le plan spirituel il est réel aussi que vous déclenchez des forces, orientez des courants, éclairez des consciences. Un jour ou l'autre les résultats sont là, mais ils se produisent d'abord dans les plans subtils. Celui qui ne connaît pas ces lois s'attend à voir tout de suite les résultats concrets de son travail intérieur. Comme il ne voit rien venir, il est déçu et cette déception peut l'amener à détruire ce qu'il a déjà construit. Mais vous, maintenant, vous savez, et vous ne vous découragerez pas.”


“De plus en plus de gens s'intéressent à l'économie et aux finances, et dans ce domaine ils deviennent des champions. Du moins, c'est ce qu'ils croient. Car, en réalité, s'ils avaient une bonne compréhension des questions économiques et financières, ils sauraient s'occuper des richesses spirituelles qu'ils reçoivent du Ciel, comment les conserver, comment les faire fructifier. N'importe quel ignorant sait que s'il ne fait pas fructifier son capital, au bout de quelque temps il n'aura plus rien, car un capital qui n'est plus alimenté est vite dissipé. Mais quand il s'agit du plan spirituel, même les plus instruits se laissent appauvrir: ils oublient que la lumière, la chaleur, la richesse intérieures s'épuisent rapidement si l'on ne travaille pas chaque jour à les augmenter. Eh oui, par la prière, la méditation, la contemplation, il faut sans cesse se lier à la Source inépuisable de la vie, la Source divine, afin de renouveler chaque jour les énergies qui nous permettront d'accomplir notre tâche.”


“Jeûner est une pratique religieuse, mais elle a aussi pour but un effet bénéfique sur la santé, car le jeûne purifie l'organisme. Lorsque l'homme mange toujours à satiété, les cellules de son estomac et de tous ses organes deviennent paresseuses. Comme il y a une grande abondance de nourriture, une partie ne peut être absorbée et elle stagne dans les tissus où elle commence à fermenter. Tandis que, pendant le jeûne, les cellules, ne recevant que très peu de nourriture, prennent la décision de devenir plus économes, plus sages et plus actives pour pouvoir se débrouiller. à ce moment-là, il n'y a plus de fermentation dans l'organisme. Il est évident que le jeûne prolongé affaiblit l'organisme; mais si on sait combien de temps, dans quelles conditions et dans quel état de conscience jeûner, les bénéfices du jeûne sont immenses pour la santé.”


“En acceptant de mourir sur la croix, Jésus a fait un sacrifice que nous devons méditer afin d'en mesurer toute la grandeur et de nous y associer par la pensée. Mais dans la nouvelle vie que le Christ maintenant nous propose, il n'est pas préconisé de s'attarder sur le supplice de la croix, car le Christ se manifeste aussi par la beauté, la joie, la lumière."; Dans la nouvelle culture, c'est la pensée de la gloire du Christ qui doit nourrir notre vie intérieure. Dieu se réjouira en voyant que nous cessons d'embrasser la poussière et de nous agenouiller devant des tombeaux, car Il nous destine au plus grandiose avenir. Et s'il existe des morts dont il faut s'occuper, ce ne sont pas ceux des cimetières, mais ceux qui sont enfouis dans notre for intérieur: nos vieilles habitudes, nos vieilles conceptions erronées. Ce sont ces morts-là qu'il faut chercher pour en finir avec eux! Lorsque nous y parviendrons, nous entrerons nous aussi dans la gloire du Christ.”


“Chaque jour nous devons travailler à rendre notre vie plus pure, plus intense, car c'est cette vie qui produira des phénomènes de la plus haute magie sur les cœurs, sur les âmes, sur les intelligences, sur les entités et les forces de la nature, et même sur les objets physiques. à quoi sert-il de venir sur la terre pour y traîner une existence médiocre? Manger, boire, dormir, se débrouiller un peu pour assurer sa subsistance, avoir quelques aventures passionnelles dont on sort plus ou moins démoli … qu'est-ce, tout cela, à côté de l'éternité de splendeur qui attend celui qui s'efforce d'apprendre cette seule chose: comment vivre? Si les Initiés possèdent l'équilibre, la paix, la joie, c'est parce qu'ils ont travaillé à purifier leur vie, à la rendre belle et puissante; ils ont compris que la véritable magie se trouve dans la vie, et nulle part ailleurs. Oui, pouvoir vivre et insuffler la vie divine, il n'y a pas de plus haute magie: animer les êtres, les stimuler, les exalter, les ressusciter, c'est cela la vraie magie, la vraie vie.”


“Pour affaiblir un groupe de personnes et s'imposer à elles, il suffit de les diviser, et les effets pernicieux de la division sont bien connus dans les domaines politique, social, professionnel, familial. C'est dans le domaine intérieur qu'on ne les a pas encore suffisamment étudiés. Un homme qui doute introduit la division en lui-même; c'est comme s'il voulait prendre en même temps deux directions contraires: il ne peut que chanceler. Vous direz qu'il n'est pas toujours facile d'acquérir les certitudes qui vous permettent de prendre des décisions. Je sais, mais pour échapper au doute destructeur, il y a une méthode, et cette méthode consiste à s'élever sur un plan supérieur en se disant: «Bien sûr, je suis ignorant, je ne possède pas l'intuition et la lucidité nécessaires pour connaître tout à fait la réalité, mais cela ne doit ni me troubler ni me paralyser. Je mets ma foi dans le bien, dans la lumière et je continuerai à agir avec honnêteté, désintéressement et courage.»!"; Si vous savez vous maintenir dans cet état d'esprit, vous finirez par triompher de tous les doutes qui peuvent vous assaillir.”


“Il est dit dans les écritures: «Vous êtes le temple du Dieu vivant». Oui, un être humain qui a su renforcer sa volonté, purifier son cœur, éclairer son intellect, élargir son âme et sanctifier son esprit, un tel être est devenu un véritable temple, son corps physique lui-même est un temple, et il peut inviter le Seigneur à venir l'habiter. Malheureusement la majorité des humains ne prennent aucun soin de leur temple, ils ne cessent de l'abîmer en se servant de lui pour assouvir leurs instincts et chercher tous les plaisirs: le corps n'est plus alors un temple, c'est une étable, une écurie. Comme dans le Temple de Jérusalem où les marchands amenaient toutes sortes de bestiaux et de volailles qu'ils vendaient. Tout le monde trouvait cela normal, excepté Jésus qui a pris des cordes pour faire un fouet et a chassé tous ces marchands en disant: «ôtez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.» Alors, n'imitez pas les marchands du Temple, ne faites pas de votre corps un repaire d'animaux; sinon, ce ne sera pas le Seigneur qui viendra l'habiter, mais des entités inférieures, des indésirables qui aiment se nourrir de matières impures. Et avec de tels locataires, comment croyez-vous que vous allez vous sentir?”


“Dans une goutte de sang, l'Initié découvre la quintessence de la matière, les principes des quatre éléments: la terre, l'eau, l'air et le feu."; Le sang représente la vie qui circule dans l'univers. Si on sait comment le considérer, on arrive à sentir qu'il est en nous ce qui se rapproche le plus de la lumière. Car le sang, c'est la vie, «et la vie est la lumière des hommes», dit saint Jean au commencement de son évangile. Cette lumière, qui est la matière même de la création, puisque pour créer le monde Dieu a d'abord appelé la lumière en disant «Que la lumière soit!» c'est elle qui est condensée dans notre sang. Nous devons donc être très attentifs et considérer avec un immense respect ce sang qui est de la lumière condensée, la vie divine condensée. Et de même que le sang retourne toujours au cœur, notre vie doit retourner au cœur de l'univers: au Créateur.”


“Combien de chrétiens se contentent d'accepter l'idée que, pour être sauvés, il suffit de croire! Et de croire quoi? Qu'en faisant sur la croix le sacrifice de sa vie, Jésus les a sauvés. Eh non, ce n'est pas si facile! Si vous travaillez, si vous vous préparez, oui, Jésus sera puissant à travers votre bonne volonté et vous il sauvera. Mais si vous ne faites rien, vous ne serez pas sauvé."; La foi travaille, alors que la croyance attend. La croyance déclare: «Il a été dit que le Christ viendra sur des nuées, que l'ange sonnera de la trompette, et alors tous ressusciteront.» Eh bien, on peut l'attendre longtemps, cet ange à la trompette. Il est déjà venu, et beaucoup ont ressuscité parce qu'ils avaient la véritable foi: ils travaillaient, ils ne se contentaient pas d'attendre passivement.”


“à un moment ou à un autre, vous serez dans votre vie victime d'injustices: accusations sans fondement, jugements erronés de la part de gens qui veulent vous nuire, vous évincer. Sachez-le et préparez-vous à affronter ces situations afin que, le jour venu, vous ne laissiez pas le trouble, le chagrin ou le désir de vengeance prendre le dessus. La seule bonne attitude à avoir dans ces cas-là est de continuer à travailler sur vous-même. Dites-vous bien que tout ce qui est inspiré par le monde divin restera et brillera un jour de tout son éclat; tandis que les calculs, les intrigues, les complots, même s'ils réussissent pendant un certain temps, sont condamnés tôt ou tard à l'échec. Laissez donc les gens injustes et méchants s'enfoncer, si ça leur plaît, dans leur propre marécage: ils vont s'appauvrir et s'affaiblir, parce qu'ils ignorent combien les lois sont terribles pour celui qui s'est fait le serviteur de la jalousie, du mensonge et de la haine. La puissance du Ciel est infinie: imperceptiblement, mais inlassablement il travaille, et tout finit par tourner pour le bien de ceux qui ont placé dans leur vie un idéal sublime de beauté et d'amour, pour l'avènement du Royaume de Dieu et la fraternité dans le monde.”


“Il est très désagréable de souffrir. Mais pourquoi aggraver encore cette souffrance en y ajoutant la colère, la révolte, le découragement, et finir par perdre la foi en ce qui est essentiel: la sagesse et l'amour divins? Puisqu'il faut souffrir, puisqu'on ne peut pas échapper aux difficultés et aux épreuves, il est quand même plus intelligent de les utiliser pour s'enrichir plutôt que pour s'appauvrir. La douleur est une réalité, et une réalité terrible! Si on interroge certains êtres qui ont été persécutés, ils vous diront, bien sûr, que sur le moment leur seul souhait était qu'on vienne les arracher à cet abîme au fond duquel ils avaient la sensation d'être précipités; mais des années après ils reconnaissaient que ces expériences les ont enrichis, renforcés, et ils ne regrettent pas d'avoir été obligés de passer par là.”


“Il y a des personnes qui vont raconter partout que Dieu leur parle; ou si ce n'est pas Dieu, c'est un ange, un prophète, un saint? évidemment, on peut toujours raconter ce qu'on veut; mais il y a des critères irréfutables pour reconnaître si la voix qu'on croit entendre vient vraiment du Ciel, ou s'il s'agit seulement d'élucubrations. Et voici quels sont ces critères. D'abord, être capable de distinguer clairement le chemin à suivre et marcher fermement sur ce chemin. Ensuite, devenir de plus en plus ouvert aux autres, pour pouvoir les comprendre, les aimer, les aider, et ressentir dans son cœur une véritable dilatation qui pousse à remercier le Seigneur à chaque instant. Enfin, avoir une volonté libre afin d'accomplir sans entrave tout ce qui est juste, bon et beau. Celui qui réalise ces trois conditions peut espérer qu'en effet la voix qu'il entend vient bien du Ciel. Mais pourquoi aller le dire partout? Ce n'est pas nécessaire.”


“Nous devons nous tourner avec confiance vers les êtres qui sont allés plus loin que nous sur le chemin de l'évolution: les Initiés, les grands Maîtres, car nous avons besoin d'eux pour être instruits et guidés. Et il ne faut pas avoir peur qu'ils abusent de leur autorité en nous privant de notre liberté: ils n'ont aucune envie de nous garder pour eux-mêmes. Leur but est uniquement de nous mettre en relation avec un monde auquel nous ne pourrions pas, par nous-mêmes, avoir immédiatement accès. Des courants d'énergies pures circulent à travers eux, ils sont comme des sources auxquelles nous pouvons nous abreuver en attendant d'être capables de nous abreuver directement à la Source."; De même que les bons parents savent qu'ils ne doivent pas garder leurs enfants pour eux-mêmes, un Maître spirituel sait qu'il doit simplement préparer ses disciples pour leurs Parents divins, c'est-à-dire pour les parents de leur âme et de leur esprit: l'âme et l'Esprit universelle”


“Dans son sens originel, la charité, qui est une vertu théologale, désigne l'amour de l'homme pour Dieu, dont procède nécessairement l'amour du prochain. Malheureusement, ce mot a fini par perdre, avec le temps, sa signification sublime, et ce qu'on appelle maintenant charité s'exprime par des actes qui peuvent n'être accompagnés d'aucun sentiment d'amour véritable. Beaucoup «font la charité» parce que l'église et la famille leur ont appris qu'il faut donner aux pauvres, secourir les malheureux, etc. La charité est donc souvent le produit d'une petite éducation et elle n'a rien à voir avec la bonté. Que de personnes «charitables» empoisonnent la vie de leur famille et de leur entourage! Il existe ainsi beaucoup de personnes charitables, mais on en rencontre très peu de vraiment bonnes, et les chrétiens devraient faire l'effort de retrouver le sens premier du mot «charité», car celui qui aime Dieu doit aussi L'aimer à travers son prochain.”


“L'intellect est une faculté qui permet à l'homme de connaître le monde physique et un peu quelque chose du monde psychique, pas plus. C'est donc une faculté très réduite. L'intellect seul ne peut pas connaître la vérité. La vérité d'une rose, par exemple, ce n'est pas seulement de décrire et d'analyser sa forme, sa couleur, son parfum. La vérité de la rose, c'est une âme, c'est une émanation, tout un ensemble d'éléments qui fait qu'elle est une rose et rien d'autre. Et il en est de même pour un être humain; la vérité sur lui englobe tout ce qui le concerne: son âme, son esprit, ses pensées, ses sentiments, ses projets … Tant que vous ne les connaissez pas, vous ne connaissez pas la vérité sur lui, vous avez seulement quelques notions sur son apparence, son comportement. La vérité est une synthèse qui ne peut être connue que par l'esprit.”


“Celui qui est amoureux n'a aucun doute sur ce qu'il ressent. Pourtant, il ne voit pas son amour, il ne le touche pas, car c'est quelque chose d'impalpable. Celui qui a une opinion, des convictions, est-ce qu'il les voit, est-ce qu'il les touche? Non, et pourtant il est prêt parfois à se battre et à mourir pour elles. Et celui qui dit: «En mon âme et conscience, je condamne cet homme», porte un jugement lourd de conséquences au nom de quelque chose qu'il n'a non plus jamais vu. Comment se fait-il qu'il attache soudain une telle importance à cette âme et à cette conscience qui sont invisibles? Sans s'en rendre compte le monde entier ne croit qu'à des choses invisibles, impalpables: tous sentent, aiment, souffrent, pleurent, se réjouissent pour des raisons invisibles … Et ensuite ils prétendent ne croire qu'à ce qu'ils voient, à ce qu'ils touchent! Quelle contradiction! …”


“Celui qui pense pouvoir trouver Dieu à l'extérieur de lui se condamne à des recherches stériles. Il faut donc cesser de penser à Dieu objectivement, comme à un être extérieur à nous. Il faut même cesser d'imaginer qu'Il est quelque part en haut dans les cieux, tandis que nous sommes ici, séparés de Lui par des distances incommensurables. Puisque Dieu nous a créés, Il est en nous comme un père et une mère sont au-dedans de leurs enfants. De même que nous portons en nous notre père et notre mère terrestres, à plus forte raison portons-nous notre Père et notre Mère célestes. Tant que les humains n'arriveront pas à cette compréhension de Dieu, à un moment ou à un autre ils seront amenés à douter de son existence.”


“Pourquoi regardons-nous le soleil se lever? Pourquoi nous concentrons-nous sur lui? Pour apprendre à mobiliser toutes nos pensées, tous nos désirs, toutes nos énergies, et les orienter en vue de la réalisation du plus haut idéal. Celui qui travaille à unifier la multitude des forces chaotiques qui le tiraillent dans tous les sens pour les lancer dans une direction unique, lumineuse, salutaire, devient un foyer tellement puissant que sa présence, comme le soleil, est capable de rayonner à travers l'espace. Oui, l'homme qui parvient à maîtriser les tendances de sa nature inférieure, peut étendre ses bienfaits sur l'humanité tout entière, et il devient un soleil. Il vit dans une telle liberté qu'il élargit le champ de sa conscience à tout le genre humain auquel il envoie la surabondance de lumière et d'amour qui jaillissent de lui.”


“Les humains n'ont pas encore vraiment résolu les problèmes de la vie collective. Si, extérieurement, ils ont formé des nations, organisé des sociétés dont les membres se soutiennent, et où tous sont au service de tous et peuvent profiter de tout, intérieurement ils restent isolés, agressifs, hostiles les uns envers les autres. Tous ces progrès qu'ils sont arrivés à réaliser dans la vie matérielle, pratique, dans le domaine de l'organisation et de la technique, ils n'ont pas su les transposer dans le domaine intérieur. C'est pourquoi, malgré tous ces progrès, l'humanité souffre toujours des mêmes maux: guerres, misères, famines, oppressions, et dans des proportions qui étaient encore inconnues jusqu'à aujourd'hui."; Les véritables améliorations ne peuvent se produire que grâce à un profond changement des mentalités. C'est psychiquement, spirituellement, que les humains doivent se sentir liés pour parvenir à former la seule société véritable: la fraternité universelle intérieure. Lorsque chaque individu s'efforcera d'atteindre la conscience supérieure de l'unité, alors les sociétés, les peuples et les nations commenceront à vivre dans la paix et la liberté.”


“Un barrage n'empêche pas l'eau de couler. Celui qui fait un barrage sur une rivière sait qu'il doit prévoir d'autres voies d'écoulement, sinon il arrivera le moment où elle débordera et emportera tout. Eh bien, c'est la même chose pour l'être humain: s'il veut refouler ses instincts et particulièrement l'instinct sexuel, les tensions s'accumulent dans son subconscient et il arrive un moment où tout est emporté. Il ne faut pas gaspiller ses énergies, et il ne faut pas les bloquer non plus. La solution, c'est de leur donner un chemin pour qu'elles puissent irriguer toutes nos terres: comme les égyptiens dans le passé qui avaient creusé des canaux pour que les eaux du Nil puissent fertiliser leur pays. En réalité, c'est la nature elle-même qui s'est déjà chargée d'installer en l'homme des canalisations grâce auxquelles les énergies sexuelles peuvent être dirigées vers le cerveau. Et ce n'est pas parce que les anatomistes ne les ont pas encore découvertes et décrites qu'elles n'existent pas. C'est donc à vous de les découvrir et de travailler pour devenir chaque jour plus lucide, plus intelligent, plus créateur.”


“Il n'y a pas de quoi être tellement admiratif de tous ces gens brillants, opulents, puissants, qui ne donnent aucune place à la vie de l'âme et de l'esprit. Comme ils ne cherchent pas une nourriture spirituelle, la seule qui pourrait les combler, ils sont comme des fauves affamés, et leurs ambitions, leurs convoitises, leur voracité finissent fatalement par les entraîner sur des chemins dangereux pour eux-mêmes et pour leur entourage."; Malheureusement, beaucoup de soi-disant spiritualistes ne se conduisent pas mieux: ils essaient d'arriver aux mêmes succès que les matérialistes par les moyens que leur donne la Science initiatique; ils sont donc encore plus coupables que les matérialistes, car ils bafouent ainsi les principes les plus sacrés. Ils sont, ça se voit, satisfaits et fiers de réussir par ces moyens-là; mais le Ciel, qui n'aime pas qu'on se serve de lui à des fins égoïstes, intéressées, leur demandera un jour des comptes, et ils seront très sévèrement punis.”


“Comment les pays pensent-ils régler les problèmes avec leurs voisins et assurer leur sécurité? En s'occupant de mettre au point des armes de plus en plus meurtrières jusqu'au jour où ils finiront par détruire la terre entière. Car avec cette méthode, plus le temps passe, plus les choses se compliquent. Tant que l'homme ne choisit pas la force spirituelle, la puissance de l'amour divin, pour résoudre les problèmes, jamais rien ne s'arrangera. Alors, vous au moins, à la place qui est la vôtre, au niveau qui est le vôtre, essayez dès aujourd'hui de résoudre vos problèmes avec vos parents, vos amis, vos ennemis, en manifestant l'amour et la bonté. En faisant cela, vous déclenchez une loi qui les obligera à répondre un jour ou l'autre de la même manière. Eh oui, c'est cela la puissance de la provocation! Tant que vous n'avez pas compris comment vous pouvez résoudre les problèmes, vous provoquez le mauvais côté chez les autres, toujours le mauvais côté, et ensuite ce mauvais côté attend, là, que vous relâchiez votre vigilance pour venir vous attaquer. étudiez l'histoire: vous verrez que les choses se sont toujours passées ainsi.”


“On voit des quantités de gens s'obstiner à rechercher ou conserver des places, des fonctions, des rôles qu'ils seront incapables de tenir parce qu'ils n'y sont pas préparés. Et ils sont fiers de s'obstiner, car ils veulent montrer au monde entier que rien ne les arrêtera, rien ne les fera plier ou céder."; C'est très bien de vouloir se dépasser, c'est très bien d'avoir de l'ambition, mais une ambition qui n'est pas soutenue par des qualités correspondantes ne peut produire que des dégâts. C'est pourquoi, plus que d'avoir des ambitions, il est important d'avoir un haut idéal, ce qui n'est pas la même chose. Oui, il ne faut pas confondre ambition et idéal. L'ambition cherche des succès visibles, tangibles, matériels, tandis que le haut idéal ne cherche que le progrès intérieur, spirituel. Voilà ce que les disciples d'un enseignement spirituel doivent comprendre. Pourquoi? Pour ne jamais être tentés de se servir du savoir initiatique à des fins égoïstes, personnelles. Combien de gens qui n'étaient pas capables de réussir grâce à leurs talents et à leur travail ont essayé d'obtenir le pouvoir, l'argent et la gloire en se servant de la Science initiatique! Eh bien, il faut qu'ils sachent que c'est le meilleur moyen de se perdre.”


“C'est souvent à l'approche de la vieillesse que des hommes et des femmes découvrent dans une philosophie, dans un enseignement spirituel les vérités dont ils auraient eu tellement besoin pour conduire leur vie; et ils se disent qu'ils ont gâché leur existence. Non, ils ne doivent pas se dire cela. évidemment, il est préférable de rencontrer très tôt la lumière pour être capable de s'orienter dans la vie, mais rien n'est perdu, et même pour celui qui n'a plus que peu de temps à vivre, il n'est pas trop tard pour apprendre les vérités essentielles et s'en pénétrer afin de quitter la terre avec une conscience plus éveillée. C'est là la plus grande différence entre la vie physique et la vie spirituelle. Si vous n'avez jamais appris à jouer d'un instrument, à piloter un hélicoptère ou même seulement à coudre et à tricoter, ce n'est peut-être pas à quatre-vingts ans que vous allez commencer. Mais pour comprendre les lois qui régissent le monde de l'âme et de l'esprit, il n'est jamais trop tard. Tous les efforts que vous ferez dans ce sens, non seulement vous faciliteront l'entrée dans la lumière de l'autre monde, mais vous permettront de préparer votre prochaine incarnation.”


“Des années après, lorsque les hommes et les femmes font le bilan de leur vie, s'ils sont honnêtes, ils reconnaissent qu'ils ont gaspillé leurs forces, leur santé, leur beauté dans des activités qui n'en valaient pas tellement la peine. Bien sûr, ils en ont retiré quelques petits avantages; mais s'ils doivent mettre tout cela dans la balance divine, ils s'aperçoivent que le peu qu'ils ont gagné ne compense pas les richesses qu'ils ont perdues. Malheureusement, c'est un genre de calcul que les humains font toujours trop tard. Quand ils veulent obtenir l'argent, la gloire ou la science, ils ne mettent jamais dans l'autre plateau de la balance les pertes que ces acquisitions vont entraîner. Ils obtiendront peut-être ce qu'ils veulent, mais quelques années après on les voit dans les cliniques ou les hôpitaux psychiatriques, incapables de manger, de boire, de se réjouir, leur système nerveux est délabré. à ce moment-là ils se rendent compte de la valeur de ce qu'ils ont perdu, ils disent: «Si j'avais su!» Mais c'est trop tard; il faut réfléchir plus tôt!”


“Nous avons naturellement tendance à identifier Dieu au bien. Mais, en réalité, non, le bien n'est pas encore Dieu Lui-même; il est une manifestation de Dieu, mais il n'est pas Dieu. Dieu est au-dessus du bien et du mal, et nous ne pouvons pas savoir ce qu'Il est réellement. Mais puisque le bien est pour nous la plus haute manifestation de Dieu, en pensant au bien nous nous lions à Lui: notre conscience sort de la région des ténèbres où sont les souffrances, les angoisses, les terreurs et elle va rejoindre le Centre, le Principe créateur. Puisque c'est Dieu qui a tout créé, Il connaît les propriétés de tous les éléments, de toutes les forces, de toutes les créatures dans l'univers et Il nous donnera les moyens de remédier à nos lacunes. La création est vaste, immense, infinie, et nous ne pouvons pas tout savoir. Mais le Créateur possède tout le savoir, tous les pouvoirs, et c'est donc à Lui que nous devons recourir pour demander de l'aide, car Il est au-dessus du bien et du mal.”


“«Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres», disait Jésus. De quelle nature était l'amour de Jésus? Que voyait-il dans un être humain? La réponse est dans le Sermon sur la montagne, quand, s'adressant à ses disciples et à la foule qui l'avait suivi, il dit: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» Ce qui signifie que dans ses disciples, dans tous les êtres qui l'approchaient, il voyait l'image du Père céleste, il voyait la Divinité; et c'est à cette Divinité en eux qu'il s'adressait, puisqu'il leur montrait le chemin de la perfection. Les autres s'arrêtaient à l'apparence misérable de ceux qu'ils appelaient lépreux, possédés, prostituées, adultères, voleurs, etc. Jésus, lui, reconnaissait dans tous les êtres une âme et un esprit qui ne demandaient que de bonnes conditions pour se manifester dans la beauté et la lumière: c'étaient ces âmes et ces esprits qu'il aimait et c'est à eux qu'il s'adressait.”


“Est-ce que vraiment Dieu nous aime? Même les croyants souvent se posent la question. Et ils n'auront de réponse que le jour où ils commenceront, eux, à aimer Dieu. Dieu n'a pas besoin de notre amour, mais nous avons besoin de L'aimer. Si les grands Maîtres de toutes les religions ont enseigné aux hommes à aimer Dieu, c'est parce qu'ils connaissent une loi magique qui correspond dans le plan spirituel à ce qu'on peut constater tous les jours dans le plan physique. Vous envoyez, par exemple, une balle contre un mur: le mur vous la renvoie. Dans la montagne, vous lancez des paroles contre une paroi rocheuse: elles vous reviennent en écho. De la même façon, lorsque vous envoyez votre amour vers Dieu, de tous les points de l'univers il vous revient amplifié, car dans tout l'univers Dieu est là présent. Dieu n'a pas besoin de nous, mais nous avons besoin de Lui, et c'est par notre amour seulement que nous pouvons attirer son amour en retour.”


“La méditation est un exercice difficile, car elle suppose une grande maîtrise de la pensée. Or, la pensée est rebelle, elle aime errer, vagabonder, et si vous essayez de l'arrêter brusquement, vous allez bloquer votre cerveau. C'est tout doucement qu'il faut mettre en marche cet appareil qu'est le cerveau, exactement comme on laisse chauffer le moteur avant de faire démarrer une voiture. Donc, quand vous voulez méditer, n'essayez pas de dominer tout de suite votre pensée : elle ripostera, se cabrera et vous jettera même à terre. Commencez par vous mettre dans un état de paix, d'harmonie, puis, doucement, amenez votre pensée dans la direction que vous voulez lui faire prendre: quelque temps après, elle sera à votre disposition et vous obéira. Il faut être très habile, très diplomate avec sa pensée. Quand vous aurez appris à la dominer, toute la journée sans que vous n'ayez plus à intervenir, elle continuera dans la direction que vous aurez voulu lui donner.”


La méditation peut être comparée à la mastication des aliments. Quand nous mettons des aliments dans notre bouche et que nous les mâchons, les glandes salivaires travaillent et nous absorbons par la langue les énergies les plus subtiles. La méditation est aussi une sorte de mastication, une mastication des pensées, par laquelle nous absorbons les quintessences du monde spirituel pour en faire notre nourriture. Car, évidemment, quand on parle de méditation, cela sous-entend qu'on s'arrête à des sujets d'ordre spirituel. Alors, méditez sur la lumière qui est une protection, la lumière qui est un facteur de compréhension et qui donne accès au monde divin... Méditez sur l'amour comme source de la joie, de la richesse et de la beauté pour tous... Méditez sur la vérité qui conduit à la liberté...”


“Où trouverez-vous quelqu'un qui, sans y être obligé par les conditions et les circonstances, décide de faire des efforts? C'est une tendance innée chez les créatures que d'éviter les efforts et de chercher à se débarrasser de leurs tâches sur les autres: humains, animaux ou machines. Et de nos jours, bien sûr, avec les progrès techniques, ils s'en débarrassent surtout sur les machines. C'est ainsi qu'ils laissent certaines de leurs facultés s'émousser, et particulièrement leur volonté. Celui qui veut devenir capable d'affronter toutes les situations, doit s'habituer à faire des efforts. Même si de nos jours on peut acquérir des quantités de choses sans effort, il faut résister à ce climat de facilité. Sinon, quel sera le résultat? On sera comblé extérieurement et c'est tout; intérieurement, on n'aura rien, on sera dans le vide. Ce sont les efforts qui maintiennent l'homme debout et vivant.”


“L'hostie que reçoivent les chrétiens au moment de la communion a pour fonction de rappeler le pain que Jésus, lors du dernier repas qu'il fit avec ses disciples, leur donna en disant: «Prenez, ceci est mon corps.» Puisqu'elle a à peu près la même composition que le pain, l'hostie n'apporte matériellement rien de plus qu'une bouchée de pain; mais il s'agit d'une matière à laquelle on donne une fonction symbolique: elle représente le corps du Christ. à cette hostie, le prêtre, par sa bénédiction, communique des énergies spirituelles, et le fidèle qui la reçoit doit, lui, se pénétrer de sa signification sacrée. Donc, en définitive, n'est-ce pas le fidèle qui a le rôle le plus important? C'est lui qui, par son attitude intérieure, peut effacer ce qu'a apporté la bénédiction du prêtre, ou au contraire le renforcer par la manière dont il considère l'hostie qu'il reçoit.”


“Dans l'état actuel du développement de la terre et des humains, nous ne pouvons pas ne pas rencontrer le mal et la souffrance; c'est pour cette raison que, dans l'univers, la terre est considérée comme une école, un centre d'apprentissage pour ceux qui acceptent de s'instruire, mais aussi une maison de correction pour les récalcitrants. Oui, la terre est un lieu où se fait notre évolution, et pour évoluer, il faut apprendre à travailler avec toutes les formes du mal, donc connaître les difficultés et les souffrances."; Alors, au lieu de se lamenter en disant que la terre est une vallée de larmes, il faut se secouer et travailler à se perfectionner. Sinon, à quoi aura servi de vivre? Non seulement on aura souffert, mais encore on n'aura rien appris, rien compris.”


“Il est écrit qu'au jour du Jugement, Dieu séparera les bons des méchants: Il mettra les bons à sa droite pour qu'ils prennent possession de son Royaume, et les mauvais, placés à sa gauche seront précipités dans le feu de l'enfer. évidemment, ce sont là des images qu'il faut interpréter. Dieu, notre Père, qui est amour, voudrait que tous les êtres soient à son côté droit, c'est-à-dire dans la félicité et la plénitude. Mais il y a la Mère Nature qui, elle, est juste et implacable, et devant les méchants elle dit: «Je ne peux rien faire avec ces matériaux ternes et tordus. Allez, qu'ils soient renvoyés à l'usine pour être refondus!» Et de ce qui sort après cette refonte, elle fait des créations formidables: des perles, des étoiles, des mondes tout entiers. Il n'y a en elle aucune méchanceté."; Que fait le bijoutier? Armé d'une loupe et d'autres instruments, il examine les pierres précieuses et il dit: «Ce diamant est parfait. Celui-là a quelques taches, il n'est pas de la première qualité», et il le met de côté, il fait un triage. Partout, dans tous les domaines, que ce soit les fruits de la terre ou les matières premières, les humains font un triage. Eh bien, dans un autre domaine c'est ce que fait la Nature avec les humains.”


“Si vous vous trouvez quelque part dans la société, insignifiant, inconnu, vous ne pouvez pas intervenir dans les affaires du pays. Pour avoir la possibilité d'intervenir, vous devez aller jusqu'au centre (ou au sommet c'est le même symbole), là où se trouve le roi ou le président, et devenir son ministre. à ce moment-là, oui, vous avez toutes les possibilités, parce que vous avez atteint le point central, le point culminant. Tant que vous restez en bas, à la périphérie, personne ne vous écoute. Et la même loi agit dans le plan spirituel. Tant que vous n'arrivez pas à atteindre en vous-même le centre, le sommet, c'est-à-dire votre esprit, vous pouvez faire quelques acquisitions, c'est entendu, mais rien ne dépend vraiment de vous. Tandis que si vous arrivez à toucher votre esprit, vous êtes le maître, parce que ce centre vous donne toutes les possibilités, et alors tout dépend de vous. Cessez donc de vous occuper de réalisations passagères et futiles; travaillez à atteindre l'esprit en vous sans vous préoccuper du temps qu'il vous faudra pour y parvenir.”


“Chaque réalisation terrestre a sa source, ses racines en haut dans le monde divin. Rien de ce que l'on construit sur la terre ne peut subsister si on ne prend pas d'abord soin d'en assurer les bases dans le plan spirituel. Cela est déjà vrai pour une institution politique, sociale, alors à plus forte raison pour une institution religieuse."; Or, que voit-on? Avec le temps, la chrétienté s'est transformée en une sorte de musée où l'on peut lire toute l'histoire de l'architecture, de la peinture, de la musique. Il y a de quoi être émerveillé, c'est vrai, car cela traduit la ferveur des temps passés, mais maintenant ce ne sont plus que des vestiges, et l'esprit est perdu. Il est normal que l'esprit se manifeste dans la matière d'une façon appropriée, mais ce que l'on voit de nos jours n'est plus une manifestation de l'esprit dans la matière, mais au contraire la matière qui a englouti et paralysé l'esprit. Où sont maintenant cette ardeur, cette ferveur qui avaient pu créer de tels chefs-d'œuvre?”


“à quoi sert de faire des efforts pour changer de vie? demandent beaucoup de gens. Pourquoi suivre un enseignement spirituel?... Les conditions de l'existence sont telles qu'on est continuellement obligé de faire des concessions pour pouvoir vivre en société. Dans la famille, avec des amis, au travail, si on commence à se distinguer par une vision du monde, un comportement différents, on est tout de suite isolé... Les problèmes à affronter sont déjà tellement compliqués! Pourquoi les compliquer encore?”” Combien de fois j'ai entendu ce genre de réflexions! Mais que répondre à cela? Les personnes qui tiennent de pareils raisonnements révèlent tout simplement qu'elles n'ont pas vraiment compris l'utilité et l'efficacité d'un enseignement spirituel. Un enseignement spirituel nous donne des critères et des méthodes pour affronter toutes les conditions de la vie, celles qui sont faciles comme celles qui sont difficiles, car même la facilité peut être un piège lorsqu'on n'a pas"; la lumière, lorsqu'on ne connaît pas la direction à suivre. Rien ne peut justifier celui qui refuse de faire des efforts pour avancer toujours plus loin sur le chemin de la lumière.”


“Vous connaissez tous ce phénomène chimique: dans une solution acide incolore, le chimiste verse quelques gouttes d'un réactif appelé ”tournesol”, et le liquide devient rouge. Maintenant goutte après goutte il ajoute une solution basique. Aucun changement ne se produit d'abord. Mais il continue lentement, goutte après goutte, et puis soudain le liquide vire au bleu. Quelle leçon tirer de ce phénomène pour la vie psychique? L'homme qui transgresse les lois divines ne voit pas tout de suite les détériorations qui se produisent en lui, il s'imagine pouvoir continuer impunément... Mais voilà qu'un jour, une transgression de plus, et intérieurement il s'écroule. évidemment cette loi se vérifie pour le bien comme pour le mal. Quelqu'un vient me voir pour se plaindre: ” Depuis des années que je m'efforce de mettre de l'ordre dans ma vie, de faire un travail sur moi-même, je ne constate aucun résultat! Alors, à quoi ça sert?” Je suis obligé de lui dire qu'il ne sait pas raisonner, car les effets de ce travail ne peuvent pas être immédiatement visibles et tangibles. Il doit continuer et un jour, nécessairement, la transformation se produira. Que ce soit pour le bien ou pour le mal, il ne faut pas s'imaginer qu'il ne se passe rien sous prétexte que, pendant longtemps, on ne voit rien.”


“Quand un médecin prescrit des médicaments à ses malades, est-ce qu'il leur explique que l'état d'esprit dans lequel ils les prendront peut contribuer à leur efficacité? Non, il fait comme si l'être humain n'était qu'une machine qu'il faut remettre en état. Un bon médecin, au contraire, indique aussi à ses malades des règles de vie et même des méthodes, des exercices à faire grâce auxquels ils introduiront en eux-mêmes l'équilibre, la paix et l'harmonie. Et même si ces méthodes se révèlent insuffisantes, parce que le malade est trop gravement atteint, au moins aura-t-il employé le temps qui lui restait à vivre dans des activités bénéfiques. C'est cela l'essentiel: trouver toujours une activité bénéfique à laquelle se consacrer, car rien ne reste sans conséquences, sinon dans le monde physique, du moins dans le monde psychique, spirituel.”


“Les Anciens ont défini les quatre éléments par rapport aux quatre états de la matière: solide, liquide, gazeux, igné. Tout ce qui est solide, ils l'ont appelé terre; tout ce qui est liquide, eau; tout ce qui est gazeux, air; et tout ce qui est igné ? c'est-à-dire la chaleur, la lumière ? feu. Les quatre éléments, nous les retrouvons dans la nourriture que nous prenons tous les jours. Oui, car la nourriture présente les quatre états de la matière: solide, liquide, gazeux, igné. C'est pourquoi chaque repas peut devenir une occasion de communier avec les Anges des quatre éléments: l'Ange de la terre pour qu'il nous apporte la fermeté, la solidité, car c'est lui qui donne la base, sans lui rien ne peut subsister; l'Ange de l'eau pour qu'il nous apporte la vie et la pureté; l'Ange de l'air pour qu'il nous apporte l'intelligence, la subtilité, la rapidité; et enfin, l'Ange du feu pour qu'il nous apporte la lumière et le feu de l'amour divin.”


“C'est une loi: dès qu'il se fait un vide dans un endroit de l'espace, quelque chose vient immédiatement pour le remplir. Cette loi physique a également une application dans la vie psychique. Laquelle? Quand on donne, on reçoit. Lorsque vous venez de vider vos réservoirs intérieurs en donnant votre amour et vos bons souhaits à toutes les créatures, quelque chose arrive immédiatement d'en haut pour vous remplir. Alors, aimez et on vous aimera. Donnez et on vous donnera. Donnez même ce qui vous manque et vous l'obtiendrez. Vous désirez être éclairé et vous ne savez pas comment attirer la lumière? Eh bien, c'est très simple: éclairez vous-même celui qui l'est moins que vous et vous serez éclairé. Car à ce moment-là un autre qui possède plus de lumière viendra vous donner de sa clarté.”


“Nous avons le droit d'apporter des changements et des réformes, de bouleverser l'ordre établi, l'Intelligence universelle nous donne ce droit, oui, mais à condition que nous soyons capables de n'apporter que des améliorations. Est-il permis de démolir la maison de son voisin? Oui, si on peut lui en bâtir une autre plus spacieuse, plus belle et plus confortable. Si on ne peut pas, il est interdit de toucher à sa maison. Vous demandez: «Et aurions-nous le droit de tuer quelqu'un?» Oui, si vous aviez ensuite le pouvoir de le ressusciter avec un cœur et un intellect meilleurs, et une meilleure santé. Mais comme ce n'est pas le cas, asseyez-vous et restez tranquille. Il vous est même interdit de toucher à un seul de ses cheveux. Eh oui, voilà une question très vaste. C'est donc à vous maintenant d'étudier si vous pouvez ou non vous mêler d'apporter des changements. Commencez par faire quelques réformes en vous-même, tâchez de vous améliorer, et il sera toujours assez tôt pour décider d'aller réformer le monde.”


“N'allez plus chercher des preuves de l'existence de Dieu là où vous ne les trouverez pas. Cherchez Dieu en vous, et vous vous apercevrez qu'Il est toujours là, qu'Il ne vous quitte jamais. Et si vous ne Le sentez pas, ce n'est pas parce qu'Il n'existe pas, ce n'est pas parce qu'Il n'est pas là, mais parce que vous, vous L'avez quitté: vous n'avez pas été attentif, vous n'avez pas été raisonnable, vous avez commis quelques erreurs, alors votre conscience s'est obscurcie et maintenant vous avez des sensations qui vous trompent sur la réalité des choses. Le Seigneur est toujours là, c'est vous qui avez laissé momentanément s'émousser votre capacité de sentir sa présence; alors, faites votre possible pour la retrouver.”


“Nous ne pouvons toucher Dieu, l'Esprit universel, qu'en touchant l'esprit en nous, notre Moi supérieur. Donc, comprenez bien ceci: lorsque vous priez le Seigneur, c'est en réalité le sommet de votre être que vous cherchez à atteindre. Et si vous y parvenez, vous déclenchez une vibration tellement pure et subtile qu'en se propageant elle produit en vous les transformations les plus bénéfiques. Et même si vous n'obtenez pas pour cette fois ce que vous avez demandé, vous gagnez au moins quelques éléments très précieux. L'utilité de cette demande, c'est que vous avez essayé d'atteindre un sommet en vous-même et que vous avez pu mettre en mouvement une force là-bas, très loin, très haut, qui, en venant jusqu'à vous, produit des vibrations d'une extrême subtilité, des sons, des parfums, des couleurs, et régénère tout votre être.”


“Pour consoler les chrétiens l'église leur dit: «Vous êtes pauvres, faibles, malades, mais ayez l'espérance et la foi, l'amour du Seigneur est infini, vous serez un jour à son côté dans le Paradis.» Donc, voilà ce que doit être l'entourage du Seigneur: de pauvres bougres, misérables, en lambeaux. Malheureusement pour les chrétiens, le Seigneur ne veut être entouré que de splendeurs, des créatures les plus lumineuses, les plus pures, les plus puissantes. Alors, il vaut mieux pour eux ne pas tellement compter qu'ils auront dans le Ciel toutes les félicités qu'ils n'ont pas eues sur la terre. Qu'ils s'occupent plutôt de déclencher intérieurement les puissances spirituelles qui leur permettront d'obtenir dès maintenant la lumière, l'amour, la joie. Quand vous semez une graine, toutes les puissances du ciel et de la terre sont là pour soutenir votre travail et vous aurez bientôt des fleurs et des fruits. Mais si vous n'avez rien semé, rien ne poussera, même si vous avez l'espérance et la foi.”


“Jésus fustigeait les pharisiens et les sadducéens. Mais s'il revenait, ne ferait-il pas les mêmes reproches aux papes, cardinaux, évêques, etc., qui, depuis des siècles, se sont succédé à la tête de l'église? Ils devaient enseigner aux humains à prendre conscience que toutes les ressources et les richesses spirituelles sont en eux-mêmes, et comment les développer. Au lieu de cela, la plupart d'entre eux se sont efforcés d'accaparer la Divinité et ils ont prêché: «Hors de l'église, pas de salut.» Je veux bien, ce n'était pas si mauvais, mais à condition que l'église montre l'exemple en sachant donner la première place aux principes spirituels. La vérité, c'est qu'elle s'est laissée aller aux mêmes erreurs que les royaumes de la terre, elle a voulu devenir une puissance temporelle, et a mis l'accent sur l'organisation. Alors, maintenant c'est sûr, l'église est extérieurement un édifice magnifiquement organisé, mais à l'intérieur de cet édifice, combien de choses s'effritent et périclitent et continueront à péricliter si elle ne retrouve pas sa véritable vocation spirituelle!”


“Quand ils doivent entrer dans une mosquée, les musulmans ôtent leurs chaussures et les laissent à la porte. Eh bien, c'est ce que vous devez faire de temps à autre avec vos soucis: les laisser dehors et entrer en vous-même pour vous entretenir avec le Seigneur, avec les anges. Vous reprendrez vos soucis en sortant, si vous y tenez! Il y a des personnes dont on a l'impression qu'elles ne peuvent pas vivre sans inquiétudes, il faut qu'elles se tourmentent. Mais qu'elles se rassurent, il y aura toujours des soucis et des chagrins pour elles, elles n'en manqueront pas. Pourquoi n'essaient-elles pas de temps en temps de les oublier? Même si elles s'en plaignent, on dirait que pour elles la vie doit être faite de tracas, de heurts, de malentendus. Eh bien non, justement, ce n'est là qu'un degré inférieur de la vie, ce n'est pas la vraie vie. La vraie vie, c'est de laisser de côté tout ce qui est négatif et d'entrer dans votre sanctuaire intérieur pour communier avec la beauté, la pureté, la lumière.”


“Jésus est venu révéler aux humains que Dieu est leur Père; mais au lieu de réfléchir et de fouiller en eux-mêmes pour trouver les traces de cette filiation divine, ils s'en tiennent à une interprétation superficielle, puérile, de cette révélation. Ils ont Dieu pour père? Mais c'est extraordinaire! Un père tout-puissant, plein d'amour, on peut tout lui demander... Et ils se conduisent comme des enfants capricieux, exigeants, inconséquents; ils sont persuadés que, quoi qu'ils fassent, Dieu se montrera compréhensif, indulgent. Ils arriveront devant Lui tout barbouillés, couverts de boue, et il suffira qu'ils disent: ”Seigneur, je suis allé patauger dans les marécages, mais je crois en Toi, je sais que Tu es bon et miséricordieux, pardonne-moi”, pour que le Seigneur les prenne dans ses bras. Eh bien non, quelques paroles accompagnées de bons sentiments, cela ne suffit pas, et le Seigneur les renvoie en leur disant: ”Allez d'abord vous débarbouiller!””


“Lorsque nous nous fixons un but, pour parvenir jusqu'à ce but nous devons suivre un chemin, appliquer certaines méthodes. Mais en réalité, le but et la méthode sont une seule et même chose. Quand Jésus disait: ”Je suis le chemin, la vérité et la vie”, il se confondait avec le chemin. Il marchait sur le chemin et il était le chemin. Et celui qui suit Jésus, qui marche sur le chemin, doit devenir lui aussi le chemin: il pense à Dieu, il se dirige vers Dieu, et il doit devenir Dieu Lui-même, c'est-à-dire s'identifier au but de sa démarche. Le but devient ainsi une méthode. Et la méthode, c'est tous les exercices qui nous permettent d'avancer afin de réaliser la fusion avec Dieu et pouvoir dire un jour comme Jésus: ”Mon Père et moi nous sommes un.””


“Seul celui qui a réussi à trouver la place qui est véritablement la sienne peut goûter la joie et la paix. Vous direz: « La place? … De quelle place s'agit-il?» évidemment, le mot place a là plusieurs significations: élément, pays, maison, métier, rôle, idéal … On voit souvent des gens aller à droite et à gauche sans jamais se fixer nulle part: ils n'arrivent pas à trouver leur place, ils n'ont pas de racines et ils sont malheureux. Ils ont besoin que quelqu'un vienne les placer dans un sol fertile où ils commenceront à germer. Jusque-là, ils sont semblables au grain qui attend dans un grenier le moment d'être semé. Lorsque le grain est mis dans une bonne terre, il pousse et il donne des fruits, il dit: «ça y est, j'ai trouvé ma place.» Car cette place n'était pas le grenier, où il était menacé de moisir ou d'être grignoté par les souris. Et ce qu'il faut désormais pour chacun, c'est d'être semé, planté dans la terre spirituelle.”


“Plus vous vous liez à la Source divine, plus vous attirez à vous des entités qui viennent vous aider et vous soutenir. C'est ainsi que vous devenez fort, rayonnant, maître de vous-même, et vous possédez la clé puissante de la réalisation. Craignez donc par-dessus tout de commettre des actes qui éloignent de vous ces ouvriers divins. Car chaque faute chasse des amis invisibles en produisant des exhalaisons nauséabondes qu'ils ne peuvent supporter. Mais placez Dieu en vous au-dessus de toute chose, priez, méditez pour vous lier à Lui et les ouvriers célestes laisseront couler sur vous les eaux du fleuve de vie et vous illumineront de leurs clartés. Ouvrez votre âme à ces faisceaux de lumière et vous verrez apparaître devant vous un monde sublime peuplé d'habitants de toute splendeur.”


“Dieu nous a donné la vie, mais pour être vraiment vivant, nous avons tout un travail à faire. Cette vie que nous avons reçue, il dépend de nous de la renforcer, de la rendre plus belle, plus subtile, plus spirituelle. La vie a une infinité de degrés. Celui qui reste dans les degrés inférieurs ne peut entrer en communication qu'avec les réalités qui sont à son niveau. Il coupe le lien avec la Source, et cette coupure lui donne peu à peu la sensation que rien n'a de sens, que Dieu n'existe pas. Et c'est normal, comment pourrait-il saisir quelque chose des réalités supérieures ? Quand on reste si bas dans sa conscience, comment peut-on se réjouir de l'existence de Dieu? On ne Le sent ni en soi, ni à l'extérieur de soi. Pour sentir la vie divine, il faut d'abord diviniser sa propre vie. C'est la vie divine en nous qui éveille les centres spirituels qui nous permettront de sentir l'existence de Dieu.”


“Le nombre 13, entend-on dire souvent, porte malheur, et en particulier quand il s'agit de personnes qui se réunissent. C'est pourquoi il ne faut jamais être 13 à table. Pourquoi? Parce que le nombre 13, qui est une entité vivante comme tous les nombres, ne reconnaît et n'accepte que les êtres vraiment purs. Et comme il est aussi très actif, très dynamique, il peut nuire aux créatures qui ne possèdent pas les qualités féminines de bonté, d'amour et de douceur pour équilibrer son influence. Il faut être pur et plein d'amour pour se sentir bien avec le nombre 13."; Dans le plan physique, le nombre 13 est lié à la croix (1 + 3 = 4), c'est-à-dire aux souffrances, à la prison. La croix est le développement du cube dans l'espace à deux dimensions, et un cube, schématiquement, représente des limitations, une prison. Le 13 peut donc «porter malheur» comme on dit; cela ne tient pas à lui, mais à la manière particulière dont chacun reçoit son influence d'après sa structure physique et psychique, son degré de développement, d'élévation. C'est pourquoi avec le nombre 13 certaines personnes tombent malades ou ont des accidents, d'autres se mettent à réfléchir; d'autres enfin se sentent stimulées pour agir et elles agissent bien.”


“L'Initiation est une ascèse qui apprend à l'homme à se débarrasser de ses faiblesses et de toutes ses tendances inférieures. On peut la comparer à l'orifice par lequel passe le serpent qui doit changer de peau. C'est pourquoi Jésus disait: ”Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition.” Le disciple est celui qui se prépare à passer par la porte étroite qui lui enlèvera sa vieille peau. Et au lieu de se troubler et d'avoir peur, il doit se réjouir de devenir un homme nouveau avec des pensées, des sentiments, un comportement nouveaux, dignes d'un véritable fils, d'une véritable fille de Dieu. On peut dire qu'au cours de son existence l'homme passe par trois portes: celle de la naissance et celle de la mort, par lesquelles passent nécessairement tous les hommes, quel que soit leur degré d'évolution. Mais par la troisième porte, celle de l'Initiation, seuls peuvent passer ceux qui sont capables d'un grand travail de purification et de détachement.”


“La sensation d'être seul est une des souffrances les plus terribles que les humains puissent éprouver. Chacun a besoin de trouver celui ou celle avec qui il pourra partager ses pensées, ses émotions, ses aspirations, un être avec lequel faire chaque jour des échanges harmonieux. Cet être idéal est évidemment très difficile à trouver, et combien de livres ont expliqué l'angoisse, la souffrance créée par l'impossibilité de découvrir ce que certains ont appelé l'âme sœur! Mais cela vient en réalité de ce que l'âme humaine ne peut être remplie définitivement et complètement que par Dieu. Celui qui veut vaincre la solitude, sentir chaque jour qu'il n'est pas seul, qu'il est entouré d'êtres qui l'aiment et le comprennent et qu'il est lui-même rempli d'une immense présence faite de joie et de lumière, doit s'unir à Dieu. Mais il doit s'unir à Dieu en tant que manifestation, c'est-à-dire s'unir à la sagesse, à l'amour et à la vérité. Pour celui qui met l'amour dans son cœur, la sagesse dans sa tête et la vérité dans sa volonté, la solitude n'existe plus.”


“Accrochez-vous à cette idée que vous ne trouverez Dieu qu'en vous-même. Cherchez-Le, pensez à Lui, aimez-Le, parce qu'ainsi vous recevrez des énergies extrêmement puissantes qui vous permettront d'avancer fermement sur tous les chemins de la vie. Les chrétiens chantent le psaume: ””Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages. Il me dirige près des eaux paisibles...”” Mais ce ne sont là pour eux que des mots qu'ils prononcent mécaniquement, automatiquement, sans être conscients que ce sont des paroles magiques. Ce berger est en eux, et c'est parce qu'il est en eux qu'il étend son pouvoir et sa protection sur cet immense troupeau - leurs cellules - qu'il nourrit et désaltère. Rien n'est plus important que la conscience de la présence de Dieu en soi. Grâce à cette présence, à la pensée de cette présence, tout s'ordonne, s'apaise, se règle, s'équilibre, s'harmonise.”


“Les Livres sacrés sont l'œuvre d'êtres exceptionnels qui par la prière, la méditation, la contemplation, étaient parvenus à se projeter jusqu'au monde des vérités sublimes. Pour les comprendre, il faut pouvoir vibrer à la même longueur d'onde qu'eux, prendre la même route qu'eux et donc commencer par adopter leur façon de vivre. Car tout est dans la façon de vivre; c'est elle qui a permis aux prophètes, aux Initiés, aux grands Maîtres de s'approcher de la Divinité; c'est elle que vous devez adopter à votre tour, il n'y a pas d'autre méthode. Ne vous inquiétez pas de ne pas comprendre tout de suite la Bible ou d'autres Livres sacrés, car leur lecture est souvent difficile; lisez-les sans vous troubler. Mais en même temps, faites un travail par vous-même, imposez-vous une discipline de vie qui vous rapprochera du monde de l'esprit. Jésus disait à ses disciples: ”J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité.” En dehors de ce contact avec l'Esprit, que l'on ne peut obtenir que par une véritable ascèse, aucune compréhension des Livres sacrés n'est possible.”


“Leurs Livres sacrés, l'Ancien et le Nouveau Testament, restent en grande partie étrangers à la compréhension des chrétiens. Ils les respectent, les vénèrent, ils sont persuadés que la Bible est d'inspiration divine, mais tous ces textes écrits il y a si longtemps ne correspondent plus à leur mentalité. Pourquoi? Parce que les fondateurs des grandes religions, les Initiés du passé ont parlé pour une époque. Même s'il existe un certain nombre de vérités qui restent valables pour l'éternité, elles doivent être, à chaque époque, adaptées aux mentalités des humains. Les prendre à la lettre peut n'avoir comme résultat que de les rendre incompréhensibles ou même choquantes. Jésus lui-même est venu prolonger l'enseignement de Moïse. Il disait: «Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.» Pour demeurer vivante, il faut qu'une religion tienne compte de l'évolution des mentalités, car cette évolution est voulue par Dieu Lui-même.”


“Les vérités essentielles dont les chrétiens ont besoin pour leur évolution sont dans les évangiles. Beaucoup diront qu'ils les ont lus et qu'ils n'y ont pas trouvé grand-chose, c'est pourquoi ils se tournent maintenant vers les enseignements orientaux... Eh bien, cela prouve tout simplement qu'ils n'ont rien compris de l'incommensurable sagesse du message des évangiles qui leur est destiné. Mais oui, je sais, ils sont rassasiés de textes connus et ils ont envie de changer un peu de nourriture, mais ils doivent se rendre compte qu'il est dangereux d'aller la chercher dans des enseignements qui ne leur sont pas destinés, qui ne sont pas faits pour leur structure, pour leur mentalité. Ce qui est pour les Occidentaux, c'est l'enseignement du Christ, mais ils ne l'ont encore ni lu sérieusement, ni médité. Vous direz: ”Oui, mais je cherche quelque chose...” C'est vrai, mais dans quel but? Très souvent, on suit un enseignement oriental pour se distraire ou se rendre intéressant aux yeux des autres. Mais cela ne sert à rien, et prouve simplement qu'on aime l'exotisme et non la simple vérité.”


“Dans toutes les religions, on trouve des fanatiques qui non seulement croient voir partout le prestige du Seigneur attaqué, mais s'imaginent qu'ils ont reçu la mission de Le défendre. Comme si le Seigneur était si faible qu'Il ait besoin d'être défendu! Eh bien, c'est ce qu'ils croient. Et alors, ils condamnent, persécutent et massacrent des gens qui sont souvent bien meilleurs qu'eux. S'ils étaient honnêtes, ils demanderaient au Seigneur son opinion, et ils entendraient le Seigneur, qui est Amour, leur répondre: ” Ne t'occupe pas de ça, ce n'est pas ton affaire. Si vraiment ils veulent s'attaquer à moi, ils se détruisent eux-mêmes, et c'est là une punition bien suffisante. Laisse-les tranquilles. Sinon, toi aussi tu M'offenses.” Quand on veut vraiment défendre le Seigneur, on doit manifester comme Lui la patience et l'amour.”


“Quand un scientifique donne des explications, il se sert de schémas, de graphiques grâce auxquels les étudiants, le public, le suivent pas à pas dans son raisonnement sans danger de s'égarer. Malheureusement, ce ne sont pas les graphiques et les schémas qui empêcheront cet érudit aux arguments si ordonnés, si clairs, de perdre la tête dans d'autres circonstances. Car si les intellectuels font preuve de tellement de méthode, de discipline, d'objectivité quand il s'agit de leurs travaux, une fois sortis de ces travaux ils trouvent normal de vivre dans la subjectivité, le désordre et le trouble des passions. Si on étudie les statistiques, on verra que c'est même dans les métiers de l'intellect qu'on trouve le plus de déséquilibrés et de malades mentaux. Car l'intellect ne protège pas du déséquilibre, au contraire même. La vie ne consiste pas exclusivement à faire des observations, des mesures et des calculs, les humains ne sont pas des machines. Pour affronter les difficultés et les chocs de l'existence, pour ne pas se laisser emporter et détruire par les passions, pour découvrir la véritable réalité des choses, il n'y a qu'une méthode: développer les facultés spirituelles.”


“Il ne suffit pas de demander au Ciel de vous éclairer: si vous ne faites pas un travail sur vous-même, vous ne recevrez pas de réponse correcte. Pourquoi? Parce que la réponse du Ciel, en passant à travers toutes les couches opaques que vous avez accumulées en vous, arrivera déformée. Lorsqu'on plonge un bâton dans l'eau, la partie immergée apparaît brisée, ce qui s'explique par le fait que l'air et l'eau n'ont pas le même indice de réfraction. De la même façon, lorsque les conseils du monde divin doivent traverser un milieu psychique qui n'est pas convenablement préparé à les recevoir, ils arrivent déformés. Pour être sûr de recevoir du Ciel des réponses claires, limpides et véridiques, il faut se purifier. Sinon, il y a tellement de risques d'erreurs qu'il vaut mieux ne pas même tenir compte de ce que l'on reçoit ainsi. Donc, avant d'interroger le Ciel sur ce que vous avez à faire, demandez-vous comment vous allez recevoir ses réponses.”


“Lorsque votre âme quitte le corps pendant le sommeil, elle ne reste pas inactive: elle voyage, elle contemple l'immensité, elle communie avec les esprits célestes, elle se renforce dans la connaissance de l'amour, de la sagesse et de la vérité. à son retour, elle rapporte le souvenir de toutes ces richesses et elle tâche de les imprimer dans le cerveau. Et même si vous n'en êtes pas tout de suite conscient, comme toutes ces grandes vérités laissent en vous une empreinte éthérique, un jour ou l'autre vous finissez par en prendre connaissance. Voilà pourquoi il arrive que vous receviez soudain, comme dans un éblouissement, la communication de certaines vérités sublimes que votre inconscient portait certainement déjà en vous depuis longtemps. Jusque-là, le moment n'était pas encore venu pour vous d'en être conscient, mais il y a eu tout à coup un instant propice où votre cerveau se trouvait dans de bonnes dispositions, et cette vérité a jailli. Si vous voulez que ces expériences soient de plus en plus fréquentes, vous devez introduire une grande discipline dans votre vie, car c'est à partir du moment où vous vous habituerez à travailler sur votre corps physique pour le purifier et le rendre sensible, que votre âme pourra enregistrer plus facilement les vérités sublimes.”


“Vous n'éviterez pas les accidents et les malheurs sous prétexte que vous avez décidé de marcher sur le chemin de la lumière. Vous avez eu raison de prendre cette décision, mais elle ne vous mettra jamais à l'abri des épreuves. Pour être à l'abri des épreuves, il faut avoir liquidé toutes les dettes du passé; si vous les traînez encore avec vous, que vous suiviez ou non un Enseignement divin, que vous soyez ou non dans la lumière, rien à faire, il faut payer. Vous êtes sur le bon chemin, c'est entendu, vous ne faites plus désormais que du bien, c'est entendu aussi, mais il faut savoir que ce bien donnera des résultats dans l'avenir et non dans l'immédiat. Donc, quand vous traversez des difficultés, vous devez les accepter et dire: ”Seigneur Dieu, cela ne peut pas détruire le bon travail que je suis en train de faire. Je sais qu'en acceptant ces épreuves, je me libère. Donc, je ne me révolterai pas, je ne demanderai pas d'être épargné, mais je continuerai à travailler.””


“Quand vous invitez quelqu'un à venir passer quelques jours chez vous, vous lui préparez une place. Vous ne vous contentez pas de lui dire: ”Venez, venez” sans savoir où vous allez l'installer. Et combien plus s'il s'agit de recevoir un hôte de marque! Avant de lui envoyer une invitation, vous réfléchissez à la façon dont vous allez l'accueillir. Imaginez que vous attendiez la visite d'un prince: est-ce que vous lui ferez traverser une demeure sale et en désordre?... Eh bien, que les croyants me pardonnent si je leur dis qu'ils veulent faire avec le Seigneur ce qu'ils n'oseraient même pas faire avec leurs voisins: ils ne Lui préparent pas une place en eux, un endroit sacré, ils L'invitent dans un capharnaüm, ils L'invitent sur un tas de fumier. Et après, ils s'étonnent que ce ne soit pas le Seigneur, mais quelques diables qui viennent leur rendre visite!”


“Imaginez quelqu'un qui n'a jamais tellement travaillé pour gagner de l'argent: il a un jour besoin d'une grosse somme car il doit, par exemple, se trouver un logement; s'il se présente au guichet d'une banque pour réclamer cette somme avec la certitude que, puisqu'une banque est dépositaire de beaucoup d'argent, elle pourra la lui donner, comment sera-t-il reçu?... Eh bien, voilà, dans le plan physique, on sait que c'est là une démarche vouée à l'échec, mais dans le plan spirituel, beaucoup croient que c'est possible: ils se présentent devant les banques célestes et ils leur adressent des réclamations, ils exigent des miracles, ils attendent que les anges et les archanges descendent pour leur venir en aide... Mais qu'ont-ils fait pour cela? Est-ce qu'il suffit que dans un moment de difficulté ils récitent quelques prières pour que le Ciel s'ouvre et que le soleil et toute la nature modifient leur cours?... S'ils n'ont rien fait préalablement pour être en état de recevoir cette aide du Ciel, ils ne peuvent pas la recevoir";


“L'apparence des choses est souvent mensongère: derrière la beauté peut se cacher la laideur, derrière la richesse la misère, derrière la force la faiblesse. Cette apparence trompeuse, la philosophie hindoue l'appelle «maya»: l'illusion. Le sage est celui qui arrive à percer le voile des apparences pour découvrir la réalité; une fois qu'il l'a découverte, il s'efforce d'analyser lucidement ses aspirations à la lumière de cette réalité. Et souvent, en comprenant ce qui l'attend, il abandonne ses ambitions, il renonce à poursuivre la fortune, la gloire et les plaisirs. Tant qu'on ne voit pas, tant qu'on ne comprend pas ce qu'est «la maya», on part à l'aventure en croyant qu'on va trouver le bonheur et les succès, et on tombe dans les pièges. Mais dès l'instant où l'on voit les choses sous leur véritable éclairage, on devient plus prudent et alors, oui, on peut avancer avec l'assurance qu'on ne s'égarera pas.”


“Tant que les humains essaieront de résoudre leurs différends en faisant usage de la force, peut-être pendant un moment pourront-ils s'imaginer qu'ils ont réussi, mais ce succès ne durera pas. Lorsqu'on utilise la force, c'est toujours la nature inférieure qu'on provoque chez les autres, le désir de tenir tête, de riposter, de prendre une revanche. L'emploi de la force suscite toujours l'hostilité, et il s'ensuit des années et des siècles d'affrontements sans qu'on n'arrive jamais à rien résoudre. La solution, c'est de faire preuve de bonté, d'amour, d'humilité. Bien sûr, tout ne s'arrange pas immédiatement, car cette attitude peut d'abord faire penser aux autres que vous êtes naïf, faible, et ils en profitent pour continuer à vous piétiner. Mais après quelque temps, quand ils s'aperçoivent que votre attitude n'est pas dictée par la faiblesse, mais au contraire par une grande puissance spirituelle, ils finissent par se montrer plus conciliants, et il est alors possible de s'entendre.”


“Dans la société, il est possible de réussir par des moyens malhonnêtes; il suffit de crier le plus fort, de ruser, d'éliminer les autres... Dans le monde spirituel, vous ne pouvez remporter des succès que par un véritable travail sur vous-même, des efforts sincères, constants. Ce n'est qu'après avoir soumis en vous les instincts, les convoitises, toutes les tendances inférieures, que vous pourrez réussir auprès des autres, représenter une autorité pour eux et vous imposer aussi aux forces de la nature. Mais il ne faut tout de même pas se faire d'illusions sur les succès matériels que l'on peut remporter par les intrigues ou par la violence, car ils ne durent pas. Il existe une loi établie par l'Intelligence universelle d'après laquelle les humains ne peuvent en définitive recevoir que ce qu'ils méritent, et c'est une loi universelle. Les esprits du monde invisible, les forces de la nature qui savent ce que vous faites, qui savent de quoi vous êtes digne et capable, prennent des dispositions pour que tôt ou tard vous ayez exactement ce que vous méritez.”


“Combien de jeunes gens mécontents de leur situation accusent leurs parents! Leurs parents ne les comprennent pas, ils ne leur donnent pas de bonnes conditions pour leur épanouissement, ils sont pour eux des exemples déplorables. C'est peut-être vrai, mais ils n'ont pas à les accuser. S'ils ont ces parents-là, et non d'autres, c'est qu'ils les ont mérités. Mais oui. S'ils avaient mérité de vivre dans d'autres conditions, ils auraient eu d'autres parents. Celui qui, grâce au travail qu'il a déjà fait dans ses existences antérieures, est prédestiné à devenir un musicien ou un peintre de génie, se réincarne dans une famille qui lui donne les conditions pour développer ses dons. S'il mérite d'être faible, handicapé ou malade, la Justice divine le fait se réincarner dans une famille qui lui transmet des faiblesses, des tares. Les parents ne sont responsables qu'en apparence, il ne faut rien leur reprocher, car ils sont seulement des exécutants. Toutes les tares que l'homme reçoit d'eux, c'est lui qui par ses pensées, ses sentiments et ses actes les a déjà formées en lui-même depuis longtemps au cours de ses précédentes incarnations. Donc, au lieu de s'en prendre à ses parents, chacun, pour évoluer, ne doit s'en prendre qu'à lui-même.”


“L'amour, le véritable amour est non seulement au-dessus de l'attraction sexuelle, mais il est même au-dessus du sentiment. Oui, le véritable amour n'est pas un sentiment, mais un état de conscience. L'attraction sexuelle est une question de vibrations, de fluides, elle dépend d'éléments purement physiques et elle est donc sujette à des variations. Le sentiment est déjà supérieur à l'attraction, car il peut être inspiré par des facteurs d'ordre moral, intellectuel, spirituel. Mais le sentiment aussi est variable: un jour on aime, un jour on n'aime plus. Tandis que l'amour vécu comme état de conscience se situe bien au-delà des circonstances et des personnes. C'est l'état d'un être qui s'est tellement purifié, qui a développé une telle maîtrise qu'il a réussi à s'élever jusqu'aux régions sublimes de l'amour divin. Et alors, quelles que soient ses activités, cet être est habité par l'amour et dispose de l'amour pour aider toutes les créatures.”


“Bons ou mauvais, lumineux ou ténébreux, tous nos états psychiques produisent des effets dans le monde invisible. Et même si les humains refusent de tenir compte de cette loi, cela ne change rien: tôt ou tard ils seront mis en face de la réalité et devront constater tous les dégâts dont ils sont responsables. Quand ils arriveront dans l'autre monde et qu'on leur dira: ”Regarde, par ta faute ce crime a été commis, cet accident s'est produit”, ils auront beau protester qu'ils n'ont jamais fait ce mal, qu'ils n'ont jamais volé, ni détruit, ni tué, on leur répondra: ”Oui, peut-être, mais tes pensées et tes sentiments ont influencé d'autres personnes qui, à cause de toi, se sont rendues coupables de toutes ces fautes.” On n'est pas seulement responsable de ses actes, on est également responsable de ses pensées et de ses sentiments, car ils agissent dans le monde invisible comme des forces capables d'entraîner d'autres êtres vers le bien ou vers le mal.”


“Notre Moi supérieur, notre Moi divin ne cesse de nous envoyer des messages; et si nous ne les recevons pas, ou si nous les recevons déformés, c'est que nous avons accumulé en nous trop d'impuretés. Regardez une lampe à pétrole dont le verre est enfumé: sa flamme n'est pas aussi lumineuse, aussi puissante, aussi belle que si le verre était absolument transparent; il faut le nettoyer. Eh bien, on peut dire que l'être humain est comme une lampe à pétrole: la lumière qui est au-dedans de lui et qui veut se manifester à travers lui, cette lumière qui est l'amour, qui est la sagesse, doit passer à travers toutes les couches d'impuretés qu'il a accumulées à cause de sa vie déraisonnable, de ses pensées désordonnées, de ses sentiments égoïstes. Il doit donc se nettoyer, se purifier jusqu'à ce que ses différents corps, physique, astral et mental deviennent tellement transparents et purs que cette lumière divine, enfouie au-dedans de lui et qui fait des efforts pour traverser l'obscurité, puisse enfin briller de tout son éclat.”


“Ce que nous appelons vie n'est qu'une alternance de vie et de mort. Oui, lorsque nous nous réveillons le matin, nous naissons dans le plan physique, mais nous mourons dans le plan astral; et le soir, quand nous nous endormons, nous mourons dans le plan physique, mais nous naissons dans le plan astral. De même, lorsqu'un être humain vient sur la terre, il naît ici, mais il meurt dans l'autre monde: il est reçu ici avec des cris de joie et des musiques, mais de l'autre côté on suit son enterrement. Inversement, quand un homme meurt ici, on l'accompagne avec des marches funèbres, des sanglots et des vêtements de deuil, et de l'autre côté il est accueilli dans la joie, car ceux qui le reçoivent disent: ”Enfin, il revient!” évidemment, celui qui s'est conduit sur la terre comme un malfaiteur ne reçoit pas là-bas un accueil chaleureux. De même il arrive parfois que certains enfants soient accueillis ici par leurs parents sans grandes réjouissances. Mais ce sont des aspects particuliers. La loi, elle, reste immuable: ce qui est vie dans une région est mort dans une autre. Ce qui disparaît ici, apparaît ailleurs, et inversement.”


“Tant que vous aurez besoin de croire que les êtres que vous aimez vous appartiennent, vous vous heurterez à de grandes contradictions. Il arrivera toujours un moment où vous serez obligé d'accepter qu'ils ne vous appartiennent pas, et alors, vous souffrirez, ou vous les ferez souffrir. L'homme qui s'imagine que sa femme lui appartient ne pense pas qu'elle existait déjà bien avant qu'il la connaisse et qu'elle existera bien après lui. Avant lui, dans d'autres incarnations, elle a eu d'autres maris, et lui aussi a eu d'autres femmes. D'ailleurs, s'ils étaient ensemble depuis l'éternité, il n'y aurait jamais de problèmes entre eux; mais puisqu'ils sont souvent en désaccord, c'est qu'il n'existe pas de lien vraiment solide entre eux; peut-être même se rencontrent-ils pour la première fois. Il est donc inutile de se faire des illusions ou de se tourmenter; les hommes et les femmes doivent se dire qu'ils sont des associés, qu'ils doivent travailler de leur mieux et être honnêtes, c'est tout. Et s'ils arrivent à créer entre eux de bonnes relations, de nouveau ils pourront se retrouver dans une prochaine vie.”


“”Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret.” Comment comprendre cette chambre secrète dont parle Jésus?... Quand l'homme arrive à créer en lui le silence et la paix, quand il a besoin d'exprimer au Seigneur son amour pour Lui, qu'il veut communier avec Lui, il est déjà dans sa chambre secrète. Vous vous demandez où est cette chambre? Elle peut être dans le cœur, elle peut être dans l'intellect, dans l'âme... En réalité, c'est un niveau de conscience que vous réussissez à atteindre. Vous méditez par exemple sur un problème difficile de la vie intérieure... et voilà qu'au bout de quelque temps, la lumière se fait en vous: vous comprenez. Que s'est-il passé? D'où vous est venue cette compréhension? Votre esprit la possédait, mais votre conscience n'était pas encore arrivée à s'élever jusque-là. C'est donc le sens des paroles de Jésus: l'homme qui prie, qui médite, s'enferme dans sa chambre secrète, et là il reçoit des révélations.”


“Les humains qui viennent sur la terre peuvent être comparés à des gouttes de pluie. Chaque goutte tombe exactement à l'endroit prévu pour elle par les décrets de l'Intelligence universelle afin d'y accomplir sa tâche. D'une façon ou d'une autre, chacune doit se sacrifier pour désaltérer celui qui a soif, rafraîchir celui qui a chaud, laver celui que le travail de la journée a sali, arroser le champ ensemencé... Oui, nombreux sont les sacrifices qui peuvent être demandés à l'eau: entrer dans la fabrication du pain, servir à cuire la nourriture, ou encore à dissoudre du poison... Dans tous les cas elle ne doit pas se révolter, mais accepter. Quand elle aura rempli sa mission, elle pourra remonter au ciel pour retrouver sa transparence. Il en est de même de l'être humain.”


“Plus un être devient sensible, plus il s'expose à souffrir de tout ce qu'il voit et entend autour de lui. Mais faut-il devenir insensible pour ne pas souffrir? Non, avec un raisonnement pareil, on deviendrait rapidement aussi dur qu'une pierre. Il ne faut pas avoir peur de souffrir, et c'est même là un domaine où la souffrance ne doit pas être tellement prise en considération. Il est préférable d'augmenter les degrés de sa sensibilité, même si on doit passer par des souffrances, parce que c'est le degré de sensibilité qui détermine la grandeur, l'élévation de l'être humain. Il faut seulement éviter de confondre sensibilité et sensiblerie. D'après la Science initiatique, être sensible, c'est être capable de s'ouvrir de plus en plus à la splendeur et aux richesses du Ciel, de capter les merveilles du monde divin au point de ne plus tellement sentir la stupidité, la vulgarité et la méchanceté des humains. Les grands Maîtres et, au-dessus d'eux les Anges, les Archanges, ne souffrent pas de la laideur: ils ne la voient plus. Ils ne voient que la beauté et ils sont sans cesse dans la joie.”


“Parce que son existence est une succession d'efforts, de souffrances, d'obstacles à surmonter, l'être humain est obligé de lutter, et dans ses luttes il s'affaiblit, il s'épuise, cela se voit: jour après jour, quelque chose en lui se ternit, s'effrite. Pourquoi? Parce qu'il n'a pas su se lier à la Source qui jaillit, la Source inépuisable, la seule qui puisse lui apporter une eau toujours nouvelle, une vie toujours nouvelle. être vivant, c'est être capable de se renouveler, de se régénérer. Seulement voilà, rares sont ceux qui savent ce que signifie vraiment se renouveler; la majorité confond ce qui est nouveau avec ce qui est différent. Mais le changement n'est pas nécessairement une nouveauté. Seul est nouveau, véritablement nouveau, ce qui provient de la Source divine, et c'est à cette Source que nous devons nous brancher pour nous régénérer.”


“Votre existence actuelle est en grande partie la conséquence des liens que vous avez noués dans vos existences antérieures. Dans les plans matériel et psychique, les difficultés et les tourments aussi bien que les avantages et les succès viennent des liens visibles et invisibles que vous avez contractés. Voilà pourquoi vous devez réfléchir à la nature des liens que vous êtes en train de nouer dans cette existence. Car consciemment ou inconsciemment, chaque jour, sans arrêt, vous entrez en relation avec des êtres humains, avec des entités invisibles, avec la nature, avec tout l'univers, et la question de ces liens est fondamentale. C'est pourquoi il est important que vous révisiez les liens que vous avez déjà contractés: voir ceux qui sont bons pour les maintenir ou même les renforcer, et ceux qui sont mauvais pour les couper, et étudier les nouveaux liens à créer avec d'autres créatures.”


“Si nous sommes descendus sur la terre, c'est d'abord pour nous acquitter des dettes que nous avons contractées dans nos précédentes incarnations. Ensuite nous avons à comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Et enfin nous devons travailler à nous perfectionner dans tous les domaines. La plupart des humains ne connaissent pas la raison de leur vie sur la terre, ils se demandent même ce qu'ils y font et, en attendant de repartir, ils se contentent de manger, de boire, de dormir, de s'amuser, de se bagarrer... Mais pour le disciple de la Science initiatique, tout est clair: il sait qu'il doit réparer les erreurs commises dans ses vies précédentes. Ensuite, il cherche à comprendre pourquoi il est dans tel pays, dans telle famille, pourquoi il possède telles facultés ou telles lacunes et ce qu'on attend de lui. Enfin, il s'efforce de développer tous les germes des qualités et des vertus que le Créateur a déposés en lui depuis l'éternité. Voilà pourquoi une école initiatique est tellement indispensable: il n'y a rien au-dessus de la lumière qu'elle apporte au disciple sur le sens de sa vie terrestre.”


“Que pouvez-vous ajouter à un récipient qui est déjà plein? Rien, il faut d'abord le vider. Il en est de même de l'être humain: s'il ne se vide pas de ses défauts et de ses mauvaises habitudes, comment les vertus et les qualités divines pourront-elles venir s'installer en lui? C'est là le sens du renoncement: renoncer, c'est se vider, abandonner certaines habitudes préjudiciables à soi-même et aux autres pour pouvoir introduire à la place quelque chose de meilleur, de bénéfique."; Ceux qui ont compris le sens du renoncement s'efforcent de créer en eux-mêmes ce vide indispensable pour que les qualités divines viennent s'introduire en eux. Qu'ils cessent de penser qu'en renonçant à certains plaisirs ils seront malheureux. Non, au contraire, parce que ces plaisirs minuscules seront remplacés par des plaisirs beaucoup plus grands et d'une meilleure qualité.”


“ ”Qu'il soit fait selon ta foi”, disait Jésus. Pour bien comprendre cette phrase, on doit commencer par remplacer le mot ”foi” par le mot ”considération”. Oui, qu'il te soit fait selon ta considération, c'est-à-dire selon la manière dont tu considères, dont tu apprécies les êtres et les choses. Les êtres et les choses existent par eux-mêmes, les événements sont ce qu'ils sont; mais les uns comme les autres, aussi bénéfiques soient-ils pour nous, ne peuvent nous aider et nous enrichir réellement que si nous leur ajoutons un facteur qui vient de nous: la conscience, la pensée, le sentiment, c'est-à-dire le respect, la considération. Grâce à notre attitude, ce sont des éléments d'une autre dimension, d'une autre puissance qui sont engagés: ils viennent envelopper de leurs émanations spirituelles toutes les bonnes choses que nous recevons, et ils renforcent ainsi leur efficacité.”


“Contrairement à ce que pensent beaucoup trop de croyants, prier ne consiste pas à adresser des réclamations au Seigneur. Le Seigneur nous a donné tous les moyens matériels et spirituels pour pourvoir à nos besoins, et même à ceux des autres, et la prière doit seulement nous servir à nous élever pour trouver ces moyens. Dieu a déjà ”fait son travail” si l'on peut dire, et de toute éternité; ce n'est pas à Lui maintenant de nous procurer ce qui nous manque, c'est à nous de le chercher. à quoi sert de Le prier pour qu'Il nous donne la santé ou l'affection des autres, si nous continuons à mener une vie qui nous rend malades et antipathiques? Et à quoi sert de prier pour la paix, si nous continuons à transporter en nous de véritables champs de bataille? … Bien sûr, la prière est une manifestation de la foi, mais la foi doit être comprise comme cette force qui pousse l'homme à se dépasser, se surpasser. Seulement voilà, il y a deux sortes de foi: l'une inspirée par l'effort, l'activité, et l'autre inspirée par la paresse; cette foi que l'on devrait appeler plutôt crédulité est inutile et même nuisible.”


“L'orgueilleux est celui qui s'imagine qu'il ne dépend de rien ni de personne, exactement comme une lampe qui prétendrait donner de la lumière en oubliant que c'est la centrale électrique qui lui fournit le courant. L'homme humble, au contraire, sait qu'il n'est pas un être isolé, que rien ne dépend de lui et que s'il ne reste pas lié au Ciel, il n'aura ni force, ni lumière, ni sagesse; il sent qu'il est le maillon d'une chaîne infinie, le conducteur d'une énergie universelle qui vient de très loin et qui, à travers lui, coule vers tous les autres hommes. Et tandis que l'orgueilleux qui croit ne dépendre que de lui-même en oubliant l'origine des courants qui se manifestent à travers lui, finit, tôt ou tard, par tout perdre, l'homme humble est une vallée arrosée par l'eau qui descend des sommets pour fertiliser les plaines: il reçoit les forces jaillissantes de la montagne et il connaît alors l'abondance. On n'a pas encore compris toute la richesse de l'humilité.”


“Quoi que vous fassiez, pensez à ne répandre que des influences bénéfiques en apprenant à vous servir de vos mains qui sont des instruments de transmission parmi les meilleurs. Quand vous caressez la tête de celui ou celle que vous aimez, au lieu de chercher là un plaisir égoïste, concentrez-vous sur vos mains et dites: ”Que Dieu te bénisse. Que dans cette tête-là règne la lumière, que tous les anges viennent s'y installer”. à ce moment-là, votre amour ne sera plus fait de sensualité, il se transformera en une énergie bienfaisante et il vous apportera à vous aussi une sensation extraordinaire de joie, de dilatation. Et quand vous touchez la tête de votre enfant, ses petites jambes ou ses petits bras, bénissez-le aussi pour que les anges viennent faire de lui un être magnifique. Apprenez à bénir tout ce que vous touchez: les objets, la nourriture, les êtres. C'est cela la véritable magie blanche.”


“L'amour rend audacieux; il inspire aux hommes et aux femmes la certitude de pouvoir tout faire pour ceux qu'ils aiment, les guérir, les sauver. Malheureusement, pour sauver quelqu'un l'amour ne suffit pas. Il y a des êtres qui sont possédés par un instinct d'auto-destruction, et si vous voulez les arracher à l'alcool, à la drogue, au suicide, votre amour est insuffisant, il faut un savoir, des méthodes, sinon, c'est eux qui seront les plus forts: et non seulement vous ne les sauverez pas, mais ils vous détruiront moralement, psychiquement, et quelquefois même physiquement. Combien de fois il est arrivé que des femmes se sacrifient par amour pour sauver un homme de la boisson, de la passion du jeu, etc., et c'est elles qui finissaient par sombrer!"; Il n'est donc pas si facile de sauver quelqu'un. Il faut être très fort pour résister et continuer jusqu'à la victoire définitive. Si vous vous trouvez dans cette situation, ne surestimez pas vos capacités; analysez-vous pour prendre la mesure de vos forces et dites: ””Je voudrais sauver cet être, mais je n'en ai pas les moyens.”” Alors vous vous adressez à des entités lumineuses du monde invisible et vous les suppliez en faveur de cette malheureuse créature que vous aimez. Mais vous, protégez-vous, ne faites pas des sacrifices inutiles qui vous détruiront vous aussi.”


“Combien est fragile la flamme d'une bougie! Un souffle peut l'éteindre. Mais alimentez cette flamme et, peu de temps après, tous les souffles et les vents ne feront qu'augmenter sa puissance. Cette image doit vous faire comprendre que si vous êtes faible, le moindre événement de la vie peut éteindre votre flamme, c'est-à-dire vos inspirations, vos élans divins. Mais si vous êtes fort, votre flamme deviendra un brasier que les difficultés et les obstacles ne feront qu'alimenter. Tant que de petites choses peuvent vous abattre, c'est que votre flamme est très faible ; apportez donc encore des branches pour l'alimenter. Vous direz: ”Mais quelles branches? Je n'en ai pas!” Comment, vous n'en avez pas? Tout le vieux bois qui s'est accumulé en vous: vos instincts et vos désirs inférieurs, sacrifiez-les, jetez-les au feu de l'amour divin. Non seulement vous en serez débarrassé, mais jamais rien ni personne ne pourra plus éteindre ce brasier qui brûle en vous.”


“Certaines révélations des évangiles peuvent être considérées comme dangereuses, car le sens des paroles de Jésus n'est pas facile à saisir pour celui qui ne possède pas le vrai savoir initiatique. ”Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait”, ou ”Vous êtes des dieux” ou ”Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera même de plus grandes...” comment comprendre des paroles qui donnent de l'homme une image tellement sublime? Ces révélations sont là, écrites, recopiées ou imprimées depuis des siècles, et c'était le travail de l'église de les expliquer afin de préparer les humains à cette prise de conscience. Mais au lieu de cela elle les a laissées de côté: expliquer aux humains qu'ils sont des dieux, qu'ils peuvent atteindre la perfection de leur Père céleste, mais ils vont devenir des monstres d'orgueil! C'est très charitable de la part de l'église d'avoir voulu préserver les humains de l'orgueil... comme s'ils n'avaient pas trouvé d'autres façons de devenir orgueilleux! Lorsqu'on ne leur a pas expliqué sur quels principes fonder leur foi, et qu'ils finissent par déclarer qu'ils n'ont plus aucun besoin de Dieu et se prétendent incroyants, athées, cela s'appelle comment: de l'humilité ou de l'orgueil?”


“”Les astres inclinent mais ne déterminent pas”, disaient déjà les astrologues anciens. Oui, les astres exercent une influence, mais cette influence, les humains ont le pouvoir de ne pas l'accepter. Vous voulez que je vous dise comment agissent les astres? Prenons l'exemple d'une jolie fille; elle ne dit pas au garçon qu'elle rencontre: ”Viens avec moi, embrasse-moi”; elle ne se précipite pas non plus sur lui, elle ne l'aborde même pas, elle prend l'air indifférent. Mais elle fait des manières, elle prend des poses... Le garçon alors, bien sûr, ne reste pas insensible à ce manège et c'est lui qui fait les avances. Vous voyez, elle n'a rien dit, elle n'a rien fait, mais elle l'a quand même poussé. Pourquoi? Parce qu'il est faible. Eh bien, les étoiles sont exactement comme les jolies filles: elles arrivent à éveiller quelque chose en l'homme, et s'il est faible, il succombe. Elles lui inspirent par exemple un mouvement de colère et il se précipite sur son voisin pour le frapper. Ensuite elles peuvent dire: ”Mais nous ne l'avons pas forcé!” Oui, mais il a déjà assommé le voisin, et les complications ne font que commencer.”


“Les humains sont bizarres: ils s'imaginent qu'il leur suffira de s'agenouiller dans une église ou un temple et de réciter quelques prières pour sentir qu'ils sont en présence du Seigneur. Non, ils ne pourront sentir la présence du Seigneur que lorsqu'ils se seront un peu débarbouillés intérieurement. De même qu'une vitre où se sont accumulées la poussière et la suie ne peut pas laisser pénétrer la lumière du soleil, de même un être qui ne s'est pas débarrassé de ses impuretés ne peut pas laisser pénétrer en lui la présence divine. Il y a toujours un travail à faire. C'est pourquoi chaque jour, le matin, le soir, vous devez penser à cette purification. En analysant vos états intérieurs, vos pensées, vos sentiments, en vous efforçant de les maîtriser, de les orienter dans la voie du bien, vous deviendrez comme un cristal transparent qui laisse passer la lumière céleste. Et à ce moment-là, oui, vous sentirez la présence du Seigneur.”


“Il vaut mieux un matérialiste convaincu qui rejette la réalité du monde invisible, qu'un prétendu spiritualiste qui va s'aventurer dans un monde qu'il connaît mal et qu'il veut exploiter par intérêt ou même seulement par vanité, pour attirer l'attention sur lui, car il enfreint les lois du monde spirituel et un jour ou l'autre il devra répondre de ses fautes. Le savoir que les Initiés ont accumulé tout au long des siècles n'était pas destiné à l'usage qu'en font beaucoup trop de gens qui s'y intéressent: des curieux, des hurluberlus, des malades, des escrocs... Celui qui se prétend spiritualiste ne doit rien attendre d'autre de la Science initiatique que la transformation de sa vie intérieure, son perfectionnement. Tout élément étranger à cette préoccupation n'est pas la spiritualité véritable.”


“L'espace infini est le royaume de l'âme. Aussi lorsqu'elle se sent limitée, elle cherche à tout prix à s'évader et pousse l'être chez qui elle séjourne à lui en donner les moyens. Et si ces moyens ne sont pas de nature spirituelle, ils seront de nature matérielle: l'alcool, la drogue... Car l'alcool et la drogue ont la propriété de chasser l'âme du corps physique: elles lui donnent, au moins pour un moment, l'illusion de l'espace et de la liberté. Mais l'alcool et la drogue, ce sont toujours des éléments chimiques que l'on donne au corps. Or, le corps, lui, n'a pas besoin de s'évader. Le besoin d'évasion vient de l'âme, pas du corps. Boire ou se droguer sont des indices que l'âme demande à voyager dans les espaces infinis, mais ce n'est pas cette évasion-là qui peut la satisfaire. Alors non seulement l'âme n'est pas satisfaite, mais le corps lui-même est détruit. Seuls les moyens spirituels peuvent donner à l'âme la dilatation et la plénitude qu'elle recherche.”


“Une guérison obtenue par des moyens physiques (médicaments, opération chirurgicale...) peut ne pas être définitive. Pourquoi? Parce que les troubles de l'organisme ne sont souvent que la matérialisation de troubles psychiques: des pensées et des sentiments chaotiques, mal maîtrisés. Donc, pour redresser la situation et retrouver la santé, il faut toucher les causes, c'est-à-dire corriger quelque chose dans le psychisme. Mais avant que les conséquences bénéfiques ne se fassent sentir dans le plan physique, cela prendra évidemment du temps; c'est pourquoi, même si les effets d'une intervention matérielle ne sont pas durables, il faut y avoir recours, au moins pour arrêter momentanément les ravages de la maladie. Pour combattre un mal déjà inscrit dans le corps physique, on a besoin de moyens physiques. On ne doit pas jouer avec sa santé sous prétexte qu'on est un spiritualiste. Il faut reconnaître que dans leur comportement vis-à-vis de la maladie, les matérialistes font preuve de plus de bon sens que les spiritualistes.”


“La terre est un enfant du soleil, c'est de lui qu'elle est sortie un jour, il y a des milliards d'années. Mais c'est lui qui continue à la nourrir, à l'éduquer, afin qu'elle apprenne un jour à donner avec autant de générosité que lui. Jusqu'à maintenant, même si elle produit quelque végétation, quelques fruits, la terre est loin de savoir donner comme le soleil. Alors, elle doit encore continuer à s'instruire, à regarder, à écouter les paroles du soleil qui lui dit: ”Tu vois, il faut que toi aussi tu arrives un jour à donner, à rayonner comme moi.” Et ce que le soleil dit à la terre, il nous le dit aussi à nous. Car la terre et les humains, qui ont la même origine, ont aussi la même prédestination. Chaque être humain est une petite terre et chacune de ces terres doit devenir un jour comme son père, le soleil. Voilà notre avenir.”


“Si nous nous trouvions dans le soleil, nous ne connaîtrions jamais l'obscurité. Mais nous sommes sortis du soleil, symboliquement, nous sommes descendus sur la terre et la terre tourne autour du soleil, c'est pourquoi nous sommes alternativement dans l'ombre et dans la lumière. Et tant que nous serons en dehors du soleil, nous devrons accepter cette alternance: le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres, l'activité et le repos, le bien et le mal. Et non seulement il faut l'accepter, mais aussi savoir l'utiliser. Oui, la nuit, par exemple, comment l'utilisez-vous? Merveilleusement: vous dormez, vous ne faites rien, et le matin quand vous vous réveillez, vous avez récupéré toutes vos forces, vous vous êtes débarrassé de tous les déchets, vous êtes prêt à nouveau à vous mettre au travail. Alors, pourquoi n'apprenez-vous pas à utiliser le mal, les difficultés, les obstacles? Pour utiliser le mal, il faut l'intégrer, c'est-à-dire le faire entrer comme matériau dans ses activités; comme en chimie où l'on ne rejette aucune substance, même la plus toxique, car tout peut être utilisé pour le bien si on sait comment procéder.”


“Juifs, chrétiens, musulmans, etc., combien de croyants se contentent de glorifier le fondateur de leur religion: Moïse, Jésus, Mahomet... et de vouloir convaincre les autres que c'est lui le plus grand. Oui, mais Moïse c'est Moïse, Jésus c'est Jésus, Mahomet c'est Mahomet... et eux que sont-ils? Des paresseux, des ignorants qui ne font rien pour les imiter. Et combien de disciples se conduisent exactement ainsi avec leur Maître! Ils disent: ”Ah! notre Maître, il est unique!” et ils mettent sa photo partout; ils iraient même jusqu'à se battre pour soutenir qu'ils ont le meilleur Maître, le plus grand, le plus puissant. Mais l'imiter dans sa philosophie, dans sa conduite, pourquoi? Un Maître est fait pour être glorifié, pas pour être imité. Eh bien, sachez qu'un Maître n'est pas du tout satisfait de voir de tels disciples, car il n'a pas besoin d'être glorifié. Il préfère que ses disciples prennent ses idées au sérieux et se décident à les mettre en pratique. Ce serait beaucoup mieux pour eux... et pour lui aussi.”


“Vous ne pouvez perdre que ce qui ne vous appartient pas vraiment, c'est-à-dire qui ne fait pas encore partie de vous-même. Un moment vous avez la foi, et ensuite vous doutez; un moment vous avez la lumière, et ensuite vous êtes dans l'obscurité; un moment vous aimez, et ensuite vous n'aimez plus. C'est que ni la foi, ni la lumière, ni l'amour ne vous appartiennent. Pour qu'ils vous appartiennent, il faut que vous deveniez vous-même la foi, l'amour et la lumière. Quand Jésus disait: ””Je suis la lumière du monde””, il s'identifiait à la lumière. Il n'a pas dit que la lumière était en lui, ou avec lui, mais qu'il était la lumière. Il y a dans cette formule toute une science à méditer et qui peut être utilisée dans tous les domaines de la vie intérieure. Dans le plan physique, nous pouvons perdre beaucoup de choses qui nous appartiennent. Mais ce qui est en nous, mêlé à nous, fusionné à nous, et qui est devenu en nous chair et os, nous ne pouvons pas le perdre.”


“Vous rencontrez une personne pour qui vous éprouvez de la sympathie, de l'amitié ou même de l'amour... et ces sentiments sont réciproques. Si vous voulez qu'ils durent, vous devez apprendre à en doser les manifestations. Même pour les meilleures choses, le manque de mesure est toujours fatal. Bien sûr, on est tenté de donner tout de suite libre cours à son affection: des lettres, des rencontres, des cadeaux, des baisers... Mais c'est trop. Très vite on a une indigestion comme si on avait trop mangé, et à la première occasion on se rejette. Pour garder toute la vie des relations harmonieuses avec les êtres qu'on apprécie, qu'on aime, il faut observer la mesure; sinon, même avec les meilleures personnes du monde, ça ne peut pas durer. Ce sont là des subtilités psychologiques, qu'il est nécessaire de connaître pour sauvegarder de bonnes relations.”


“L'Intelligence universelle n'a pas donné au bien et au mal des pouvoirs égaux. Mais comment en persuader les humains? La plupart prétendent n'avoir continuellement sous leurs yeux que les triomphes du mal. En réalité ils n'ont pas bien observé. Tel homme se manifeste avec méchanceté, violence, malhonnêteté. Au commencement, peut-être, il triomphera: il affirmera sa volonté, il soulignera son indépendance et réalisera ses ambitions. Mais ensuite, que va-t-il se passer? De plus en plus d'obstacles vont se dresser devant lui, toute sa vie va se compliquer, il ne sera plus en paix et il perdra même sa santé. Tel autre décide de se mettre au service du bien : évidemment il commence par rencontrer des difficultés; mais malgré ces difficultés il se sent soutenu par les puissances de la lumière, et avec le temps, les obstacles s'écartent, les gens autour de lui commencent à le comprendre, à l'estimer, ils lui apportent de l'aide. Et c'est ainsi qu'en définitive c'est le bien qui triomphe.”


“Du fait qu'ils ont acquis la fortune et le pouvoir, beaucoup de gens ont tendance à croire que ces avantages sont une justification de leur conduite: s'ils ont réussi jusqu'à maintenant, c'est qu'ils étaient dans le vrai, et ils peuvent continuer à s'imposer, à couper, à trancher... Mais quelle illusion! La réussite matérielle n'a jamais été la garantie de leur bon jugement. La sagesse devrait au contraire les inciter à plus de prudence, et ceux qui les admirent également. Ils sont là à s'exclamer: ””Ah, c'est extraordinaire, cette activité, cette énergie, rien ne les fait reculer!”” De ces personnes-là on dit parfois qu'elles ””ne doutent de rien””... Mais ””ne douter de rien”” ce n'est pas manifester cette vertu qu'on appelle la foi, c'est faire preuve de présomption. Et non seulement les présomptueux finissent toujours par tomber, mais ils entraînent les autres dans leur chute, combien de fois l'histoire l'a montré!”


“Qu'est-ce qu'un véritable économiste? Eh bien, tout simplement celui qui a compris que l'économie consiste d'abord à ne pas gâcher les forces, les qualités que le Ciel lui a données. L'économie commence donc par la sagesse, la mesure, l'attention. Actuellement, on ne voit que des économistes, ça pullule! Mais avec leurs théories et leurs raisonnements, c'est eux qui vont ruiner et détruire l'humanité. Tout d'abord, c'est en haut, dans le plan psychique, que doit commencer l'économie: dans les pensées, les sentiments, les regards, les paroles, dans la façon d'agir, afin de ne pas provoquer de désordres dans le monde invisible. Car le monde invisible est peuplé, organisé et régi par des lois. Et si inconsciemment on transgresse des lois, si on dérange des entités, on déclenche des mécanismes qui auront dans le plan physique des effets désastreux qu'aucune théorie économique, aussi savante soit-elle, ne réussira à neutraliser.”


“La lumière et l'obscurité, la chaleur et le froid, la veille et le sommeil, la santé et la maladie... Sur la terre nous sommes continuellement soumis aux alternances. C'est vrai dans le plan physique, et c'est vrai aussi dans le plan psychique: la joie et la peine, l'enthousiasme et le découragement... Quand les humains vivaient au Paradis, dans le sein de l'éternel, ils ne connaissaient que la lumière et la joie. Mais quand ils ont commencé à descendre dans la matière, ils ont trouvé le froid, l'obscurité, la maladie et la mort. C'est ainsi que la Science initiatique nous explique les conditions dans lesquelles nous vivons actuellement. Mais ce Paradis que nous avons quitté existe toujours; c'est une région faite d'une matière éthérique, lumineuse, rayonnante, où règne un éternel printemps. Et même si, sur la terre, il est impossible d'échapper à certaines alternances, par la pensée nous pouvons nous élever jusqu'à la région de cet éternel printemps. Parce qu'elle existe, c'est une réalité... Quand nous arrivons à nous projeter jusqu'au monde de l'esprit, plus rien ne vient s'interposer entre le soleil et nous, et nous sommes toujours éclairés, chauffés, vivifiés... émerveillés!”


“Pour manifester leur foi, les croyants se font un devoir d'aller dans les temples, les églises, les synagogues, ils ne pensent pas à s'occuper de ce temple qu'ils sont eux-mêmes, leur être tout entier. Bien sûr, grâce à la ferveur de tous les fidèles qui sont venus y prier depuis des siècles, les édifices religieux ont quelque chose de saint, de sacré ; mais aucun ne peut se comparer avec un être humain qui a su renforcer sa volonté, purifier son cœur, éclairer son intellect, élargir son âme et sanctifier son esprit. C'est pourquoi saint Paul disait : ”” Vous êtes les temples du Dieu vivant ””. C'est quand vous travaillez à devenir un temple, quand vous priez dans votre temple, que Dieu vous écoute et vous exauce. Et si en même temps vous avez conscience d'être dans cet autre temple, l'univers, vous devenez un être complet, vous êtes dans la plénitude.”


“Dans les évangiles, combien d'exhortations de Jésus paraissent irréalisables! ””Si vous aviez la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait.”” Ou bien : ””Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.”” L'être humain est si faible, si chancelant, comment déplacera-t-il une montagne?... Et il a tellement de lacunes, tellement de défauts, comment parviendra-t-il à la perfection de son Père céleste ? Ce n'est pas possible! Et alors, par incompréhension, par négligence, par paresse, oui, surtout par paresse, on laisse de côté la quintessence de l'enseignement du Christ. Il est tellement plus facile d'insister sur les faiblesses et les imperfections humaines en s'imaginant faire ainsi preuve de lucidité, de raison, de modestie soi-disant ! Mais Jésus, lui, n'était pas modeste, il avait pour les humains créés à l'image de Dieu, les plus hautes ambitions : s'ils le souhaitent, s'ils font des efforts, ils parviendront un jour à la perfection de leur Père céleste. Et s'ils ont la foi, ils arriveront à transporter les montagnes, c'est-à-dire que tous les pouvoirs leur seront donnés, mais des pouvoirs sur eux-mêmes d'abord.”


“Dans sa première Epître aux Corinthiens, saint Paul écrit: ””Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance et l'amour.”” La foi, l'espérance et l'amour sont dites ””vertus théologales”” parce qu'elles ont Dieu pour objet. Mais si vous interrogez les gens, la plupart vous répondront que cela n'évoque pas grand-chose pour eux."; En réalité, quels qu'ils soient, quel que soit leur degré d'évolution ou leur éducation, tous les humains croient, espèrent et aiment. Mais si leurs croyances, leurs espoirs et leurs amours leur apportent tellement de déceptions, c'est qu'ils ne savent ni en qui ni en quoi les placer. Et sans doute même ignorent-ils ce que signifie croire en Dieu, espérer en Lui et L'aimer. Or, la foi, l'espérance et l'amour sont les seules forces qui nous soutiennent dans l'existence. Avoir foi en Dieu nous arrache aux illusions. Espérer en Lui nous préserve des angoisses de la vie matérielle. Enfin, L'aimer nous permet d'atteindre le sommet et de nous y maintenir sans risques de chute.”


“Le matérialiste croit à la réalité du monde visible, le spiritualiste croit à la réalité du monde invisible, et c'est cette croyance qui leur donne des pouvoirs sur l'un ou l'autre monde. Le matérialiste a très peu de pouvoir dans le plan des pensées et des sentiments, parce qu'il s'identifie trop au plan physique. Le danger pour lui est donc de se trouver impuissant à résoudre les problèmes de son monde intérieur. Mais le spiritualiste court lui aussi des dangers : du moment où il a des possibilités de changer le courant de ses pensées et de ses sentiments, de transformer son chagrin en joie, son découragement en espérance, il a tendance à s'imaginer qu'il peut tout aussi facilement changer le monde extérieur. Eh non ! Par nos facultés psychiques, nous pouvons entrer en contact avec le monde spirituel et vivre là dans la lumière, l'amour, la joie ; ce monde est une réalité, mais pas une réalité concrète, matérielle. Le monde objectif et le monde subjectif existent l'un et l'autre ; le spiritualiste ne doit pas les confondre, mais connaître les correspondances qui existent entre eux et les ajuster pour poursuivre efficacement son travail.”


“Peut-on, ou même doit-on continuer à aimer un être qui, à un moment donné, adopte des points de vue et un comportement malhonnêtes, indignes? Beaucoup d'hommes et de femmes ont eu à se poser cette question. Bien sûr, l'amour que l'on a pour un être produit toujours dans les régions subtiles certains effets bénéfiques pour lui et peut finir par l'influencer. Mais d'un autre côté, il n'est pas tellement indiqué de continuer à marcher auprès de quelqu'un qui, en prenant une mauvaise direction, est en train de devenir un danger public. La seule chose importante, c'est d'aimer, aimer dans la pureté, dans la lumière. Et si vous sentez que tel homme ou telle femme ne mérite plus votre amour, il y a tellement d'êtres sur la terre qui le méritent, connus ou inconnus! L'essentiel, c'est que vous ne cessiez jamais d'aimer, que votre source continue de couler. Peu importe sur qui elle coule; l'important, c'est qu'elle coule, et que son eau soit pure.”


“Vous appelez le Ciel au secours pour qu'il vienne vous aider à résoudre vos problèmes, mais c'est à vous d'abord de vous déplacer. N'attendez pas que, dans sa clémence et sa miséricorde, le Seigneur descende vous visiter : Il ne descendra pas, c'est vous qui devez monter. Vous direz : ”” Mais on a lu dans les Actes des apôtres que, le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit était descendu en eux sous la forme de langues de feu. ”” Oui, mais pour recevoir le Saint-Esprit, l'homme doit d'abord s'élever intérieurement jusqu'aux régions célestes où il se fusionne avec la Divinité. Celui qui se purifie, qui vibre à l'unisson avec la volonté du Seigneur, vit déjà dans les régions les plus lumineuses ; et même si on dit que le Seigneur est descendu en lui, en réalité, non, c'est lui qui est monté jusqu'au Seigneur, et le Seigneur l'a rempli de sa présence. Donc, comprenez bien : prier le Seigneur ne consiste pas à Le faire descendre jusqu'à vous ; c'est vous qui, grâce à un travail assidu, devez commencer par vous lever jusqu'à Lui.”


“à un moment ou à un autre de notre existence nous faisons tous l'expérience de la solitude. La solitude est un état de conscience extrêmement douloureux où l'homme se sent jeté comme dans un espace vide, ténébreux, où il n'arrive plus à savoir ni où il est ni où il va... Jésus lui-même a traversé ce désert obscur quand il s'est exclamé: ”” Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné?”” Tous les humains, même les plus grands Initiés, connaissent un jour cette solitude indescriptible. Pourquoi? Parce que c'est une expérience nécessaire. On ne comprend pas l'essentiel, c'est-à-dire les vérités de l'âme et de l'esprit, quand on se sent heureux, satisfait, entouré d'amis, mais lorsqu'on se sent seul et abandonné. En réalité, aucun être n'est abandonné dans le vrai sens du terme. Même lorsqu'il doit traverser les épreuves les plus terribles, chacun est entouré d'esprits et d'entités qui lui parlent et veillent sur lui. La solitude n'existe pas, elle n'est qu'un état de conscience passager, et pour dépasser le plus rapidement possible cet état de conscience, il n'y a pas d'autre moyen que de s'appuyer sur l'être qui soutient tous les mondes dans l'espace.”


“Patientez, ne perdez pas courage, car vous êtes tous des princes et des princesses, et un royaume vous attend. ””Oui, direz-vous, mais en attendant je vis misérablement, je m'exténue au travail, on ne me respecte pas, on m'insulte même.”” D'accord, mais c'est une situation provisoire. Le roi, votre Père céleste, vous a envoyé faire un petit apprentissage, comme ça, pour des raisons pédagogiques. Le Seigneur, qui est sage et prévoyant, se dit: ””Quand cet enfant régnera, il aura d'immenses pouvoirs sur des millions de créatures, mais comment va-t-il assumer cette charge s'il n'a pas d'abord développé des qualités de bonté, de patience, de courage? Il sera méchant, paresseux, capricieux, lâche; il se conduira comme un despote en s'imaginant que tous doivent être à son service. Donc, je ne le mettrai en possession de son royaume que lorsqu'il m'aura donné des preuves qu'il n'abusera pas de son pouvoir et de ses richesses; pas avant."; Alors, travaillez, gardez courage et espoir: un jour vous recevrez un royaume en héritage.”


“La pensée a un rôle important à jouer pour notre perfectionnement. Alors, celui qui veut devenir plus sage, plus fraternel, plus fort, peut consacrer du temps à souhaiter et à visualiser ces qualités. Qu'il s'imagine entouré de lumière, envoyant son amour à travers le monde entier, résistant aux difficultés et aux tentations... Peu à peu les images qu'il forme de ces qualités deviendront vivantes, elles agiront sur lui, elles le transformeront en même temps qu'elles travailleront à attirer de l'univers les éléments appropriés pour les introduire dans tout son être. Bien sûr, beaucoup de temps et de travail sont nécessaires avant de parvenir à un résultat. Mais le jour où ce résultat est là, il ne peut plus en douter, il sent au-dessus de lui une entité vivante qui le protège, l'instruit, le purifie, l'éclaire, et dans les cas difficiles lui apporte le soutien dont il a besoin. Il faut commencer par former quelque chose d'idéal dans le monde de l'esprit, car ensuite cette perfection descend peu à peu dans la matière psychique de l'homme pour s'y concrétiser.”


“Comme le soleil répand sa lumière et sa chaleur, Dieu répand son amour sur tous les êtres. Mais l'homme a le pouvoir d'accepter ou de rejeter cet amour. Dieu nous l'envoie, mais celui qui se ferme ne reçoit rien, et tout se passe comme si Dieu ne l'aimait pas. Que les humains aiment Dieu ou non, cela ne change rien pour Lui. Mais c'est eux qui se mettent dans une mauvaise position: puisqu'ils se sont barricadés, Dieu ne peut pas pénétrer en eux."; Le Seigneur a construit l'univers sur des lois absolues et immuables. Si nous nourrissons des pensées et des sentiments de doute, de révolte, nous dégageons des vapeurs si opaques qu'elles empêchent les rayons du soleil divin de nous atteindre, et immédiatement nous sommes plongés dans l'obscurité et le froid.”


“La subjectivité est considérée par beaucoup comme une manifestation dangereuse dont il est préférable de se débarrasser, parce que, disent-ils, seul ce qui est objectif est scientifique et réel. Eh bien, c'est une mauvaise compréhension."; Le monde objectif est constitué d'éléments que l'on peut étudier, mesurer, peser, parce que ce sont des éléments matériels, qui se présentent toujours de la même manière et qui sont pareillement observables par tous. Tandis que le monde subjectif (les pensées, les sentiments, les émotions, la conscience) qui est en perpétuel mouvement, n'est pas perçu par tous de la même manière, et il n'est donc pas possible de le saisir et de l'immobiliser pour le mesurer et y opérer des classifications... Mais s'il est en perpétuel mouvement, c'est que tout y est vivant; c'est donc là, avec la vie que l'on est en contact, et n'est-ce pas préférable, même si la vie n'est pas ””scientifique””?”


"Rien ne crée autant de conflits parmi les humains que des désaccords sur les idées. Tous sont prêts à s'accepter les uns les autres avec leurs faiblesses et leurs lacunes, mais aussitôt que leurs idées politiques, philosophiques ou religieuses divergent et s'opposent, c'est la guerre! Combien de gens sont capables de verser leur sang ou celui des autres seulement pour faire triompher leurs opinions! étudiez l'histoire: combien d'êtres"; exceptionnels ont été méconnus et même persécutés par leurs contemporains pour la seule raison qu'ils avaient des points de vue différents! Ils leur ont coupé la tête comme à de vulgaires brigands sans considération pour leur sagesse et leur valeur morale. C'est l'orgueil qui rend aveugle aux vertus de celui dont on veut combattre l'opinion. L'orgueil dresse les êtres les uns"; contre les autres, alors que l'humilité, qui consiste à reconnaître qu'on n'est pas le seul à avoir raison, rétablit l'harmonie"


“La meilleure façon d'affronter les situations difficiles de l'existence, c'est de chercher à avoir immédiatement une attitude intérieure correcte. Par exemple, au moment où vous subissez un échec, pourquoi réagir comme si vous aviez tout perdu, comme si le monde entier s'écroulait ? Essayez au contraire de prendre conscience de tout ce que vous possédez encore : une famille, des amis, la santé, toutes vos facultés psychiques et spirituelles... et remerciez le Ciel pour cette richesse. Au lieu de souffrir toujours de ce qui vous manque, apprenez à vous réjouir de ce que vous avez. Que vous soyez chagriné un moment pour une vexation, une déception, un insuccès, bon, c'est normal. Mais vous êtes inexcusable de rester là à ruminer vos chagrins en oubliant toutes les autres raisons que vous avez d'être heureux et reconnaissant. Secouez-vous, mon Dieu ! Sinon il arrivera un jour où vous ne pourrez plus vous débarrasser de cette tendance au découragement et vous serez écrasé.”


Quelqu'un dit : ”” Moi, je ne crois qu'à ce que je vois ! ”” Eh bien, cette personne prouve tout simplement qu'elle ne réfléchit pas. Car de quoi est-elle occupée jour et nuit ? De ses pensées et de ses sentiments, ainsi que des pensées et des sentiments des autres. Est-ce qu'elle les voit ? Non. Alors, comment se fait-il que ces pensées et ces sentiments représentent pour elle une telle réalité ? Deux êtres s'aiment, ils ne voient pas leur amour, ils ne le touchent pas, mais à cause de lui ils sont prêts à remuer ciel et terre. Et l'âme, et la conscience, qui les a vues ? Quand on dit au tribunal : ”” En mon âme et conscience, je condamne cet homme ””, alors on décide du sort d'une personne au nom de quelque chose qu'on n'a jamais vu et dont on met l'existence en doute ? C'est cela, se montrer réaliste ?..."; Sans vouloir l'admettre, les humains ne croient qu'à des choses invisibles, impalpables. Ils pensent, ils sentent, ils aiment, ils souffrent, ils pleurent toujours pour des raisons invisibles, mais en même temps ils s'obstinent à prétendre qu'ils ne croient qu'à ce qu'ils voient. Quelle contradiction !";


“Le monde invisible existe, ce n'est pas parce qu'on ne le voit pas qu'il n'existe pas. Ce monde est peuplé d'entités, et par leurs pensées et leurs sentiments les humains entrent en relation avec ces entités et les attirent. Tant qu'ils n'auront pas conscience que, par leurs pensées et leurs sentiments, ils peuvent attirer ou repousser les esprits lumineux et les esprits ténébreux, ils seront continuellement assaillis par des forces mauvaises. Eh oui, il faut prendre cette réalité au sérieux: en nous, autour de nous, existent des entités malfaisantes, et ceux qui se laissent aller à des pensées et des sentiments négatifs, chaotiques, finissent par les attirer et deviennent leurs victimes. Apprenez à nourrir en vous des pensées et des sentiments harmonieux afin d'attirer des créatures magnifiques. Vous ne les verrez pas, mais leur présence se manifestera en vous: vous vous sentirez dans la paix, dans la lumière, comme si vous embrassiez toute la création. Et de cette sensation, vous ne pourrez pas douter.”


“Un jardinier possède différentes graines : il les sème et il peut dire, sans crainte de se tromper, que là il y aura des salades, là des radis, etc. Et cela se vérifie, parce qu'il s'agit d'un savoir fondé sur l'étude et l'expérience. Or, dans leurs croyances, beaucoup de gens sont comme un jardinier qui s'attendrait à récolter alors qu'il n'a rien semé, ou qui sèmerait des graines de carottes en pensant qu'il va voir pousser des poireaux. Ils attendent des choses irréalisables, parce qu'ils n'ont ni savoir ni expérience. Il ne faut pas se faire d'illusions: on ne peut récolter que ce que l'on a semé. Si on rencontre des échecs au lieu des succès auxquels on s'attendait, c'est qu'on n'a rien semé, ou qu'on n'a pas su semer les bonnes graines. Cela se vérifie dans tous les domaines et même dans celui de la vie spirituelle. Pourquoi croyez-vous que Jésus a si souvent utilisé l'image du semeur?”


“La méfiance enferme les êtres dans leurs défauts, leurs limitations, alors que la confiance peut les libérer. Et même si quelqu'un s'est mal conduit, même s'il a commis des crimes, pourquoi le regarder comme s'il devait les répéter à perpétuité? Ces actes appartiennent au passé, et il ne faut pas prendre le passé pour l'éternité. Telle personne a mal agi, d'accord, mais c'était un moment de l'histoire; elle peut, depuis, s'être améliorée et avoir changé de conduite. Il ne faut pas rester sur un événement passé, il faut voir le présent, et même l'avenir. C'est ainsi qu'agissent les sages et les Initiés, parce qu'ils ont une compréhension beaucoup plus large de l'existence. Ils savent que l'évolution est la loi de la vie, et c'est pourquoi ils ne condamnent jamais définitivement les créatures, car Dieu continue à travailler sur elles, en elles.”


“Devant les malheurs qui frappent l'humanité, partout on entend des gens se plaindre que le monde est mal fait. Ils parlent, ils critiquent, ils se plaignent, ils s'irritent, et pendant qu'ils sont occupés à leurs commentaires, leurs plaintes et leurs colères, le mal, lui, continue à agir. D'après eux, c'est Dieu qui est responsable, puisqu'Il ne fait rien pour l'arrêter."; Je vous l'ai souvent dit: le diable - disons le diable - a une qualité, une seule, mais une qualité extraordinaire: il est actif, énergique, infatigable. Tandis que les gens de bien sont faibles et vite fatigués. Il leur suffit d'être gentils, inoffensifs; quand ils ont fait quelques bonnes actions, ils sont contents d'eux et il faut qu'ils se reposent. Quand vont-ils se remettre au travail, on n'en sait rien. Le bien ne les stimule pas comme le mal stimule les méchants. Mais la faute à qui? Ce n'est pas le Seigneur qui les empêche de trouver une attitude fraternelle et de travailler pour le bien de la société.”


“Il y a des gens qui passent une partie de leur vie dans des réunions où ils discutent interminablement des mêmes projets sans jamais arriver à se mettre d'accord. S'ils étaient capables de faire preuve de compréhension et d'amour les uns vis-à-vis des autres, ce serait facile. Mais ils viennent sans amour, ils ne font que se critiquer, se contredire, s'opposer, et c'est pourquoi ils ne trouveront jamais de solution. Lorsqu'on vient vraiment inspiré par l'amour, il suffit parfois de cinq minutes pour résoudre un problème ; mais sans amour, même après des années et des années de discussions on n'arrive à rien."; Alors, si vous rencontrez tellement de difficultés à vous mettre d'accord avec les autres, il ne faut pas être tellement fier, mais réfléchir à ce qui vous en empêche : n'est-ce pas le manque d'amour ? Mettez un peu plus d'amour et les problèmes seront résolus. Vous partirez tout heureux, étonné même que ç'ait été si simple.”


“Si vous vous identifiez à votre corps physique, sachez que c'est l'idée de la mort qui prendra le dessus. Le corps est vulnérable, il s'affaiblit, il tombe malade et meurt, et si vous vous identifiez à lui, si vous ne cherchez rien au-delà de lui, toute la vie vous resterez faible, obscur, maladif, jusqu'à disparaître. Identifiez-vous à votre esprit, car l'esprit est puissant, lumineux, indestructible, immortel, et grâce à cette identification vous commencerez à devenir comme lui, invulnérable. Voilà l'avantage d'adopter une philosophie spirituelle."; Tout est dans la façon de comprendre. Malheureusement depuis des siècles on nourrit les humains avec des conceptions qui les affaiblissent, les anéantissent, et on appelle cela l'éducation ! Mais qui nous oblige à continuer de les accepter ? Nous devons remplacer ces vieilles idées par d'autres idées nouvelles, qui donnent la vie, la puissance, la force, l'élévation, afin de nous approcher de plus en plus de la Divinité.”


“Vous rencontrerez peu de gens qui ne reconnaîtront pas qu'ils ont besoin de vivre dans l'harmonie, la lumière. Mais quand on leur dit ce qu'ils doivent faire pour cela, ils sont beaucoup plus réticents : ils pensent qu'ils doivent d'abord goûter à tous les plaisirs, à toutes les aventures pour ”” connaître la vie ””, paraît-il. Les pauvres, comment peuvent-ils s'imaginer qu'après avoir gaspillé dans ces expériences leurs énergies physiques et psychiques, ils seront en état de faire ce travail intérieur pour goûter cette harmonie, cette paix, cette lumière ? La seule chose dont ils seront encore capables, c'est de lire quelques livres pour en faire des citations : ”” Moïse a dit... Bouddha a dit... Jésus a dit... ”” Mais il leur sera évidemment impossible de réaliser ce que ces grands Maîtres ont dit. Eh bien, moi, je conseille de vivre l'enseignement des grands Maîtres, et pour le reste, les aventures passionnelles, etc. de se contenter de faire des citations. La littérature universelle est là pour vous aprendre ce que sont les passions humaines. Il n'y a qu'à lire, il n'est pas nécessaire de faire tellement d'expériences coûteuses pour les connaître. Alors, comprenez qu'il y a une vie qu'il est souhaitable de vivre, et une autre à propos de laquelle on peut se contenter de faire des citations !”


“En faisant l'homme à son image, le Créateur a inscrit dans l'âme de ses créatures une empreinte de Lui-même. Et cette empreinte est la cause de ce sentiment de manque et d'insatisfaction qu'elles ne cesseront d'éprouver, jusqu'au jour où elles parviendront à s'unir à Lui. Tant qu'elles n'auront pas réalisé cette fusion, les créatures chercheront, elles feront des expériences plus ou moins heureuses, elles croiront chaque fois qu'elles vont enfin pouvoir réaliser ce qu'elles désirent ; mais elles se trouveront toujours déçues, toujours désappointées. En réalité, cette déception n'est pas si mauvaise, car c'est elle qui pousse les âmes humaines à aller toujours de l'avant, à chercher et à chercher sans cesse, afin de se rapprocher du Bien-Aimé, l'Esprit universele, et de s'unir à lui.”


“Dans tous les domaines les connaissances se multiplient, et on rencontre de plus en plus de gens instruits et cultivés. Mais alors la question qui se pose, c'est de savoir pourquoi, malgré tous les progrès, l'humanité ne s'améliore pas. Au contraire même, on voit de plus en plus de délinquants, de criminels, de malades mentaux. En réalité la réponse est très simple. Malgré leur instruction, les gens continuent à vivre de façon aussi désordonnée, malhonnête et insensée que les ignorants, et même pire qu'eux parce que leur savoir leur donne plus de possibilités. Les connaissances qu'ils accumulent restent théoriques, ils ne pensent pas qu'ils pourraient en retirer des enseignements pour l'amélioration de leur vie intérieure. Et c'est pourquoi maintenant la seule faculté qui manque véritablement aux humains est celle de se servir de leurs connaissances pour se transformer, pour spiritualiser, illuminer leur être intérieur. Il y a trop de gens instruits, il manque seulement des gens décidés à faire un travail sur eux-mêmes.”


“L'instruction est évidemment très utile parce qu'elle vous donne une situation, du prestige, de l'autorité, de l'argent. Mais vous aurez beau accumuler des connaissances en mathématiques, en histoire, en médecine, etc. elles ne vous transformeront pas : si vous êtes craintif, sensuel, coléreux, égoïste, vous resterez craintif, sensuel, coléreux, égoïste."; Aucune université ne vous donnera un enseignement sur les lois qui régissent le monde moral, sur la question de l'au-delà, de la survie, de la réincarnation. Donc, même si vous êtes une encyclopédie vivante, comme vous ignorez tout de ces sujets tellement essentiels, vous ne pouvez avoir ni cette espérance, ni cette conviction, ni cette puissance de la volonté qui vous permettraient de vous transformer. Tandis que si l'on vous enseigne que les lois morales sont, dans le plan psychique, l'équivalent des lois de la nature, que les âmes continuent à vivre dans l'autre monde et comment ensuite elles se réincarnent, devant ces révélations vous ne pouvez plus rester le même, vous êtes obligé de devenir plus attentif à votre comportement extérieur et intérieur.”


“En valorisant une vision scientifique du monde, qui met à la première place l'exploration de la nature, donc l'étude du monde physique (monde extérieur à eux ou qui n'est que l'enveloppe matérielle de leur moi profond), les humains s'éparpillent à la périphérie de leur être. Ils ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de perdre leur centre, ce point-là qui non seulement les tient en équilibre, mais les relie aussi à la Source de la vie universelle. Il ne leur est évidemment pas interdit de considérer l'univers comme un immense champ d'investigations et d'expériences que le Créateur a mis à leur disposition. Mais ce n'est pas en se consacrant à la physique, la chimie, la biologie, la zoologie, l'astronomie, etc., qu'ils goûteront la vie divine. Pendant qu'ils sont tellement occupés à satisfaire toutes leurs curiosités, leur vie s'en va et ils s'affaiblissent.”


“Les humains étant très imparfaits, il faut s'attendre à ce que ces imperfections compliquent leurs relations. Des hommes et des femmes se rencontrent, ils se marient, et souvent, très vite, les malentendus commencent. C'est fatal. Mais au lieu de vouloir tout de suite se séparer, il vaut mieux qu'ils essaient d'abord de surmonter les difficultés en se disant: ”Mon mari... (ou ma femme...) pour que la destinée m'ait fait tomber sur lui (ou sur elle), c'est qu'il doit y avoir une raison, le hasard n'existe pas. Je dois donc m'efforcer de l'accepter pour cette incarnation, afin d'apprendre, de m'améliorer.” Je ne dis pas qu'il n'existe pas de cas où il vaut mieux quitter une personne avec qui vous n'arrivez pas à vous entendre, mais pas avant d'avoir fait tous les efforts nécessaires pour sauver la situation en vous conduisant avec patience, générosité. Sinon, la justice divine vous placera à nouveau devant les mêmes problèmes. Que ce soit dans cette incarnation ou dans la prochaine, vous n'y échapperez pas. Les humains ne sont pas habitués à raisonner ainsi, parce qu'ils ne sont pas instruits sur la réincarnation, la loi des causes et des conséquences. Eh bien, il faut justement qu'ils s'instruisent, et c'est alors que leur vie prendra un sens.”


Celui qui cherche un Maître pour devenir son disciple pose souvent très mal la question, car son évolution dépend davantage de lui-même que de son Maître. C'est la qualité de son idéal, de ses pensées, de ses sentiments qui le fera évoluer. Le Maître n'est qu'un moyen. Tous ceux qui croient que s'ils avaient eu un meilleur Maître, un plus grand Maître, leurs progrès spirituels auraient été plus rapides, se trompent : ils auraient peut-être eu à passer de plus grandes épreuves ! Et ne vous imaginez pas qu'auprès de Jésus, un chat peut devenir saint Jean ; non, il restera un chat, et un pourceau deviendra peut-être deux fois pourceau !"; évidemment, il est souhaitable de rencontrer un Maître sage et plein d'amour, mais n'oubliez jamais que c'est vous qui êtes le facteur déterminant. Commencez donc par améliorer vos sentiments et vos pensées, par nourrir le plus haut idéal, en sachant que, tôt ou tard, vous parviendrez à attirer parmi les créatures terrestres ou célestes celles qui correspondent à votre idéal.”


“De plus en plus de gens se plaignent qu'il leur manque ” quelque chose ”. Bien sûr, il leur manque quelque chose, mais ils ne savent pas quoi, et ils pensent qu'ils le trouveront toujours dans des acquisitions matérielles ou des expériences nouvelles : une liaison, un voyage, un changement dans leur profession... Non, ce dont ils ont besoin est du domaine de l'âme et de l'esprit. Mais comme ils n'ont qu'une idée très vague de l'âme et de l'esprit, ils essaient toujours de satisfaire le corps, le cœur ou l'intellect. Or, la nourriture du corps, du cœur ou de l'intellect ne peut pas rassasier l'âme et l'esprit. L'âme et l'esprit ont faim et soif de l'infini et de l'éternité. Tant que les humains ne sauront pas donner l'infini à leur âme et l'éternité à leur esprit, au fond d'eux-mêmes ils se sentiront toujours insatisfaits.”


“Dans les conditions actuelles de la vie sur la terre, aucune personne raisonnable ne niera l'utilité de l'argent. Mais l'argent n'est utile que dans le plan matériel. Dans le plan psychique, dans le plan spirituel, on ne peut faire aucun bien avec l'argent. Là, c'est de la lumière qu'on a besoin, la lumière qui est de l'or fluide. Si vous aimez la lumière, si vous savez comment l'attirer à vous, vous possédez déjà de l'or dans le plan spirituel. Plus vous êtes riche de cet or et plus vous avez de possibilités d'aller dans les magasins célestes ”” acheter ”” ce que vous ne pourrez trouver dans aucun autre magasin : la sagesse, l'amour, la vérité, l'infini, l'éternité... Et c'est pourquoi les sages, les Initiés tâchent d'accumuler le plus d'or possible dans le plan spirituel, afin de s'enrichir de qualités et de vertus et d'en faire ensuite bénéficier les autres. Ils ne se préoccupent pas de gagner de l'argent, mais grâce à leur lumière ils continuent à attirer les présents du Ciel et à les distribuer autourd'eux.”


“Ce n'est pas parce que vous aurez donné à votre corps physique, à votre cœur et à votre intellect tout ce qu'ils réclament que vous vous sentirez comblés. Pourquoi ? Parce que vous avez négligé votre âme qui, elle aussi, a faim et soif. Nourrir le corps physique, le cœur, l'intellect, c'est nécessaire, mais insuffisant, et le fait que de plus en plus d'hommes et de femmes se mettent à faire usage de la drogue est un avertissement. Oui, c'est un signe que l'âme ne peut pas se faire comprendre, elle étouffe, elle voudrait voyager dans les espaces infinis, s'élancer vers les régions célestes. Mais ce n'est pas la drogue qui peut satisfaire l'âme ; et de plus, elle détruit le corps. Et les humains, les pauvres, ne savent pas interpréter le langage de l'âme. La drogue ne sera jamais une solution, car elle est un élément que l'on donne au corps physique, et ce n'est pas le corps qui veut s'évader. Le besoin d'évasion vient de l'âme, c'est donc l'âme qu'il faut enfin nourrir.”


“Ce qui caractérise le bonheur véritable, c'est la stabilité. Vous direz : ”” Mais la vie n'est qu'une succession de changements : succès et échecs, abondance et pauvreté, paix et guerre, santé et maladie... Nous sommes bien obligés de subir des changements ! ”” Non, non, la guerre peut éclater, vous pouvez tomber malade, perdre soudain toute votre fortune, être abandonné par votre mari ou votre femme, vos enfants, vos amis, sans pour autant cesser d'être heureux. Pourquoi ? Parce que dans cet état dont je parle, votre conscience ne stagne pas au niveau des événements : pour chaque difficulté, pour chaque épreuve, vous trouvez une explication, une vérité qui vous apaise et vous console, car vous vous êtes élevé très haut et vous avez appris comment voir les choses. On peut vous dépouiller, vous persécuter, mais puisque vous savez que tout cela est passager, que vous êtes immortel, que rien ne peut réellement vous atteindre, là où tous poussent des cris, vous souriez.”


“On peut attribuer aux maladies toutes sortes de causes, mais en réalité une maladie, quelle qu'elle soit, a pour origine des éléments impurs que l'homme a laissé s'introduire en lui, dans son organisme physique ou dans son organisme psychique. Ces éléments qui ne vibrent pas en harmonie avec la partie saine de l'organisme provoquent des troubles. Mais si on arrive à les chasser ou à les transformer, tout se rétablit. Voilà pourquoi la pureté est tellement importante pour la santé mentale et physique de l'homme, la pureté, c'est-à-dire le rejet de tout élément étranger au bon fonctionnement de l'organisme. Malheureusement, dès qu'ils entendent parler de pureté, les humains ferment leurs oreilles. La pureté est une notion qui leur paraît étriquée, dépassée, tout juste bonne pour être respectée dans les couvents, et ils continuent à avaler n'importe quoi : des nourritures indigestes, des atmosphères polluées, des pensées ténébreuses, des sentiments chaotiques. Quand comprendront-ils que ce sont ces impuretés qui les rendent malades ? Qu'ils travaillent sur la pureté et ils seront mieux portants, plus intelligents, plus sages et plus forts.”


“Qu'est-ce qu'une guerre ? Un déséquilibre qui se produit dans la balance de la vie. Oui, sur un plateau de cette balance, des hommes, des pays ont mis toutes leurs rancunes, leurs ambitions, leur avidité, sans rien placer sur l'autre plateau pour faire contrepoids. Il arrive alors un moment où la disproportion est devenue telle que la violence l'emporte. Il est impossible d'empêcher les malentendus, les hostilités entre les individus, entre les peuples. Mais si, en même temps, il y avait suffisamment de personnes pour rétablir l'équilibre grâce à leurs pensées, leurs sentiments, leurs prières, le mal serait au moins neutralisé, et le plateau négatif de la balance ne pencherait pas jusqu'au point où la guerre finit par éclater. Et une fois que les hostilités sont déclenchées, que fait-on ? Les ministres, les ambassadeurs, les chefs d'état se réunissent, on porte le problème devant l'ONU, etc. Bien sûr, ce n'est pas inutile, mais c'est un peu tard."; La Science initiatique enseigne qu'avant qu'une guerre ne se déclare dans le plan physique, elle s'est déjà déclarée en haut, dans le plan psychique ; ce sont les égrégores, les entités collectives des pays, qui se font la guerre. On ne croit pas assez à la puissance de la pensée et des sentiments. Tellement d'incompréhensions, tellement de haines, de rancunes s'accumulent dans le monde psychique que fatalement, un jour, les actes suivent. Les actes sont toujours la conséquence de pensées et de sentiments.”


“Le meilleur moyen de progresser, c'est de ne jamais se barrer la route, de ne jamais admettre de limites, de ne jamais se croire vaincu d'avance. Combien de gens disent : ” Ce travail est trop difficile pour moi ” ou ” Quelles conditions épouvantables ! Je ne pourrai pas résister ” ou ” ça, je n'arriverai jamais à le supporter ”... Et s'ils ne le disent pas, ils le pensent. Eh bien, quand on est tellement persuadé d'avance qu'on est incapable, faible, vulnérable, évidemment on ne peut que capituler. Au contraire, il faut se dire : ” Je supporterai, je résisterai, je triompherai. ” Et si l'on n'y arrive pas encore tout à fait cette fois-ci, ce n'est pas grave, on fera mieux la prochaine fois. L'essentiel, c'est de ne jamais se dire vaincu d'avance.”


“C'est dans les difficultés que l'homme développe son intelligence, car pour les surmonter il est obligé d'observer, de réfléchir, de devenir perspicace. Si la Nature a placé des difficultés un peu partout dans la vie, c'est pour développer l'intelligence de ses enfants. Mais voilà que ces enfants ne se développent pas : au lieu de chercher à comprendre et à trouver des solutions, ils perdent leur temps et leurs énergies dans des pleurs, des plaintes, des colères et des énervements. Quand ils sont épuisés, évidemment, ils se calment, mais les difficultés sont toujours là ; donc, les énergies sont parties, mais les embêtements sont restés. Quelle drôle de méthode ! Je demande à quelqu'un : ” Combien de temps avez-vous pleuré ? - Trois heures. - Et vous avez résolu le problème ? - Non. - Eh bien, la prochaine fois, contentez-vous de pleurer dix minutes. Comme cela vous manquerait de ne pas pleurer, faites-le, mais pas plus de dix minutes ; et une fois les dix minutes écoulées, stop, mettez-vous à réfléchir ! ””


“Vous aspirez à la beauté, à la lumière, et vous êtes malheureux parce que vous sentez qu'intérieurement vous n'arrivez pas à vous arracher aux pesanteurs et aux médiocrités de l'existence... Mais la faute à qui ? Pourquoi vous laissez-vous obnubiler par les préoccupations matérielles ? Il ne s'agit pas d'abandonner vos affaires, mais de savoir au moins les déposer un moment, comme on dépose un fardeau. Regardez, par exemple, un porteur qui transporte des bagages au cours d'une expédition en haute montagne : de temps en temps, il les dépose pour respirer : il s'assied, grignote un peu quelque chose, se désaltère, puis il reprend son chargement et continue son chemin. Est-ce que vous ne pouvez pas en faire autant ? De temps en temps, laissez tomber vos soucis pendant une heure ou deux ; vous pouvez être sûrs que personne ne viendra vous les prendre : il n'y a pas beaucoup de candidats pour prendre les fardeaux des autres ! Alors, déposez-les en toute confiance, et liez-vous au monde divin, afin que cette beauté et cette lumière auxquelles vous aspirez ne vous abandonnent jamais.”


“Lorsque Jésus dit à ses disciples : ” Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait ”, évidemment cette montagne est symbolique. La montagne représente les problèmes, les grandes difficultés de la vie que seule la foi permet aux humains de transporter, c'est-à-dire de résoudre, de surmonter. En un an, deux ans, dix ans, pierre après pierre, ils arrivent à transporter ces montagnes. évidemment, ils pensent que c'est long et ils voudraient que ça aille plus vite. Alors, dans ce cas, faites comme les fourmis qui parviennent en peu de temps à transporter de vraies montagnes de grains - proportionnellement ce sont des montagnes pour elles ! Comment font-elles ?... Une fourmi ne travaille pas seule, ce sont des multitudes qui travaillent ensemble. La conclusion à tirer est que, dans l'isolement, l'égoïsme, on ne transportera jamais les montagnes. Si de grandes choses ont été réalisées au cours de l'histoire, c'est parce que des hommes s'étaient réunis pour travailler ensemble. Transporter les montagnes, c'est faire tomber les obstacles qui s'opposent à la venue du Royaume de Dieu.”


“On répète partout que l'union fait la force, et c'est vrai. Mais souvent, cette union est comprise extérieurement, dans le domaine social, politique, militaire : on s'unit pour construire, ou on s'unit pour détruire, mais c'est toujours une union extérieure. Désormais, c'est intérieurement, dans le plan spirituel que les humains doivent s'efforcer de comprendre l'union. Partout dans le monde ils doivent se sentir unis par une idée divine, unis par un amour fraternel, unis par les efforts à faire chaque jour dans leurs pensées, leurs sentiments, leurs prières, pour la réalisation du Royaume de Dieu. à ce moment-là, oui, l'union devient une puissance extraordinaire. L'union extérieure, ce n'est pas mauvais, mais c'est incomplet : les gens s'associent pour un moment, et puis cette association se défait et chacun retourne chez soi. Tandis que l'union comprise intérieurement, l'union qui fait la véritable force, dure éternellement.”


“Doit-on toujours dire la vérité? Non. Souvent il vaut mieux se taire. Un homme confie à un ami qu'il a des doutes concernant la fidélité de sa femme, et l'ami, qui sait ce qu'il en est, croit de son devoir de dire la vérité et il lui confirme qu'en effet sa femme le trompe. Résultat: le mari, malade de jalousie, va surprendre sa femme et son amant, les tue d'une balle de revolver, puis, désespéré, se fait sauter la cervelle. Voilà les magnifiques résultats de la vérité! Bien sûr, cette anecdote présente les choses de façon un peu simplifiée, mais pas tellement. Regardez tout le mal que font les humains sous prétexte de dire la vérité. La vérité est une excellente chose, mais à condition que l'on consulte d'abord la sagesse pour savoir comment, quand et à qui on peut la dire. Sinon, rien n'est plus catastrophique que la vérité lorsque la sagesse n'est pas là pour doser, pour orienter, et l'amour aussi, bien sûr. Car les trois se tiennent et doivent toujours marcher ensemble: l'amour, la sagesse et la vérité.”


“Que la vérité ne soit pas toujours bonne à dire, c'est vrai, mais elle est toujours bonne à connaître. La connaissance de la vérité ne vous portera jamais préjudice. Quand Jésus disait : ” Ne jetez pas de perles aux pourceaux ”, ces perles justement, ce sont les vérités pour lesquelles beaucoup d'humains ne sont pas encore préparés, et si vous les leur révélez, non seulement ils ne les apprécieront pas, mais ils viendront vous déchirer."; La vérité n'apporte pas de malheur. Elle apporte des malheurs si vous la révélez devant des gens méchants et ténébreux. Donc, ne la leur ” jetez ” pas, gardez-la en vous, précieusement, et elle vous libérera. Car c'est aussi ce que Jésus disait : ” Connaissez la vérité et la vérité vous affranchira. ” Ainsi, chaque jour vous pouvez vous parer de l'or et des perles de la vérité, les contempler, les toucher, puis les renfermer dans votre coffre secret au plus profond de vous-même. Quel malheur cela peut-il provoquer ? Ce contact avec la vérité ne peut que vous renforcer, et ainsi vous devenez capable d'aider les autres, de les soutenir, de les élever vers la lumière.”


“Il faut savoir passer alternativement du domaine de l'intellect à celui du cœur, c'est-à-dire équilibrer le courant froid qui circule dans la région de la sagesse par le courant chaud de l'amour. La vérité est dans cet équilibre. S'il n'est pas tempéré par la sagesse, l'amour mène à la sensualité ; mais la sagesse seule nous conduit à la froideur, au mépris, à la cruauté. Donc le froid de la sagesse doit tempérer la chaleur de l'amour, et la chaleur de l'amour doit modérer le froid de la sagesse. La vérité, c'est-à-dire la vie, trouvera dans ce climat tempéré les meilleures conditions. Pour que le grain de blé se développe normalement, il a besoin de chaleur, mais pas trop, et de froid, mais pas trop non plus. Il y a une température favorable pour toutes les graines, et pourquoi pas aussi pour cette graine qu'est l'homme ? Pourquoi ferait-il exception ?”


“Penser, c'est d'abord être capable de se dégager des préoccupations quotidiennes afin de se concentrer de façon désintéressée sur un sujet de nature philosophique, spirituelle. Penser doit nous servir à progresser dans la voie de la compréhension de l'être humain, de l'univers, de Dieu Lui-même. Et cette compréhension ne s'obtient pas par le travail intellectuel, l'observation du monde matériel, la lecture, les discussions. C'est dans le silence de la méditation que le savoir immémorial, enfoui au plus profond de nous-même, parvient peu à peu à notre conscience, et seul ce travail peut être appelé à juste titre ” penser ”.”


Dieu nous a donné des qualités, des facultés que nous devons développer. Et la meilleure façon de les développer est de les mettre à son service, car de tous ces dons que nous avons reçus Il nous demandera compte un jour. Vous connaissez dans l'Evangile la parabole des serviteurs auxquels, en partant, leur maître avait confié une somme d'argent. Au premier il avait donné trois talents, au second un, au troisième cinq. Quand il revint, il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu trois talents et celui qui en avait reçu cinq s'étaient occupés de les faire fructifier, tandis que celui qui en avait reçu un s'était contenté de l'enfouir sous la terre. Le maître, dit la parabole, le fit emprisonner, alors que les autres furent récompensés. De même pour les qualités, les dons, les vertus qui nous ont été donnés, le Ciel nous demandera ce que nous en avons fait. Si nous les avons enterrés, c'est-à-dire si nous avons négligé de les développer, nous serons mis en prison, c'est-à-dire nous serons limités dans notre développement, nous perdrons ces dons. Si nous les avons fait fructifier, non seulement nous serons récompensés, mais nous en recevrons d'autres, plus précieux encore. Et la meilleure façon de faire fructifier nos dons, je le répète, c'est de les consacrer au service du Ciel.”


“Beaucoup de gens se plaignent de se sentir angoissés, tourmentés, désaxés... On leur dit ce qu'il faut faire pour sortir de ces états déplorables, seulement voilà : dans la mesure où on ne leur donne pas des pilules à avaler, mais certains exercices à faire, ils répondent qu'ils n'ont pas le temps... Eh oui, les humains sont extraordinaires : on leur dit ce qu'ils peuvent faire pour retrouver l'équilibre et la paix et ils n'ont jamais le temps ! Eh bien, voilà quelque chose qu'il ne faut jamais dire, car en réalité il y a toujours du temps. Oui, ceux qui n'ont pas le temps de prier, de méditer et de faire des exercices, en auront pour souffrir. Si on n'a pas le temps pour la lumière, on en aura pour les ténèbres. Si on n'a pas le temps pour la santé, on en aura pour la maladie, à tourner et se retourner dans son lit... C'est mathématique, absolu.”


“On n'est pas toujours récompensé pour le bien que l'on fait, c'est vrai, mais cela ne doit pas être une raison pour se décourager, et il faut surtout trouver la bonne attitude."; Vous avez fait du bien à quelqu'un, vous l'avez par exemple aidé matériellement. Puis, un jour, vous trouvez qu'il ne méritait pas votre aide, et vous allez raconter au monde entier combien il s'est montré ingrat après ce que vous avez fait pour lui, et que, si vous aviez su... etc... Mais pourquoi raconter tout ça ? Si vous allez vous plaindre partout en regrettant vos bonnes actions, vous en perdez les mérites. Il était inscrit en haut que vous deviez être récompensé, et maintenant en allant raconter partout qu'on vous a déçu, trompé, vous effacez le bien que vous aviez fait."; Même si les gens à qui vous avez fait du bien se montrent ingrats, fermez un peu les yeux et pardonnez ; c'est ainsi que vous vous grandissez. Et même, ce que vous avez ainsi perdu vous sera rendu plus tard au centuple. Quoi que l'on vous fasse, n'essayez pas de régler vos comptes ; attendez que le Ciel se prononce en votre faveur : cela arrivera obligatoirement un jour ou l'autre.”


“Vous avez sans doute remarqué que la même difficulté vous paraît plus ou moins supportable selon l'état dans lequel vous vous trouvez. Alors, quelle conclusion en tirer ? Que l'on ne doit pas tellement s'inquiéter de ce qui vient de l'extérieur, mais trouver les moyens de se renforcer intérieurement. Sinon, on le voit, la moindre contrariété peut prendre des proportions démesurées. La lumière est la chose la plus merveilleuse dans la nature, mais si vos yeux sont un peu irrités, elle vous fait mal. Si votre estomac, votre foie sont défectueux, malades, la nourriture la meilleure vous paraît indigeste. Quelqu'un vous donne une chaleureuse poignée de main ou une tape affectueuse dans le dos, mais si vous êtes perclus de rhumatismes, vous poussez des cris. Et de la même façon, la visite des amis les plus chers va vous chagriner, car pour celui qui a le cœur, l'âme ou le corps malade, les choses les plus belles et les meilleures sont causes de douleur. Tandis que si vous êtes solide et bien portant, un croûtonde pain, un coup de poing, un mot un peu rude vous paraîtront délicieux, et vous surmonterez les difficultés sans même vous en apercevoir.”


“Quoi qu'il vous arrive, des contrariétés, des déceptions, efforcez-vous de ne pas perdre votre amour et votre enthousiasme. La colère, les récriminations, le découragement ne changent rien aux événements qui vous chagrinent, et par cette attitude vous vous privez encore de quelque chose de précieux. Donc, double inconvénient."; Rien ne peut vous justifier de vous laisser aller à des états négatifs. ”” Mais, direz-vous, je suis dans cet état parce que les gens m'ont trompé, ils m'ont trahi, ce n'est pas moi qui... ”” Si, c'est vous : vous raisonnez mal, personne ne vous force à être dans cet état. Même si des gens ont voulu vous nuire, vous n'êtes pas obligé de subir passivement leur méchanceté et d'ajouter encore à cet inconvénient le malheur de perdre votre amour et de vous dessécher. Alors, vous voyez, mauvais raisonnement ! Et si vous ne redressez pas la situation, si vous abandonnez ainsi l'espérance, l'amour, la foi, vous êtes mort. Avant même de mourir, c'est déjà la mort.”


“Prenez l'habitude de remercier. Oui, remerciez à chaque instant, et même remerciez quoi qu'il vous arrive : au milieu des difficultés, des chagrins, des souffrances, ne cessez pas de remercier. De cette façon, vous neutralisez les poisons produits en vous par ces états négatifs, vous cicatrisez les plaies, car aucune blessure intérieure ne résiste au sentiment de reconnaissance. Donc, remerciez jusqu'à sentir que tout ce qui vous arrive est pour votre bien. Dès maintenant, dites : ” Merci Seigneur, merci Seigneur... ” Remerciez pour ce que vous avez, mais aussi pour ce que vous n'avez pas, pour ce qui vous réjouit et aussi pour ce qui vous fait souffrir. C'est ainsi que vous entretiendrez en vous la flamme de la vie. Je vois que vous vous demandez : ” Ce n'est que ça ? ” Oui, ce n'est que ça, mais pratiquez cette méthode et vous constaterez les résultats.”


“Le but d'un enseignement initiatique est d'apprendre aux humains comment retourner vers la maison du Père, cette ” haute retraite ” mentionnée dans le Psaume 91 : ” Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ”. Car c'est là, dans cette forteresse, qu'ils seront en sécurité : les forces du mal ne pourront plus venir les surprendre. Mais on dirait que les humains font tout pour s'éloigner de cette haute retraite où ils sont sous la protection de Dieu. Ils veulent vivre leur propre vie en se détournant du Seigneur, en transgressant ses lois. Eh bien, cela prouve que ces êtres-là ont encore beaucoup à souffrir ; c'est pourquoi ils ne veulent pas entrer dans la lumière divine où ils seraient protégés. Oui, s'ils ont cette tendance à toujours s'éloigner, à ne pas obéir, c'est tout simplement parce qu'il est écrit dans leur destinée qu'ils doivent souffrir. Tandis que ceux qui ont déjà beaucoup souffert et qui ont compris, font tout pour retourner auprès de leur Père et leur Mère célestes.”


“Vous dites que vous priez, mais que vous ne savez pas si vos prières sont entendues par le Ciel. Il est pourtant possible de le savoir. Si après une prière vous vous sentez renforcé, éclairé, dans la paix, c'est que le Ciel vous a entendu. Cela ne veut pas dire que, d'un seul coup, il y aura des résultats visibles et tangibles ; non, la réalisation ne se fera pas tout de suite, mais le Ciel vous a entendu, il a pris en considération votre demande, et c'est cela l'essentiel : de sentir que votre prière a été entendue. L'efficacité de la prière est dans son intensité, et l'intensité est liée au pouvoir que l'on a de dégager ses pensées et ses sentiments de toutes les préoccupations étrangères à cette prière. Donc, pendant un moment, laissez tout de côté et entrez profondément en vous-même pour trouver un passage qui vous mettra en relation avec le monde divin : c'est la seule condition pour que votre prière soit entendue par le Ciel.”


“L'homéopathie, qui agit à doses infinitésimales, ne touche pas directement le corps physique, mais les corps subtils qui agissent ensuite sur le corps physique. C'est pourquoi on peut considérer aussi qu'un regard, une parole, ou même seulement un sentiment, une pensée, sont des substances identiques aux médicaments homéopathiques : ils touchent les corps subtils des êtres où ils déclenchent des réactions qui finissent par atteindre le corps physique. Lancez un regard de haine à quelqu'un, dites-lui un mot cruel et vous pouvez le faire tomber malade... Cela s'est fait par l'intermédiaire des corps mental, astral et éthérique. Et inversement, quelqu'un est abattu, recroquevillé sur lui-même... dites-lui quelques bonnes paroles, donnez-lui un bon regard, un sourire, et voilà qu'il se relève ! Là aussi, vous lui avez donné une dose homéopathique qui a été reçue par ses corps subtils et cela s'est reflété sur son corps physique.”


“Tous ceux qui ont séjourné dans les déserts ou dans les forêts le savent: une des meilleures protections contre les animaux sauvages, c'est le feu. Les fauves ont très peur du feu, ils sentent qu'il y a là une puissance redoutable dont il vaut mieux ne pas s'approcher. Et il en est de même dans la vie intérieure; celui qui a su allumer en lui le feu sacré possède la meilleure des sauvegardes contre les ””fauves””, les esprits ténébreux: ils sentent ce feu qui émane des yeux, des mains, de tout le corps du véritable fils de Dieu, de la véritable fille de Dieu, et ils s'enfuient épouvantés. L'aura est aussi une manifestation de ce feu qui protège l'être humain des esprits mauvais. C'est pourquoi vous devez travailler sur votre aura afin de la rendre de plus en plus puissante et lumineuse.”


“L'homme qui n'a aucune vie spirituelle ressemble au grain qui n'a pas été mis en terre. Ce grain séjourne dans le grenier et évidemment il est tranquille, il ne subit ni la pluie, ni le vent, ni la grêle; mais il risque de moisir ou d'être grignoté par les souris, ce qui est pire. Le grain mis en terre, lui, doit subir les intempéries, mais il pousse, il donne des fruits, il est utile.De la même manière, celui qui embrasse la vie spirituelle ne sera pas épargné: il aura à affronter le vent et les orages, mais il se trouvera dans des conditions qui lui permettront de croître et de donner des fruits à l'humanité. Il est préférable d'être exposé aux intempéries et de croître, plutôt que d'être mangé dans un grenier par les souris et la moisissure. Et ne soyez pas troublé si la vie spirituelle vous met face à des difficultés qu'une existence purement matérialiste vous aurait épargnées. Malgré le vent et la pluie, malgré les tempêtes, continuez à avancer sur cette route qui vous conduira vers le monde divin.”


“Ceux qui consacrent leur vie au service de Dieu ne doivent pas s'imaginer qu'ils vont mener une vie paisible sans heurts ni épreuves. Non, le Ciel qui s'occupe d'eux ne les abandonne pas à une vie facile, tranquille, insignifiante. Celui qui a consacré sa vie au Ciel doit savoir qu'il sera éprouvé. Ces épreuves ne lui sont pas données pour le punir mais pour l'amener vers les degrés supérieurs de la conscience. Là, il se développera, s'épanouira et éveillera en lui des possibilités qui n'auraient jamais été éveillées s'il était resté dans la sécurité et le bien-être. Quand l'homme travaille pour la gloire de Dieu, les épreuves ne sont là que pour le pousser à marcher vers la perfection. Alors que s'il travaille en dehors de la lumière, toutes les épreuves qu'il doit subir sont des corrections, des punitions. Evidemment, elles ont aussi un rôle à jouer pour son évolution : elles l'empêchent de continuer à descendre, mais ce sont des punitions. Dans les deux cas, nos épreuves n'ont donc pas la même signification.”


“En vous promenant, vous pouvez apercevoir parfois une petite fille assise dans une prairie, occupée à surveiller des vaches. Auprès d'elle est couché un chien qui l'aime beaucoup et qui lui obéit. Soudain il arrive qu'une vache s'éloigne pour aller dans le pré du voisin ; alors la petite fille envoie le chien, qui se précipite en aboyant pour obliger la vache à revenir sur le terrain de son maître. Puis le chien, tout content, revient se coucher près de la petite fille, prêt à obéir de nouveau à ses ordres..."; Cette petite anecdote peut vous donner une idée du rôle que le Seigneur a donné au diable. Tant que l'homme est attentif et ne transgresse pas les lois, tant qu'il ne va pas s'aventurer dans les régions interdites, il n'est ni tourmenté ni poursuivi, mais dès qu'il s'écarte, le Seigneur dit au diable : ”” Allez, poursuis-le, fais-le revenir ”” et le diable va lui mordre un peu les mollets : il lui crée des troubles et des tourments. Le diable est en apparence un chien hostile à l'homme, mais dès que l'homme commence à s'assagir, il le laisse tranquille.”


“Pour vivre, toutes les créatures sont obligées de manger et de boire, mais ensuite elles doivent éliminer des déchets. Et quels sont ces déchets ? Tous les éléments qui ne sont plus utiles à l'organisme. Pourtant ces éléments se trouvaient dans une nourriture et des boissons qui étaient bonnes, puisqu'elles leur ont permis de continuer à vivre. Oui, voilà un fait de la vie quotidienne sur lequel il vaut la peine de s'arrêter. Quelle que soit la qualité de ce que nous mangeons et buvons, il y a des déchets à éliminer et ces déchets sont expédiés dans des endroits déterminés. Ce phénomène se retrouve dans tous les plans et à tous les niveaux de la création. C'est pourquoi on peut dire que l'Enfer avec ses habitants doit être considéré comme le lieu où s'entassent les impuretés de toutes les créatures. Cet Enfer dont la chrétienté a tellement parlé depuis des siècles et qu'elle a dépeint sous des formes et des couleurs fantasmagoriques, est en réalité le réservoir où se déverse ”” le mal ””, c'est-à-dire les mpuretés rejetées par toutes les créatures.”


“Jésus est venu pour enseigner aux humains que le véritable sacrifice ne consiste pas à offrir à Dieu quelque chose d'extérieur à soi : des fruits, de la farine ou du bétail... Car même si l'offrande de produits de la terre ou d'animaux peut marquer une volonté de renoncement, ce n'est quand même pas un sacrifice aussi essentiel que de renoncer à satisfaire certains appétits ou convoitises. Jésus est donc venu nous enseigner que le temps n'était plus de faire des sacrifices sanglants, mais d'immoler nos animaux intérieurs ; oui, car notre nature inférieure est le repaire de tous les bestiaux, de tous les fauves. Nos vices, nos instincts grossiers, voilà les animaux que nous devons offrir en holocauste. Et de ce sacrifice que nous ferons en les brûlant sur notre autel intérieur, se dégageront des énergies que nous pourrons mettre au service de l'esprit, de la Divinité.”


“La majorité des humains ignorent quelle attitude ils doivent adopter vis-à-vis de leurs faiblesses, de leurs défauts. Plus un défaut est grand, plus ils en sont effrayés, humiliés, plus ils se sentent impuissants devant lui. Or, c'est tout le contraire qui doit se produire : ils doivent en être fiers. Mais oui ! Qui a formé ce défaut ? C'est eux, qu'ils en soient conscients ou non, c'est eux. Ce défaut est le fruit de leur volonté, de leurs désirs ou de leur entêtement."; Un défaut est tout d'abord quelque chose de minuscule - une pensée ou un sentiment négatif qu'on a conservé en soi et nourri, puis il a grossi comme une boule de neige qu'on roule, et il a fini par devenir une montagne dont on ne peut plus se débarrasser : un vice. Quoi qu'il en soit, puisque c'est vous qui en êtes le père, plus ce vice est grand, plus il prouve votre force. Et alors, si c'est vous qui lui avez donné sa puissance, pourquoi ne seriez-vous pas capable de la lui retirer ?”


“Le corps astral*, qui est en l'être humain le siège des sentiments, des passions, commence à se manifester à partir de la puberté. Avant cette période, c'est le corps éthérique qui est en activité, c'est lui qui assure la croissance et le bon développement du corps physique de l'enfant. Si, pendant des années, l'enfant ne cesse de grandir et de se développer, c'est grâce au corps éthérique dont le travail n'est pas encore entravé par les manifestations du corps astral. Combien de fois on entend des parents parler d'«âge ingrat» ou de «crise d'adolescence» pour qualifier ces transformations qu'ils constatent chez leurs enfants. Ces transformations sont provoquées par l'éveil du corps astral, c'est lui qui est à l'origine de toutes ces manifestations affectives désordonnées: les emballements, les répulsions, les changements d'humeur... Ce sont toutes ces manifestations exubérantes du corps astral qui mettent un terme à l'activité du corps éthérique, et bientôt l'adolescent s'arrête de grandir.Le développement du corps astral est voulu par l'Intelligence universelle, car malgré les troubles qu'il peut momentanément créer, il est pour plus tard un facteur de richesses. Mais il est vrai que l'innocence, la candeur des enfants viennent de ce que le corps astral n'est pas encore développé en eux. Et voilà l'explication des paroles de Jésus: «Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume de Dieu». L'enfant entrera dans le Royaume de Dieu parce qu'il n'a pas encore un corps astral agité par des passions. Mais Jésus ne s'opposait pas à ce que les humains deviennent des adultes; il voulait seulement les amener à dominer leur corps astral, dont les désirs, les exigences leur ferment l'entrée du Royaume de Dieu, ce monde de pureté, de transparence et de clarté.”


“Il est dit dans l'évangile que, Jésus ayant pris avec lui ses disciples Pierre, Jacques et Jean, il les conduisit sur une haute montagne. Là, ”” il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. ”” Cette transfiguration était une irruption, dans le plan physique, du corps spirituel de Jésus, ce corps que la tradition initiatique appelle le corps glorieux, le corps d'immortalité. Quelques personnes ont pu voir le corps glorieux de certains Initiés ou mystiques quand ils étaient dans des états de ravissement et d'extase : leur visage rayonnait, la lumière jaillissait de tout leur être. C'est grâce à ce corps que l'Initié peut se déplacer dans l'espace, et agir aussi à distance sur les créatures pour les aider. Oui, et même si son corps physique est usé, malade, un Initié peut toujours continuer à travailler et envoyer de l'aide, car le corps physique et le corps de gloire sont deux réalités tout à fait différentes ; le corps de gloire et toujours là, vivant, rayonnant, et c'est à travers lui que l'Initié peut toucher les créatures à travers l'espace pour les instruire, les conseiller, les consoler et leur donner ses bénédictions.”


“Aussi longtemps que l'homme reste en dehors de Dieu, il ne Le connaît pas. Pour comprendre l'immensité, l'infini de Dieu, il doit se fondre en Lui, se perdre en Lui, se fusionner avec Lui. Mais cette fusion ne peut se faire tant qu'il ne travaille pas à se purifier... Prenons une image: vous avez une grosse goutte de mercure, vous l'éparpillez en gouttelettes sur une feuille de papier, puis vous rapprochez ces gouttelettes: elles n'en forment à nouveau qu'une seule. Vous avez certainement tous fait cette expérience. Maintenant, sur ces gouttes éparpillées laissez tomber quelques grains de poussière: quoi que vous fassiez ensuite pour les réunir, elles restent séparées. Eh bien, c'est ce qui se passe aussi avec nous. Le Seigneur est la splendeur, la lumière, l'immensité et pour nous rapprocher de Lui nous devons éliminer toutes ces impuretés qui, comme des couches de poussière, empêchent la fusion.”


“Il arrive parfois que des jeunes gens me racontent leur projet de choisir un métier où ils gagneront beaucoup d'argent, car, ajoutent-ils, cela leur permettra d'aider les autres. Et vous pensez que je suis émerveillé de leurs paroles?... Eh bien, non, pas du tout, car je vois toujours ce qui se cache de très personnel derrière ces intentions apparemment généreuses. Ceux qui parlent ainsi ne savent pas dans quel engrenage ils se préparent à mettre le doigt, et une fois qu'ils auront mis un doigt, peu à peu c'est leur être entier qui sera pris. Quand on commence à avoir pour but de gagner beaucoup d'argent, on doit savoir qu'on s'enfonce dans la matière et qu'on sera un jour tellement bien absorbé par elle, que non seulement on oubliera très vite qu'on voulait aider les autres, mais encore qu'on deviendra égoïste et dur. Eh oui, on est plein de bonnes intentions, mais la matière est un piège pour les enfants de Dieu. Vous direz: «Alors, que faut-il faire? On doit renoncer à remporter des succès matériels?» Non, mais il faut d'abord se renforcer spirituellement pendant des années, ce n'est qu'à cette condition que l'on peut rechercher le succès matériel sans crainte de se perdre.”


“De celui qui fait des excès ou mène une vie désordonnée, on dit qu'il ” brûle la chandelle par les deux bouts ”. Mais bien qu'ils connaissent et emploient cette expression, la majorité des gens ne sont pas tellement attentifs à l'utilisation qu'ils font de leurs énergies et, d'une certaine façon, ils brûlent, eux aussi, la chandelle par les deux bouts. Ils imaginent que leurs énergies sont inépuisables et qu'elles se remplaceront automatiquement. Certains éléments peuvent en effet être remplacés : l'Intelligence universelle a construit l'organisme humain de telle sorte qu'il puisse réparer au fur et à mesure certaines pertes. Mais si l'homme ne vit pas raisonnablement, les pertes sont irréparables. Celui qui mène une existence désordonnée, passionnelle, perd ses énergies les plus précieuses, et non seulement il prive de nourriture ses corps psychiques et spirituels, mais il affaiblit même son corps physique.”


“Malheureusement, le confort, l'abondance matérielle sont souvent incompatibles avec la véritable vie spirituelle. Quand on a tout le nécessaire et même le superflu, on ne fait aucun effort, on se laisse aller, et sans le savoir on est en train d'arrêter en soi la vie intense de l'esprit. C'est pourquoi, si le Ciel nous envoie parfois certaines privations, ce n'est pas par cruauté mais pour nous pousser à développer la patience, la force de caractère, le besoin de nous dépasser. Si on est tranquille, si on ne rencontre jamais ni difficultés ni ennemis, bien sûr on est heureux, mais tout marche au ralenti et les résultats sont très mauvais: il se produit une accumulation de matériaux inutiles qui se putréfient et qu'aucune force ne peut plus éliminer, car il n'y a plus cette vie intense entretenue par l'activité de l'esprit. Alors, ne vous révoltez plus contre certaines privations que la destinée peut vous envoyer, au contraire, accueillez-les avec reconnaissance, car elles vous permettront d'alimenter en vous la vie intense de l'esprit.”


“Depuis des années vous faites des efforts pour vous transformer, et vous n'y arrivez pas... C'est parce que vous n'employez pas de bonnes méthodes. Ces méthodes sont nombreuses, mais pour aujourd'hui je me contenterai de vous en donner une. Adressez-vous au Ciel et dites-lui: «Voilà, j'ai compris: il n'y a rien à faire avec ma nature inférieure. Elle est têtue, coriace, je n'arriverai jamais à la changer. Oui, après tant d'années perdues, j'ai enfin compris, ô Entités célestes, que je ne tirerai rien d'elle: elle est limitée, aveugle, malfaisante. Alors voilà, pour la remplacer envoyez-moi les créatures les plus pures, les plus parfaites. Que ces créatures s'installent en moi, qu'elles me guident, m'instruisent et prennent la direction de toute ma vie afin que j'arrive à réaliser vos desseins, même malgré moi.» Voilà une des meilleures prières qui soient au monde, et si vous la faites sincèrement, vous ne pouvez pas ne pas vous transformer.”


“Quelqu'un se montre très injuste à votre égard, il est tellement méchant que vous ne pouvez pas faire autrement que de le détester. Vous ne cessez de ruminer tous les torts qu'il vous a faits et les moyens que vous pourriez trouver pour riposter. Vous ne pouvez presque plus penser qu'à cela. Eh bien, c'est très dangereux, car vous êtes en train de vous détruire. Alors, voici ce que vous devez faire. Dites-vous : ” C'est vrai, cette personne est odieuse, mais la pauvre, pour être si méchante il faut qu'elle soit vraiment bien misérable. Les conditions dans lesquelles elle a vécu étaient certainement très mauvaises. Alors plutôt que de vouloir me venger d'elle, moi qui suis plus privilégié, il faut que je l'aide en ne lui envoyant que de bonnes pensées et de bons sentiments. ” Peu à peu la compréhension, la compassion font leur travail, vous commencez à lui pardonner, et c'est ainsi que vous vous libérez. Faites-le au moins pour vous, pour vous débarrasser du poids de la haine, et vous serez soulagé, apaisé.”


“Chaque jour nous pouvons constater l'affrontement de deux forces en présence qui créent alternativement en nous la force et la faiblesse, la joie et le chagrin, l'espoir et le découragement, la mesure et l'excès. Mais il ne suffit pas de constater ces manifestations, il faut aussi se montrer vigilant pour arriver à équilibrer ces courants antagonistes. Vous êtes irrité, mal disposé, malheureux ? C'est que l'un des plateaux de votre balance intérieure penche dangereusement d'un côté. Vous devez donc mettre un poids dans l'autre plateau. Et quel poids ? Eh bien, par exemple, la pensée que vous êtes un fils de Dieu, une fille de Dieu, que vous avez une âme immortelle, que vous avez des parents, des enfants, des amis... Il y a tellement de choses à mettre dans ce plateau : des pensées, des sentiments, des paroles... Cherchez-les, efforcez-vous de vous en imprégner jusqu'au moment où vous sentirez que vous avez rétabli l'équilibre. Certains jours, on ne sait pas pourquoi, l'équilibre se rétablit tout seul, mais d'autres fois, cela demande des efforts. C'est pourquoi, dès que vous sentez que quelque chose ne va pas, prenez l'habitude de réagir immédiatement, pour rétablir l'équilibre de votre balance intérieure.”


“La réalité, c'est ce que vous sentez. Si vous sentez la joie, la splendeur, la paix, la liberté, la force, est-ce tellement important si, en dehors de vous, cela existe vraiment ? Vous vous sentez dans l'abondance ? Alors qu'importe si matériellement vous devez supporter quelques privations, puisque vous ne vivez pas dans le côté extérieur, mais seulement dans vos sensations ? à la première place, il y a le monde intérieur. C'est simple, c'est évident. Mais les gens cherchent toujours leur raison de vivre dans le monde extérieur, sans se rendre compte que le monde extérieur, on ne peut pas le vivre. On peut seulement le voir, l'observer, le mesurer, le dessiner, etc... Pour pouvoir le vivre, il faut au moins posséder intérieurement l'élément correspondant. Celui qui n'a aucun sens esthétique, même devant les splendeurs de la nature il restera impassible et froid ; et s'il ne sent rien, c'est comme s'il ne possédait rien. Donc, tous nos efforts doivent tendre à l'enrichissement de notre monde intérieur.”


“Il y a des gens qui sont malheureux sans même savoir pourquoi. Eh bien, ils devraient aller dans les hospices, les hôpitaux, les prisons, voir ce qu'est réellement la misère physique et morale. Qu'ils se rendent compte, par comparaison, de tout ce qu'ils possèdent, eux ! Vraiment, ils devraient avoir honte de traîner comme ça leurs malaises intérieurs, car ces malaises viennent seulement de ce qu'ils ne font aucun effort pour mettre de l'ordre dans leur vie psychique. Ils sont paresseux, tellement paresseux ! La seule chose qu'ils savent faire, c'est de se précipiter chez le pharmacien au moindre trouble, à la moindre indisposition. Je ne dis pas qu'il ne faut pas aller chez le pharmacien, ni prendre des médicaments. Mais pourquoi avoir uniquement recours à des remèdes matériels, alors que la cause n'est pas dans le plan physique, mais dans des régions beaucoup plus subtiles ? Vous avez mal à la tête, par exemple, alors vous prenez de l'aspirine ; mais ces maux de tête peuvent avoir une cause morale : l'irritation, l'inquiétude... Donc, même si vous obtenez une amélioration, elle ne durera pas si vous vous contentez d'avaler un médicament. N'oubliez pas dans ces cas-là que vous pouvez aussi avoir recours à des remèdes psychiques, au travail de la pensée. C'est peut-être plus long, mais un jour, c'est définitif.”


“Dans Les Actes des Apôtres il est dit que, le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit descendit sur les apôtres sous la forme de langues de feu. En réalité, cette descente du Saint-Esprit est un symbole que l'on retrouve sous une forme ou sous une autre dans toutes les religions. Présenté de cette façon, on peut croire que le Saint-Esprit est une entité étrangère à l'homme; mais non, le Saint-Esprit, c'est son Moi supérieur, c'est-à-dire le symbole de tout ce qui est lumineux et puissant, divin. Quand un homme reçoit le Saint-Esprit, c'est son propre esprit qui descend en lui, son propre esprit qui est son Moi supérieur. L'homme est lié à son Moi supérieur qui attend pour entrer et prendre possession de lui, mais c'est l'homme lui-même, par ses impuretés, qui obstrue le chemin. S'il se purifie véritablement, s'il parvient un jour à la véritable sanctification, le Saint-Esprit descendra en lui, c'est-à-dire son Moi supérieur qui peut accomplir des merveilles.”


“Tant qu'il se contente de l'image de ce qu'il est pour le moment, l'homme est retenu dans les degrés inférieurs de l'évolution, car cette image médiocre, prosaïque, l'influence et le limite. Il faut qu'il travaille à former une image plus belle, plus noble, plus lumineuse de lui-même, car cette image agira sur lui ; elle produira d'autres vibrations et suscitera en lui d'autres élans. Il aura envie de ressembler à cette image, et fera ainsi des progrès ; sinon il va stagner et ne connaîtra jamais sa propre réalité."; Vous direz : ” Mais quelle réalité ? C'est ce que je suis, là, maintenant, qui est la réalité ! ” Non, cette réalité n'est pas vraiment réelle. La vraie réalité, la seule réalité, c'est votre Moi supérieur. Le reste, ce que vous considérez comme une réalité, est une illusion, un mensonge. C'est pourquoi vous devez chercher votre Moi supérieur, votre Moi divin, qui est le seul réel, et vous efforcer de vous identifier à lui.”


“Entre l'homme et Dieu existe toute une échelle de créatures extrêmement évoluées que la religion chrétienne appelle les Hiérarchies angéliques*. Ce sont, en commençant par le sommet, les Séraphins, les Chérubins, les Trônes, les Dominations, les Puissances, les Vertus, les Principautés, les Archanges, les Anges. Toutes ces Hiérarchies sont comme des transformateurs des puissances qui émanent du Créateur. Les Chérubins et les Séraphins, les plus proches du Seigneur, représentent son Amour et sa Sagesse. Cet Amour et cette Sagesse descendent en passant successivement à travers les autres hiérarchies, les Trônes, les Dominations... jusqu'aux Anges qui nous les transmettent sous forme de vie. Oui, ces énergies que nous recevons et qui font que nous sommes vivants, nous sont transmises par les Anges. Vous devez méditer sur les transformations de la quintessence divine à travers cette succession d'êtres qui s'échelonnent du Trône de Dieu jusqu'à nous.Et dans cette construction parfaite qu'est l'univers, chaque planète est aussi un transformateur spécial. Comme dans notre corps, où chaque organe envoie des énergies à un autre organe après les avoir transformées. Car ce sont les mêmes phénomènes que l'on retrouve dans l'homme et dans l'univers.”


“Votre avenir sera tel que vous êtes en train de le construire dans le présent. Donc, c'est «maintenant» qui compte. L'avenir est un prolongement du présent, et le présent n'est rien d'autre qu'une conséquence, un résultat du passé. Tout se tient: le passé, le présent, l'avenir ne sont pas séparés. L'avenir sera édifié sur les fondations que vous posez maintenant. Si ces fondations sont défectueuses, évidemment, inutile de s'attendre à un avenir exceptionnel; mais si elles sont solides, inutile aussi de s'inquiéter. Avec telles racines, vous aurez tel tronc, telles branches et tels fruits. Le passé est passé, mais il a mis au monde le présent, et le présent représente les racines de l'avenir. C'est donc maintenant que vous pouvez construire votre avenir en améliorant le présent.”


“Tous les événements qui se produisent dans votre vie doivent vous apprendre comment penser, comment agir, sur quoi compter, de quoi vous occuper... Tout doit servir à vous amener vers une compréhension beaucoup plus large, beaucoup plus vaste, beaucoup plus véridique. Tant que vous ne verrez pas cela, vous souffrirez. Habituez-vous donc à prendre les difficultés que vous rencontrez comme des occasions pour devenir meilleurs, plus sages, et surtout plus libres. A ce moment-là, au lieu de gémir, de vous sentir malheureux, vous remercierez le Ciel en disant: «O Seigneur Dieu, si c'est moi qui avais dû trouver les moyens de m'élever jusqu'à Toi, je ne crois pas que ce serait arrivé dans cette incarnation, ni même dans la prochaine. Mon Dieu, que Tu es bon, Tu veux me faire sortir des marécages où je pataugeais. Je Te remercie.» Et vous vous jetez sur toutes les difficultés qui se présentent pour les comprendre avec cette nouvelle lumière.”


“La pensée, la volonté, l'imagination : pour résoudre ses problèmes, l'être humain dispose de facteurs extrêmement efficaces. Mais comme il est habitué à n'avoir recours qu'à des moyens extérieurs, évidemment ces facultés ne se développent pas. Combien de gens disent : ”” La pensée, la pensée... mais j'ai essayé et il n'y a pas de résultats ! ”” Pourquoi ?.... Supposez que vous vouliez remédier par la pensée à une faiblesse physique ou psychique : pour la former, vous avez peut-être mis des siècles, plusieurs réincarnations ; alors, comment pouvez-vous imaginer qu'en vous décidant maintenant à vous concentrer dessus pendant deux ou trois minutes, vous allez vous en débarrasser ? Peut-être faut-il de nouveau des siècles ! Le monde psychique comme le monde physique est gouverné par des lois, et une de ces lois est que si pendant des années on n'a cessé d'accumuler des erreurs, on a besoin de beaucoup de temps et d'efforts pour les réparer. C'est logique. On peut tout de même accélérer le processus, mais à conition d'apprendre à travailler avec les moyens de la pensée, de l'âme et de l'esprit.”


“Combien d'hommes et de femmes ont mis fin à leurs jours alors que, comme on dit, « ils avaient tout pour être heureux » : la jeunesse, la beauté, l'intelligence, la richesse, une famille et des amis qui les aimaient. Ils avaient tout, sauf l'essentiel : le goût de vivre ; et cela, aucun des avantages qu'ils possédaient ne pouvait le leur donner. C'est donc dans l'homme lui-même qu'il faut d'abord changer quelque chose, c'est intérieurement qu'il doit chercher ce dont il a besoin. Lorsqu'on est capable de trouver le bonheur en soi-même, on sera fort dans n'importe quelle condition. Oui, dans les pires conditions, on pourra communier avec les entités célestes et se sentir comblé, rempli de lumière. Si la cause de votre bonheur est au-dedans de vous, rien ni personne ne pourra vous en priver. Le jour où vous arriverez à envisager les choses ainsi, ce sera pour vous le commencement de la liberté, de l'immortalité, de l'éternité.”


“La pensée est le résultat d'une action commune de l'intellect (principe masculin) et du cœur (principe féminin). La pensée est l'enfant de l'intellect, mais elle doit être aussi l'enfant du cœur, recevoir de lui la douceur et la tendresse. Cet enfant sera alors bénéfique pour tous. Nous sommes très prolifiques, sans cesse nous créons des pensées; mais nous les envoyons dans l'espace sans nous préoccuper de savoir si elles seront utiles ou nuisibles, capables de nous libérer et de libérer les autres, ou le contraire... Inconsciemment nous préparons ainsi le moment où tous les êtres que ces pensées auront touchés viendront nous réclamer de payer les dégâts qu'elles auront produits. Chaque pensée qui sort de nous est imprégnée de notre magnétisme, de notre fluide, de notre parfum, et fatalement elle nous revient un jour. Et alors, ce sont des pleurs et des grincements de dents, ou bien des réjouissances et des festins.”


“La communion des chrétiens rappelle le dernier repas que Jésus prit avec ses disciples lorsqu'il leur donna le pain et le vin en disant : ” Prenez, ceci est mon corps ”... ”Prenez, ceci est mon sang. ” Le pain et le vin sont les symboles des deux principes universels masculin et féminin. C'est pourquoi l'Eglise catholique commet une erreur en ne donnant la communion aux fidèles que sous l'espèce du pain, le principe masculin, en négligeant le principe féminin, le vin... Vous direz que ce n'est pas tellement important : puisque la communion est un acte symbolique, l'hostie que le prêtre met dans le ciboire peut aussi bien représenter à la fois le corps et le sang du Christ. Eh non, au contraire, dans un acte symbolique on doit considérer tous les aspects afin d'en approfondir le sens exact. L'important, ce n'est pas que les fidèles avalent une hostie ou un morceau de pain et boivent une gorgée de vin ; cet acte, pris matériellement, ne changera rien. L'important, c'est qu'ils comprennent le symbole. Et si dans sa représentation le symbole est mutilé, leur compréhension aussi sera mutilée.”


“Jésus a dit : ” Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, de toute ta force. ” Ce qui signifie que c'est à Lui que nous devons donner la première place dans notre existence, à Lui que nous devons consacrer tout notre être. Pourquoi ? Parce que cet amour pour Dieu nous donnera tout : la sagesse, la puissance, la liberté, la beauté, la santé, et aussi l'amour. Oui, car c'est en aimant Dieu que nous nous ouvrons pour recevoir son amour en retour."; Alors, chaque jour, plusieurs fois par jour, nous devons, au moins pour quelques minutes, nous efforcer de sortir de nous-même pour nous fondre dans cette immensité d'où nous viennent la vie et toutes les bénédictions. Aucun amour ne dépasse l'amour de Dieu, aucun amour ne peut nous donner quelque chose d'aussi essentiel. Grâce à cet amour qui nous vient de la Source divine, nous apprendrons à mieux aimer les autres et à mieux recevoir leur amour.”


“Il arrive que des hommes et des femmes, après avoir gaspillé, la plus grande partie de leurs facultés et de leurs énergies dans une vie désordonnée, décident de fonder un foyer. Ils n'ont plus rien à apporter à une famille, mais ça ne fait rien, ils se marient et ils ont des enfants. Eh bien, c'est à peu près ce qui se passe avec certains qui se décident à servir Dieu. Pendant des années ils se sont amusés, ils ont goûté sans mesure à tous les plaisirs de la vie, et lorsqu'ils n'ont plus d'énergies pour continuer à mener cette existence, ils décident que c'est le moment de se mettre au service du Seigneur. Mais que peut faire le Seigneur avec une armée d'invalides, d'éclopés et de gâteux? Il ne faut pas attendre d'être vieux, usé, incapable, pour servir le Seigneur. C'est quand on est jeune, beau, rempli de forces, qu'on doit se maîtriser, avoir une discipline, un idéal et consacrer sa vie au Ciel. Le Ciel se penche alors sur de pareils êtres pour déposer en eux sa sagesse et son amour. Il ne les abandonne pas et il leur donne les possibilités de mener à bien toutes leurs entreprises.”


“Si vous êtes, admettons, employé de l'Etat, fonctionnaire, vous êtes protégé par lui et on ne peut pas vous attaquer sans que vous soyez défendu par cette autorité qui veille sur vous. De même, celui qui se met au service du Ciel, qui veut travailler pour la Cause divine, devient un employé dans cette organisation sublime. Un ange le protège et les âmes du monde entier sont obligées de l'aider, de prendre soin de lui, et sa vie devient magnifique car il est membre de la grande famille universelle. Alors, décidez-vous à entrer au service du Ciel pour la réalisation du Royaume de Dieu et sa Justice dans le monde: une grande protection s'étendra sur vous, des êtres invisibles marcheront à vos côtés en vous donnant leur lumière et leurs bénédictions.”


“Observez-vous: êtes-vous tellement heureux quand vous avez obtenu ce que vous souhaitez? Etes-vous vraiment satisfait? Non. Alors, quelle conclusion pouvez-vous en tirer? Que vous devez nourrir des désirs irréalisables, car c'est ainsi que vous serez toujours dans le bonheur: à cause de ces désirs. Comment expliquer cela? Par le fait que dans ses pensées, dans ses désirs l'homme a des possibilités infinies, car dans le monde de l'âme et de l'esprit il n'y a pas de limites. Si l'homme sent des limites, c'est qu'il s'est lui-même limité. Vous devez donc nourrir des rêves irréalisables, et grâce à votre vie spirituelle vos désirs et vos pensées deviendront tellement purs et lumineux qu'ils monteront très haut dans l'espace où ils toucheront des êtres, des éléments correspondant exactement à leur nature; peu à peu vous les attirerez à vous et vous serez toujours dans la joie.”


“Il faut apprendre à cultiver le contentement. Toutes ces critiques, ces insatisfactions, ces révoltes auxquelles les humains se complaisent sont très mauvaises pour eux. Elles sont l'expression d'un manque d'amour. Qu'est-ce que le contentement ? D'abord il faut savoir qu'il ne peut être basé sur le sentiment, car le cœur n'est heureux que lorsqu'il a tout ce qu'il désire, ce qui n'arrive que de temps à autre, et pour un moment. Le sentiment n'est donc pas une base très sûre. Le contentement dont je vous parle doit être fondé sur l'intelligence, la raison, la pensée ; et même si à ce moment-là votre cœur reste insatisfait, en peu de temps votre bon raisonnement chassera les nuages. Il faut savoir qu'un mécontentement prolongé, conscient ou inconscient, désagrège, abîme quelque chose dans l'être et le pousse à agir négativement. La meilleure méthode pour anéantir les mauvaises conséquences du mécontentement, c'est de remercier le Seigneur, la nature, les humains, remercier sans arrêt, plusieurs fois par jour, même s'il n'y a pas de raison de remercier. Le remerciement est le meilleur antidote contre le poison provoqué par le mécontentement.”


“Ne vous préoccupez pas de savoir si celui que vous aimez est aussi celui qui vous aime. Pourquoi? Parce que l'amour circule, il va de l'un à l'autre: on le reçoit, on doit le donner. Ce que vous donnez à l'être que vous aimez, il le donne à son tour à l'être qu'il aime, et ainsi se forme une chaîne, un courant qui part de vous et vous revient à travers des milliers d'êtres. Ceux qui se contentent de se renvoyer mutuellement leur amour ne font pas circuler le courant, au contraire, ils le coupent. Et voici encore une image. Représentez-vous les humains comme des alpinistes faisant partie d'une seule et même cordée. Il faut que chacun avance et que la corde reste tendue. Si vous dites à celui qui marche devant vous: «Je t'aime, retourne-toi vers moi», vous entravez la marche de toute la colonne. Se retourner pour aller vers l'autre, c'est reculer, c'est détendre la corde, c'est empêcher ceux qui sont devant de continuer à monter, et ceux qui sont derrière de poursuivre leur route. Chacun doit marcher dans le sens du déplacement de toute la chaîne. Nous n'avons pas à nous arrêter pour nous regarder et nous parler; nous devons toujours monter sans répit, sans défaillance, vers le sommet.”


“Vous cherchez l'amour et vous croyez qu'il va vous venir de l'extérieur sous la forme d'un être qui sera exactement comme vous l'attendez : agréable, beau, généreux, patient... parfait, quoi ! Vous, vous êtes ronchon, égoïste et coléreux, mais l'amour doit se présenter à vous sous la forme d'un ange ! Eh bien, non, ce n'est pas ainsi que les choses se passent. Car votre amour ne sera rien d'autre que le reflet de vous-même. Si vous ne vous êtes pas ouvert au monde divin, vous aurez beau tenir un"; ange ou un archange dans vos bras, vous ne sentirez rien de sa splendeur. Et ce que je vous dis là n'a rien d'extraordinaire. Combien de fois dans la vie courante on a pu observer que, malgré l'affection que leur portait leur famille, leur entourage, certaines personnes se sentaient complètement isolées et même persécutées par le monde entier ! Eh oui, il n'est pas donné à tous de sentir et d'apprécier l'amour des autres."; L'amour est une qualité de la vie divine. C'est pourquoi vous ne trouverez véritablement l'amour que si vous parvenez à faire couler cette vie en vous, une vie purifiée, illuminée grâce à votre travail spirituel.”


“Quelqu'un vient auprès de vous et vous dit : ” Oh, quel magnifique violon tu as là ! S'il te plaît, donne-le-moi. ” Si vous êtes sage, vous direz : ” Non, je ne te donnerai pas mon violon, il est à moi, mais viens chaque jour et je jouerai pour toi. ” Mais êtes-vous sage ? Combien d'hommes et de femmes donnent leur violon - leur cœur - et ensuite ne l'ayant plus, ils pleurent : ” Qu'as-tu fait de mon cœur ? ” Il ne fallait pas donner son cœur. Eh oui, une jeune fille donne son cœur à un garçon, mais comme c'est un maladroit, il le laisse tomber, alors voilà le cœur cassé et elle pleure. Si elle avait été intelligente, elle aurait compris que le garçon, qui avait déjà un cœur, n'avait pas besoin d'en posséder un second. Nous disons en Bulgarie : “ On ne peut pas porter deux pastèques sous le même bras. ” Gardez donc votre cœur. Donnez aux autres vos bons sentiments, mais gardez votre cœur. Donnez-le seulement au Seigneur qui, Lui, ne le laissera pas tomber.”


“Si vous prenez, vous devez donner. Et même si vous ne prenez pas, vous devez aussi donner! Pourquoi? Parce que de cette façon vous déclenchez un mouvement, et vous recevez quelque chose en retour. Mais commencez au moins par apprendre à donner lorsque vous avez pris, ce sera déjà un progrès. Révisez vos relations avec les êtres qui vous entourent, examinez très sincèrement comment vous vous comportez avec vos parents, vos enfants, vos amis, la société, mais aussi avec la nature, et enfin avec Dieu. Vous verrez que vous avez pris des quantités de choses aux créatures visibles et invisibles sans vous préoccuper de rendre quoi que ce soit. Donc, vous avez des dettes. Eh bien, sachez que c'est pour payer toutes ces dettes que vous vous réincarnez. Tous, sans exception, nous avons un karma à régler. Est-ce un karma individuel ou un karma collectif, peu importe. Il y a des karmas personnels ainsi que des karmas sociaux, nationaux, raciaux, mais il n'est pas tellement nécessaire de se poser la question: il faut payer ses dettes, c'est tout, parce que c'est la justice. Et quand vous entendez le mot «justice», il faut que tout votre être frémisse à la pensée que ce mot contient tous les secrets de l'équilibre universelle.”


“Quand vous voyez un être souffrir, vous ignorez si ces souffrances lui sont infligées par la Justice divine ou si ce sont des souffrances auxquelles il a lui-même librement consenti. Comment savoir si quelqu'un est puni, ou s'il a choisi de se sacrifier ? Beaucoup disent : ” Cet homme est bon, honnête, et s'il souffre, c'est certainement que dans une incarnation antérieure, il a commis des erreurs qu'il doit maintenant réparer ”, et ils ne font rien pour l'aider. Mais peut-être se trompent-ils... Les humains sont extraordinaires : quand ils souffrent, eux, ils pensent évidemment que cette souffrance est injuste, ils ne la méritent pas, alors qu'ils trouvent toujours une justification à la souffrance des autres. Eh bien, désormais, c'est le contraire qu'il faut faire : quand vous souffrez, dites-vous que cette souffrance est certainement justifiée ; mais quand les autres souffrent, pensez qu'ils ne sont pas coupables et qu'ils méritent votre compréhension et votre aide. Cette façon de faire vous aidera énormément à évoluer.”


“On ne peut pas échapper à la justice divine et on ne peut pas non plus la contourner. C'est pourquoi il est inutile d'aller consulter des astrologues, comme le font certains, pour qu'ils vous préviennent des pertes et des accidents auxquels vous êtes exposé. Quoi que vous fassiez, vous n'éviterez rien : on n'échappe pas au destin par des ruses. La seule chose que vous puissiez faire, c'est de travailler avec la lumière afin que, le jour où ces épreuves arriveront, vous ayez la possibilité de mieux les supporter. Vous savez, par exemple, que vous allez avoir une grave maladie : eh bien, en menant une vie raisonnable, en purifiant et en renforçant votre organisme, vous préparez des armes pour lutter. Vous n'aurez pas la possibilité d'éviter cette maladie, mais le jour où elle se déclarera, vous pourrez limiter ses ravages. Cette loi est valable dans tous les domaines : les efforts que vous faites pour vous renforcer, vous purifier, vous permettront toujours d'affronter les épreuves dans de meilleures conditions.”


“Celui qui croit pouvoir échapper à ses responsabilités et à ses obligations pour goûter une vie plus agréable ne connaît pas les lois sévères qui régissent la destinée. Une femme pense : ” Mon mari, quel homme ennuyeux ! Je veux en trouver un autre plus distrayant, plus amusant... ” Elle le trouve, et abandonne son mari qu'elle fait évidemment souffrir. Mais bientôt, avec le deuxième, c'est peut-être elle qui souffrira bien davantage..."; Il n'est pas absolument interdit de quitter un mari ou une femme, mais pas avant d'avoir réglé honnêtement les problèmes qui se posent. Et c'est vrai pour toutes les situations. On croit facile de couper un lien, de rompre un engagement, d'abandonner une responsabilité. Mais ce qui paraît à première vue facile est en réalité extrêmement difficile, et inversement. Si vous acceptez les difficultés, vous sentirez s'éveiller en vous des énergies insoupçonnées, le Seigneur enverra des anges pour vous aider. Mais si vous choisissez la route facile, vous aurez aussi pour compagnons des anges, mais d'une autre espèce... des anges justiciers.”


“Lorsque les humains parlent du diable, ils ne savent pas très bien à quelle réalité universelle et psychique correspond ce mot. Le diable n'existe pas en tant qu'entité individuelle, s'opposant à Dieu comme un égal. Ceux qui prétendent qu'il leur est apparu n'ont fait que l'imaginer. Comme il existe des esprits de la lumière, il existe des esprits des ténèbres, et c'est cette collectivité d'esprits ténébreux qu'on appelle le diable. Le diable n'existe pas comme une entité séparée de Dieu et qui s'opposerait à Lui, mais il est une force collective qui est nourrie, renforcée par les pensées, les sentiments et les actes négatifs des humains."; Et on peut dire aussi que le diable est une partie de l'homme lui-même : son moi inférieur. Comment s'est-il formé ? C'est l'homme qui, au cours de ses réincarnations, n'a cessé de l'alimenter par ses faiblesses et ses vices, obstruant ainsi la route du Ciel. Mais il existe aussi en l'homme une entité lumineuse, son Moi supérieur, qu'il a formée grâce à des pensées, des sentiments et des actes inspirés par la bonté, la générosité, l'amour, le sacrifice. Alors, si les humains s'efforçaient de mettre de l'ordre dans leur vie intérieure, le diable disparaîtrait.”


“Quels que soient les succès, les victoires que vous remportez dans votre vie intérieure, restez modeste. Et pour rester modeste, vous devez penser que ce n'est pas à vous qu'en revient le mérite, mais au Seigneur qui vous a donné ces dons, ces qualités pour franchir les obstacles. Donc, chaque fois que vous remportez un succès, dites: «Ce n'est pas à moi, Seigneur, ce n'est pas à moi, mais c'est à ton Nom que revient cette gloire.» Sinon vous risquez de tomber dans les pièges de l'orgueil et de la vanité, comme c'est déjà arrivé à beaucoup. Alors, quand on vous félicite, qu'on vous dit que vous êtes magnifique, extraordinaire, répétez cette formule: «Ce n'est pas à moi, Seigneur, c'est à ton Nom que revient cette gloire.» Sans le vouloir, les autres peuvent vous tendre des pièges; ils vous disent tellement que vous êtes ceci et cela que vous finissez par le croire, et c'est dangereux. Il faut travailler pour la gloire de Dieu, et si l'on vous donne des louanges, reportez ces louanges sur Lui. C'est d'après cette attitude-là que le Ciel voit si vous êtes un véritable serviteur de Dieu. Quant à vous, sachez que votre véritable gloire n'est pas votre gloire personnelle, mais la gloire de Dieu.”


“Lorsqu'on attend tout du monde extérieur, que ce soit des êtres ou des choses, on a toujours besoin de recevoir... Et même de prendre, car lorsqu'on ne reçoit rien de ce qu'on attendait, on cherche à l'obtenir par tous les moyens, même les plus illicites. Et voilà le mauvais côté. Tandis que si on pense qu'on possède tout en soi-même, on se sent tellement riche que ça déborde, et on éprouve sans cesse le besoin de donner aux autres quelque chose de ses trésors afin de s'alléger. Apprenez donc à chercher les richesses en vous-même. Au début, peut-être, vous ne trouverez pas grand-chose, mais peu à peu vous serez même ébloui de ce que vous arriverez à découvrir. Et c'est en ayant toujours ce besoin de donner que vous vous approcherez de la Divinité.”


“Pour la majorité des humains, le bonheur c'est d'être aimé. Bien sûr, ils sont quand même d'accord pour aimer un peu eux aussi, mais ils croient que le plus important, c'est d'être aimé. La preuve : pourquoi souffrent-ils tellement lorsqu'ils découvrent que celui ou celle qu'ils aiment ne leur rend pas cet amour, ou ne le leur rend pas autant qu'ils le souhaiteraient ? Pour être heureux, ils attendent que l'amour leur vienne de l'extérieur. S'il ne vient pas ou s'il leur est retiré, ils se sentent privés ; ils ne croient pas à leur propre pouvoir, à leur propre force d'aimer, ils ont besoin que l'amour leur soit donné par quelqu'un d'extérieur à eux. En réalité, pour trouver la paix et la joie, il ne faut plus attendre que l'amour nous vienne des autres, mais nous décider à ne compter que sur notre amour à nous ; car en nous se trouve la source de l'amour, et elle est inépuisable.”


“Que chacun sache qu'il dispose de certains pouvoirs que la nature lui a donnés, et que ces pouvoirs font de lui l'artisan de son avenir. Les Seigneurs des destinées lui disent: «Fais ce que tu veux, mais attention, tout ce que tu feras aura des conséquences. Si tu souhaites l'argent, le succès, le pouvoir, il est possible de les obtenir, mais sache qu'ils ne durent pas longtemps, et aussi que cela te lie et que tu seras obligé de devenir l'esclave de tous les êtres qui en disposent.» Jésus disait: «Le Prince de ce monde vient, mais il n'a rien en moi.» Cela signifie que le Prince de ce monde dispose des richesses et de la gloire, et il les distribue à ceux qui se mettent à son service. Jésus n'avait rien de commun avec lui, car il ne tenait rien de lui, il était libre. Ce passage des Evangiles est très profond. Oui, si vous vous concentrez sur les acquisitions matérielles, vous entrez en relation avec le Prince de ce monde, parce que c'est lui qui en dispose et qui les distribue. Donc, directement ou indirectement, c'est à lui que vous les demandez; il se peut qu'il vous les donne, mais en échange vous devrez lui céder ce que vous possédez de plus précieux: votre liberté. Donc, attention!”


“La nature des forces que vous déclenchez par vos pensées et vos sentiments, voilà ce qui doit être la préoccupation essentielle de votre existence. C'est pourquoi efforcez-vous de consacrer chaque jour quelques minutes au moins à une activité qui lie votre pensée aux réalités les plus sublimes. Choisissez une occupation qui vous oblige à attirer et à garder les images les plus belles, les états de conscience les plus élevés, considérez cette occupation comme le moment le plus important de votre journée, que d'elle dépendent votre avenir, votre salut. Même si vous ne voyez pas tout de suite les conséquences bénéfiques de ces activités, continuez, elles vous apparaîtront un jour: peu à peu vous vous sentirez habité par quelque chose de très grand, de très pur et, quoi qu'il vous arrive, cette présence en vous, vous rendra la lumière, la joie et la paix.”


“«Seigneur, j'aime ta sagesse, j'ai foi en ton amour, j'espère en ta puissance.» Vous récitez cette prière sans en avoir encore bien approfondi le sens. Lorsque vous dites au Seigneur: «J'aime ta sagesse», votre amour rencontre la sagesse de Dieu et vous l'attirez en vous. Lorsque vous dites: «Je crois en ton amour», votre foi se lie à l'amour divin et Dieu vous aime parce que vous croyez en Lui. Quand vous dites: «J'espère en ta puissance», votre espérance se lie à la puissance de Dieu qui vous protège à cause de votre espoir. Pour attirer la sagesse, l'amour et la puissance de Dieu, nous devons donc travailler avec ces trois vertus: l'amour, la foi, l'espérance. Ces trois vertus sont liées en nous au cerveau, aux poumons et à l'estomac, et elles peuvent en améliorer l'état. Pour votre estomac augmentez votre espérance, pour vos poumons augmentez votre foi, et pour votre cerveau augmentez votre amour, car c'est par l'amour que l'on comprend la sagesse. La santé physique dépend aussi de la vie spirituelle. Alors, habituez-vous à répéter cette formule: «Seigneur, j'aime ta sagesse, j'ai foi en ton amour, j'espère en ta puissance.» Le fonctionnement de votre cerveau, de vos poumons et de votre estomac s'améliorera aussi.”


“Le bien et le mal n'existent pas comme deux forces indépendantes qui ne cessent de s'affronter. Le bien et le mal sont deux courants attachés à une instance supérieure: Dieu. Ils sont comme ses deux mains, et parfois une main frappe l'autre... Le problème du bien et du mal ne pourra jamais être résolu dans le plan physique, car l'origine de ce qui unit ces forces contraires est en haut. En regardant ces forces depuis le plan qui est le nôtre, on voit seulement qu'elles s'opposent, et on ne comprend pas. Notre travail est donc de nous élever jusqu'à cette troisième instance qui sait utiliser les deux autres, dans un but que ces deux autres justement ne connaissent pas. Oui, le bien ne connaît pas tout, et le mal non plus, évidemment. Celui qui connaît tout est au-dessus du bien et du mal. C'est le Seigneur. Alors adressez-vous à Lui, et dites-Lui: «Seigneur, Toi qui as créé tant de choses si belles, si vastes et si profondes, Tu me vois perdu au milieu d'elles! Je n'arrive pas à y voir clair avec mon intelligence limitée. Envoie-moi tes Anges afin qu'ils me disent comment comprendre et comment agir.»”


“On considère généralement la vie et la mort comme des manifestations d'égale puissance, et même certains ont tendance à penser que la mort est plus forte que la vie. Non. En apparence, bien sûr, on voit toujours la mort lutter contre la vie et finir par prendre le dessus. Mais en réalité, devant les puissances de la vie, la mort ne peut pas grand-chose. Observez bien, et vous verrez que partout, partout, il n'y a que la vie qui se manifeste. Quand la mort apparaît de temps en temps, par-ci par-là, elle entraîne seulement un changement dans le décor, tandis que la vie, elle, continue sans interruption... Si la mort était plus puissante que la vie, il ne resterait plus rien de vivant dans l'univers. Or, la vie est partout et la mort nulle part. Les puissances de la vie sont toujours supérieures à celles de la mort.”


“Dans la vie spirituelle, il existe une règle qui veut que lorsqu'on reçoit une vérité, on commence par la vivre avant d'en parler et de la répandre autour de soi. Oui, vous devez d'abord expérimenter une vérité, faire des exercices avec elle, au point qu'elle devienne enfin chair et os en vous, qu'elle ne fasse plus qu'un avec vous. Si vous commencez à prêcher dès le lendemain une vérité que vous venez à peine de recevoir, vous la perdrez. Il faut garder un certain temps les vérités en vous, sans rien dire, et vivre avec elles, les faire vôtres, pour qu'elles vous apportent des forces et vous aident à triompher des épreuves que vous aurez à traverser. A ce moment-là non seulement elles ne vous quitteront plus, mais quand vous en parlerez aux autres, elles auront une telle force, une telle puissance à cause de votre accent de sincérité, que vous arriverez à les leur faire partager.”


“Pour la Science initiatique, le 2 n'est pas 1 + 1, comme en arithmétique, mais le 1 qui, pour créer, s'est polarisé en deux principes positif et négatif. Seulement, pour bien comprendre ici les termes «positif» et «négatif», il ne faut pas leur donner une signification morale (est positif ce qui est bon, et négatif ce qui est mauvais). Il faut les interpréter en se souvenant que ces termes appartiennent d'abord au vocabulaire des sciences physiques. Une prise électrique, par exemple, est polarisée en positif et négatif. Lorsqu'on transpose ces termes du domaine des forces de la nature dans le plan psychique ou spirituel, on applique le caractère positif, émissif au principe masculin, et le caractère négatif, réceptif, au principe féminin. Que ce soit dans la création ou chez les créatures, tous les aspects de la vie sont gouvernés par le nombre 2. Mais on ne peut comprendre le 2 qu'en gardant la conscience du 1. Il existe une réalité unique, mais le 1 se polarise et tout le reste découle de cette polarisation. L'essentiel pour nous est de comprendre la nature de ces deux pôles, et comment ils travaillent ensemble. Si leurs relations sont harmonieuses, on peut dire qu'il y a réellement polarisation: il se passe quelque chose d'analogue aux signes d'amitié que des personnes s'envoient, de près ou de loin.”


“Le véritable christianisme est d'abord un travail de l'esprit : la prière, la méditation, la contemplation. Malheureusement, depuis longtemps, les chrétiens n'ont plus pour idéal celui de Jésus, mais celui de l'Eglise. Ils ont négligé les grandes vérités, les prescriptions les plus importantes des Evangiles ; et pour les remplacer par quoi ? Jésus disait : ” Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait ”. Ces quelques mots sont parmi les plus essentiels qui aient été dits sur la prédestination divine de l'homme. Mais est-ce de cela que l'Eglise se préoccupe réellement ? Non, et si quelqu'un, inspiré par l'esprit des Evangiles, décide de travailler à se rapprocher de la perfection du Père Céleste, il y aura toujours des prêtres, des pasteurs, pour dire : ” Mais quel orgueil ! C'est insensé ! ” Car bien sûr, l'enseignement de Jésus sur la perfection conduit à l'orgueil et à l'insanité ! D'après eux, il faut être humble et raisonnable : aller le dimanche à la messe, prendre un peu d'eau bénite, marmonner quelques prières, recevoir l'hostie et donner quelques sous. Que l'on rentre chez soi toujours aussi méchant ou malhonnête, ça n'a pas d'importance. Eh oui, malheureusement, la meilleure preuve que cette compréhension des Evangiles est insuffisante, c'est que les humains ne deviennent pas meilleurs.”


“Par combien de révolutions l'histoire a été traversée ! Combien de fois les humains ont fait l'expérience des changements ! Mais la situation ne s'est jamais vraiment améliorée. Pourquoi ? Parce que, malgré ces changements, les humains ne sont pas sortis du cercle vicieux de leurs convoitises et de leurs instincts mal maîtrisés. Tant qu'il n'y a pas d'amélioration dans les mentalités, aucune situation ne s'améliorera vraiment. Il faut sortir de la région des appétits inférieurs ; à ce moment-là, oui, les changements seront de véritables améliorations. Mais si on utilise les mêmes matériaux défectueux, avec les mêmes éléments viciés, quelles que soient les combinaisons que l'on envisage, l'humanité continuera à vivre dans les mêmes désordres et les mêmes tribulations.”


“Si vous travaillez pour la vérité, pour la lumière, pour le Royaume de Dieu, quoi qu'il vous arrive, quoi qu'on vous dise, et quelle que soit la façon dont on vous traite, vous ne devez ni avoir peur ni vous décourager: parce que vous êtes sur le bon chemin, c'est sûr et certain. Si vous reculez, cela prouve que votre but n'était pas vraiment désintéressé. Si vous ne voulez rien risquer pour le Ciel, c'est que vous ne travaillez pas pour lui, mais pour vous-même. Tous ceux qui ont travaillé pour la réalisation des grands projets du Seigneur, n'ont jamais reculé, jamais, quoi qu'il arrive. On pouvait les persécuter, les mettre à mort, ils se moquaient de tout cela, ils savaient qu'ils étaient immortels et qu'un jour leur travail serait reconnu.”


“Si on mettait sur un plateau de la balance ce que l'on gagne et sur l'autre plateau ce que l'on perd en s'abandonnant aux plaisirs, on découvrirait que les pertes sont immenses et les avantages presque nuls. Il ne vaut donc pas la peine de sacrifier tellement d'énergies précieuses à des sensations agréables, car ces sensations s'effacent ou s'oublient (ce qu'on a mangé hier ne vaut plus pour aujourd'hui) ; et si c'est sur elles qu'on fonde son existence, on se prépare un avenir de pauvreté. Tandis que si on fait un effort pour refuser certains plaisirs, on souffre un moment, bien sûr, mais on se prépare un avenir magnifique ; donc, on perd quelques sensations, mais on gagne son avenir. Ceux qui ne réfléchissent pas disent : « Pourvu que j'aie le plaisir, je suis heureux ! » Oui, mais ils n'ont plus d'avenir. Prenons l'exemple de l'alcoolique ou du joueur : ils ont besoin des sensations que l'alcool et le jeu leur procurent là, dans l'instant. Mais au moment où ils s'arrêtent de boire ou de jouer, dans quel état sont-ils ? et qu'est-ce qui les attend ?”


“Pour progresser, nous sommes tous obligés d'accepter les travaux et les expériences de ceux qui nous ont précédés. Prenons un exemple très simple: un étudiant en chimie. Il commence par étudier tout ce qui a été découvert dans cette science depuis l'origine jusqu'à aujourd'hui et ensuite, s'il en est capable, il ajoutera ses propres découvertes. S'il refuse de se pencher sur les découvertes des autres, il sera obligé de repartir à zéro pour trouver lui-même que l'eau est composée d'une molécule d'oxygène et de deux molécules d'hydrogène, et ce n'est pas intelligent. Eh bien, quand il s'agit de vérités tellement plus importantes que la composition de l'eau, ce n'est pas intelligent non plus de n'accepter l'expérience de personne. Combien pensent qu'ils pourront acquérir toutes les connaissances indispensables pour la vie sans avoir besoin de consulter les Sages, les Initiés, les grands Maîtres! Et c'est ainsi qu'ils vont se casser la tête pendant des années pour résoudre des problèmes qui ont déjà été résolus depuis longtemps.”


“C'est le fait de vibrer à la même longueur d'onde qui rapproche deux êtres et leur permet de se connaître. Et c'est aussi cela, l'amour. L'amour comme la connaissance est le résultat d'une fusion: deux êtres qui vibrent à la même longueur d'onde. Donc, on peut dire que la véritable connaissance est la conséquence du véritable amour, et que le véritable amour n'est rien d'autre qu'un accord entre deux longueurs d'onde.”


“Révéler aux humains leurs réincarnations n'est ni pédagogique, ni psychologique. Bien sûr, pour leur évolution le moment viendra où chacun devra s'occuper de cette question, mais pas avant d'acquérir une certaine maîtrise intérieure. Imaginez que l'on vous révèle que telle personne de votre entourage ou même de votre famille a été, dans le passé, votre plus grand ennemi, qu'elle vous a persécuté, massacré, comment réagirez-vous? Eh oui, si on rencontre dans cette vie telle ou telle personne, si on appartient à telle ou telle famille, c'est qu'on a des problèmes à régler avec ces personnes ou avec les membres de cette famille. Et ceux à qui on révèle qu'ils ont été dans le passé des personnages puissants ou glorieux, seront-ils assez raisonnables pour ne pas manifester des prétentions excessives? Si vous êtes faible, si vous ne savez pas vous contrôler, qu'est-ce que ça va donner? Certaines révélations sont dangereuses, car elles risquent de troubler les êtres ou d'éveiller en eux des désirs de vengeance ou des ambitions qui entraveront leur évolution. S'il était tellement important de connaître ses réincarnations, pourquoi la Providence les cache-t-elle maintenant aux humains? Justement, parce qu'elle est prévoyante: elle a voulu les laisser dans l'ignorance pour qu'ils puissent mieux réparer leurs erreurs du passé.”


“Ne croyez pas que lorsque vous serez dans l'autre monde vous allez y acquérir les qualités que vous n'avez pas su manifester dans celui-ci! Si vous étiez méchant, déraisonnable et égoïste ici sur la terre, vous le resterez là-bas aussi. Dans l'autre monde on ne s'améliore pas; dans l'autre monde on vérifie seulement, on constate, on prend conscience de ses erreurs, de ses lacunes ou au contraire de ses actes justes et bons. C'est ici, sur la terre, que l'on s'instruit. Et si on n'a pas commencé à s'instruire ici, ce n'est pas de l'autre côté qu'on commencera à le faire. De l'autre côté, je le répète, on constate seulement, et on ne peut rien faire, on ne peut plus corriger quoi que ce soit. On voit, par exemple, qu'on était jaloux, orgueilleux, coléreux, craintif, et on ne peut rien y changer. Pour changer quelque chose, il faut redescendre sur la terre et travailler à réparer toutes ses erreurs et à s'améliorer.”


“Lorsque vous avez la sensation d'être envahi par des forces, des entités qui saccagent vos jardins intérieurs, volent vos richesses, éteignent vos lumières, c'est que vous n'avez pas su vous lier au Ciel. Vous vous plaignez: «Je ne sais pas ce qui se passe en moi. Je me sens troublé, tiraillé...» Et pour sortir de cet état, vous irez chez le médecin, vous essaierez de vous distraire, mais ce n'est d'aucune efficacité pour se débarrasser de ces êtres obscurs et malfaisants. Pour leur échapper, il n'existe pas d'autres moyens que de chercher à entrer en relation avec les entités célestes, de leur ouvrir votre cœur, votre intellect, votre âme, votre esprit, afin que leur lumière et leurs bénédictions descendent en vous, qu'elles vous purifient, qu'elles vous nourrissent. Les créatures inférieures ne peuvent plus avancer contre un courant puissant qui vient des régions célestes: elles sont refoulées.”


“Quand il le juge nécessaire, un Maître peut chasser les entités malfaisantes qui se sont emparées d'un être humain: il accepte la lutte contre ces entités et il triomphe. Seulement voilà, lorsqu'on fait sortir des esprits mauvais du corps d'un possédé, ils vont essayer de trouver une autre demeure. Même les Evangiles nous présentent ce cas: lorsque Jésus a chassé les démons du corps de l'homme de Gérasa, ils rapportent que ces démons le suppliaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Alors, Jésus les fit entrer dans un troupeau de pourceaux qui se trouvaient là, et ces pourceaux se précipitèrent dans la mer où ils se noyèrent. On peut donc chasser les esprits, mais ils entreront ailleurs, chez d'autres. C'est pourquoi l'exorcisme est une question qu'il faut étudier avec beaucoup de soin.”


“A la différence de la justice humaine, la Justice divine ne juge pas seulement les actes, mais aussi les pensées, les sentiments, les intentions. Vous avez consciemment donné de mauvais conseils à quelqu'un, vous l'avez poussé à la révolte, au désespoir, quel tribunal sur la terre peut condamner une pareille conduite? Aucun, car matériellement, objectivement, on ne peut rien vous reprocher. Si cette personne va chez le juge en disant: «Regardez dans quel désespoir cet individu m'a plongée», le juge lui répondra que son cas n'est pas prévu par le code, qu'il ne peut rien faire pour elle. Combien de gens, sachant qu'il n'y a aucun tribunal pour punir les mauvaises pensées, les mauvais sentiments, les mauvaises intentions et les paroles mensongères, sont assez rusés pour être impeccables dans le domaine des actes et ne pas être pris! Il y a des milliers de façons de faire le mal sans tomber sous le coup de la justice humaine. Mais on n'échappe pas à la Justice divine.”


“Il y a des moments dans la vie où vous vous sentez heureux, comblé, rien ne vous manque... Et le moment suivant, tout d'un coup, vous avez l'impression d'être dépossédé, abandonné. Vous direz: «C'est parce que la sensation précédente était une illusion.» Non, c'était une réalité, mais d'une autre nature, une réalité que vous n'avez pas suffisamment su apprécier pour la conserver. C'est maintenant que vous êtes dans l'illusion en pensant que vous êtes pauvre et abandonné. L'homme n'a que très peu de pouvoir sur le monde extérieur, c'est entendu, mais sur son monde intérieur il est tout-puissant. Puisque votre monde intérieur est aussi vaste que l'univers, visitez-le, explorez-le, vous comprendrez alors que vous n'êtes jamais seul et que vous possédez de grandes richesses, parce que vous êtes l'héritier du Père Céleste et de la Mère Divine, la Nature.”


“Il est dit dans les Evangiles: «De faux prophètes viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.» Pour interpréter correctement ces paroles de Jésus, il faut être capable d'un véritable discernement et d'une grande largeur d'esprit. Sinon, c'est tellement facile ensuite de se servir de cette phrase pour appeler faux prophètes tous ceux qui apportent de nouvelles lumières afin de faire avancer l'humanité! En réalité, Dieu n'a jamais cessé d'envoyer ses fils sur la terre. L'Eglise ne veut pas les reconnaître? Eh bien, qu'elle ne les reconnaisse pas! Cela n'empêchera pas Dieu, qui n'a pas à tenir compte des points de vue de l'Eglise, de continuer à envoyer de grands êtres porteurs d'amour et de lumière. Quelle tristesse et quelle étroitesse de penser qu'avant et après Jésus, les grands fondateurs de religions n'ont été que des imposteurs ou des égarés qui induisaient l'humanité en erreur! Dieu est amour, et parce qu'Il est amour Il a toujours envoyé à ses enfants des prophètes, des Initiés, des grands Maîtres qui ont fait le sacrifice de renoncer aux joies du Paradis pour les aider. Il en enverra encore d'autres, et c'est à leurs fruits qu'on les reconnaîtra.”


“Les spiritualistes savent tous que la pensée est une puissance, qu'elle peut se condenser, prendre forme et donner naissance à des réalisations. Mais ils ne sont pas assez conscients des perturbations qu'une pensée peut provoquer dans ce grand organisme universel dont ils font partie et auquel appartiennent toutes les créatures. Dans cet organisme, l'Intelligence universelle a établi un ordre, et très peu de spiritualistes se demandent si les réalisations sur lesquelles ils se concentrent respectent cet ordre et sont en accord avec lui. Ils réclament, ils insistent avec une violence inouïe pour obtenir ce qu'ils désirent. Et que désirent-ils? Eh bien, c'est triste à dire, mais souvent rien de plus que les matérialistes: la réussite sociale, la richesse, le pouvoir, les plaisirs. Et ainsi, ils troublent l'ordre de l'univers. Dans les plans de Dieu, la pensée n'est pas un instrument fait pour servir à ce genre d'acquisitions; elle doit avoir un but impersonnel, désintéressé, être dirigée vers le bien collectif, la réalisation du Royaume de Dieu sur la terre.”


“Rarement les humains savent agir avec désintéressement. Même quand ils donnent quelque chose, il y a presque toujours un calcul derrière. En réalité, bien sûr, rien ne peut être absolument désintéressé. Même l'amour envers Dieu est intéressé. Celui qui aime le Seigneur sait qu'il gagne la vie éternelle, qu'il gagne la lumière, la liberté: il a donc un intérêt dans cet amour. Mais en changeant d'objet, cet intérêt a changé de plan, car la vie éternelle, la lumière, la liberté sont des acquisitions divines. Et c'est dans cette direction que nous devons aller: vaincre l'intérêt inférieur qui ne tend qu'à satisfaire les instincts, les convoitises, pour trouver un intérêt supérieur: le besoin de grandeur, de lumière, de vie éternelle, de divinisation. Mais il y a obligatoirement un intérêt; quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas échapper à l'idée d'intérêt.”


“Quand vous vous éveillez le matin, pourquoi n'êtes-vous pas tout de suite conscient que vous êtes privilégié? Vous avez des bras, des jambes, des mains, une bouche, des oreilles, des yeux... Supposez qu'un matin en vous réveillant vous constatiez que vous ne pouvez plus voir, ni entendre, ni remuer un membre... ça peut arriver - ou même de ne pas se réveiller du tout!... Mais chaque matin vous vous levez avec toutes vos facultés, et vous n'en êtes même pas conscient, vous n'êtes pas reconnaissant. Vous avez des trésors, vous avez des possibilités extraordinaires, et parce qu'il vous manque quelques sous, que vous n'avez pas remporté les succès que vous espériez, vous êtes toujours là à vous plaindre, à vous révolter et à vous rendre malheureux. Réfléchissez un peu et vous allez mesurer cette ingratitude, ce manque d'intelligence. Alors, apprenez à remercier chaque jour. Quand vous vous levez et que vous voyez que vous êtes là, intact, avec toutes vos facultés, remerciez, et vous vous sentirez bienheureux...”


“Il n'existe pas sur la terre un seul être auquel la vie n'ait apporté de nombreux problèmes à résoudre. C'est pourquoi tous les sages sont d'accord sur ce point: la vie est le seul vrai maître. Eux-mêmes, bien sûr, sont capables d'instruire les humains; ce sont des êtres très évolués qui ont beaucoup travaillé, beaucoup souffert et qui peuvent donc faire bénéficier les autres de leurs expériences. Mais même ces êtres-là ne peuvent pas se comparer à la vie, et la vie est aussi un maître pour eux. Les humains croient pouvoir disposer de la vie et agir comme bon leur semble; mais voilà que c'est elle au contraire qui leur donne des leçons, elle leur donne même les meilleures leçons... Pour chacun, elle sait exactement sur quel point particulier l'instruire. Que ce soit dans le plan physique, dans le plan affectif ou intellectuel, chaque lacune, chaque faiblesse représente une leçon à apprendre, et il ne sert à rien de vouloir fuir «l'école»: à un moment ou à un autre, on est rattrapé par la vie.”


“Combien de gens passent leur temps à projeter des sentiments et des pensées de colère, de haine et de vengeance, sans réfléchir aux dégâts que ces pensées iront produire dans le monde ! Et si encore cela pouvait arranger leurs affaires ! Mais c'est exactement le contraire : ils s'empoisonnent. Alors, que doivent-ils faire ? Oublier tout ce qui les chagrine, les tourmente ou les irrite, penser seulement qu'ils sont dans la lumière, qu'ils propagent la lumière. Tous les humains ont les mêmes facultés de créer par la pensée ; la différence est que les uns utilisent ces facultés pour le mal et les autres pour le bien. Oui, il ne faut pas s'imaginer que certains sont plus doués ou privilégiés, et d'autres, déshérités ; tous ont les mêmes germes, les mêmes matériaux déposés en eux. Alors, pourquoi se laisser aller à ses impulsions négatives ? Vingt fois, trente fois, cinquante fois par jour, chacun doit tâcher de mettre de l'ordre dans ses pensées et ses sentiments, et ne réagir qu'en projetant de la lumière.”


“C'est leur nature inférieure qui pousse les êtres à rechercher l'argent afin de satisfaire leurs convoitises, leur besoin de dominer les autres ou de se venger d'eux. Leur nature supérieure ne réclame pas d'argent, elle a seulement besoin de lumière, de liberté, d'infini, de splendeur céleste, que l'argent ne peut pas donner. Pour la vie matérielle, c'est vrai, l'argent est nécessaire: il faut une maison avec de quoi s'installer. Mais pour l'âme, l'esprit ou la pensée, l'argent est inutile. Ni l'or ni l'argent n'ont jamais pu faire disparaître les ténèbres intérieures. Si vous recherchez l'argent, et non la lumière c'est-à-dire les connaissances initiatiques, l'élargissement de la conscience, l'amour envers le Seigneur et les créatures, cela souligne que vous êtes dirigé par la nature inférieure. Et si vous aimez la lumière, déjà vous avez de l'or dans le domaine spirituel et grâce à cet or, vous pouvez acheter la santé, la beauté, la puissance, la sagesse, l'amour, la liberté.”


“Quand on parle à certains d'une vie simple, ça ne leur dit rien, ils pensent que ce doit être tellement ennuyeux! La vie des gens honnêtes, par exemple... comment pouvez-vous faire des romans ou des films avec la vie de ces gens-là? Il n'y a rien à présenter. Tandis que la vie d'un escroc, d'un agent secret, d'une femme fatale, quelles péripéties, quelles aventures palpitantes! En réalité si vous dites que la vie simple est ennuyeuse, c'est que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Comment se fait-il que les anges et les archanges qui vivent cette vie simple, lumineuse, divine, ne se soient pas encore ennuyés? La vie simple, mais elle a des couleurs, des sons, des parfums! Il ne faut pas confondre simplicité et pauvreté. La vie simple telle que la comprennent les Initiés est la vie la plus riche, la plus belle, parce qu'elle dispose de tout le Ciel. Le diamant est simple, du pur carbone, mais parmi les pierres précieuses c'est la plus recherchée. La véritable simplicité, c'est le diamant. Alors, comment pouvez-vous penser que la simplicité est pauvre, ennuyeuse, monotone?”


“Pour devenir véritablement créateur, l'homme doit faire appel à certaines facultés en lui afin d'entrer en relation avec le monde de l'âme et de l'esprit d'où viennent la force, la lumière, la beauté. Il est important de connaître les conditions favorables à l'inspiration, car elle ne nous visite pas par hasard. Vous direz qu'il vous est arrivé d'avoir des inspirations dans des circonstances, des endroits ou des positions un peu invraisemblables. Oui, c'est vrai, cela peut arriver: on est en train d'éplucher des légumes, de ramasser un objet ou d'enfiler ses chaussures, et soudain un courant nous traverse, une image s'impose à nous: on sent qu'on a reçu une révélation. Et on peut aussi réunir toutes les conditions matérielles idéales pour que l'inspiration vienne nous visiter et ne rien recevoir du tout. L'inspiration ne viendra pas nécessairement parce que l'on sera assis en lotus, les yeux fermés au milieu de nuages d'encens. Ce n'est pas de ces conditions-là que je parle. La première condition pour l'inspiration est la façon de vivre: on ne recevra jamais l'inspiration si l'on ne veille pas à la pureté de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes.”


“On ne peut rien trouver extérieurement qu'on n'ait d'abord trouvé intérieurement. Oui, car même ce que l'on rencontre extérieurement, on passera à côté sans le voir si on ne l'a pas déjà trouvé intérieurement. Ainsi, plus vous découvrez la beauté intérieurement, plus vous la découvrirez autour de vous. Peut-être penserez-vous que si vous ne l'avez pas vue avant, c'est qu'elle n'y était pas... Si, elle était là, mais vous ne la voyiez pas parce qu'au-dedans de vous une faculté n'était pas encore suffisamment développée. Maintenant que vous l'avez découverte intérieurement, vous la voyez extérieurement aussi, car tout ce que nous voyons dans le monde extérieur n'est autre qu'un reflet de notre monde intérieur. Donc, ne vous attendez pas à trouver la beauté, l'amour, la sagesse, etc., si vous n'avez pas d'abord fait l'effort de les chercher en vous.”


“Nous ne sommes pas tellement équipés pour lutter nous-mêmes contre le mal. Le mal, lui, est bien armé, il possède un arsenal inouï devant lequel nous sommes impuissants. C'est pourquoi, dans cette lutte inégale, il faut demander au Seigneur de devenir notre allié. Que fait un pays en temps de guerre? Il se cherche des alliés. C'est instinctif, quand ils sont dans les difficultés, les humains ont cette sagesse millénaire de toujours chercher des alliés, car ils sentent que seuls ils sont trop vulnérables. Alors, nous aussi, nous devons savoir que le mal a tellement de ressources que nous n'arriverons jamais à le vaincre en restant isolés. La solution pour nous, c'est de nous lier au Seigneur, aux entités célestes, aux archanges, aux divinités, de leur donner à eux la possibilité de combattre le mal... Et nous, pendant ce temps, nous sommes des spectateurs, nous assistons au combat et nous regardons comment le Ciel, c'est-à-dire le côté divin en nous, notre Moi supérieur, est en train de remporter la victoire..”


“Ce n'est pas en mangeant beaucoup que vous serez en meilleure santé. Beaucoup manger est au contraire très nuisible. La qualité des aliments est plus importante ; mais avant tout, la façon de manger. Même en réduisant un peu la quantité de nourriture, si on a appris à manger avec amour et conscience, on pourra en recevoir davantage d'énergies. Celui qui pendant les repas est capable de dégager sa pensée, de fixer son attention sur la nourriture pour la pénétrer des rayons de l'amour, opère en mangeant une séparation entre la matière et l'énergie : la matière se désagrège, tandis que l'énergie entre en lui et il peut en disposer. Ce sont les mêmes processus que dans une centrale thermonucléaire. Si l'être humain savait vraiment manger, quelques bouchées à peine pourraient lui suffire, il en retirerait assez d'énergies pour remuer tout l'univers.”


“Quand vous regardez le matin le soleil se lever, pensez que ces rayons qui viennent jusqu'à vous sont des créatures vivantes qui peuvent vous aider à résoudre vos problèmes de la journée. Mais seulement ceux de la journée, pas ceux du lendemain. Le lendemain vous devrez de nouveau aller les consulter, et encore pour une journée seulement. Ces entités ne vous répondront jamais pour deux ou trois jours à l'avance. Elles diront: «Inutile de faire des provisions pour plus d'un jour. Quand vous reviendrez demain, nous vous répondrons.» Chaque jour nous mangeons, mais nous ne faisons pas dans notre estomac des provisions pour une semaine, mais seulement pour la journée, et le lendemain nous recommençons. Eh bien, avec la lumière ce doit être la même chose, car la lumière est une nourriture que nous devons chaque jour absorber et digérer pour qu'elle devienne en nous sentiments, pensées, inspirations... Pourquoi n'a-t-on pas envers la lumière la même logique qu'envers la nutrition? On dit: «C'est vrai, j'ai mangé hier, mais cela comptait pour hier; aujourd'hui je dois recommencer à manger.» Il en est de même pour la lumière: c'est quotidiennement que l'on doit en faire sa nourriture.”


“Lorsque vous avez devant vous un homme qui est dans l'incapacité de penser, de parler, de s'exprimer de quelque façon que ce soit, est-ce son esprit qui est handicapé? Non, son esprit est un virtuose, mais il a reçu un instrument défectueux: un cerveau mal conformé, à travers lequel il ne peut pas se manifester. Qu'on lui donne un bon instrument, et il révélera tous ses dons. Il ne faut pas confondre l'instrument, le corps physique, avec l'entité qui l'habite. Pour être ainsi handicapé, c'est que cette entité est punie; pour certaines raisons on lui a imposé de ne pas s'exprimer, de ne rien pouvoir donner. Mais ce n'est pas pour l'éternité.Imaginez le cas d'un prisonnier qui est placé dans des conditions terribles de saleté, de laideur, de limitation. Lui-même n'est pas fait pour vivre dans ces conditions, il a un raisonnement sensé, des goûts esthétiques, il souffre, il est malheureux. Mais comme il a transgressé certaines lois, il est obligé de subir sa punition. Il en est de même d'un être qui naît handicapé; c'est seulement son corps qui est momentanément malformé. Mais quand, dans une prochaine incarnation, il recevra un autre corps, il se manifestera peut-être comme un génie.”


“Vous aimez une femme, un homme... essayez de ne pas vous précipiter sur cet être pour le dévorer. Parce qu'après ces grandes ébullitions la lassitude viendra très vite et vous perdrez votre inspiration et votre joie. Comme celui qui a trop mangé et à qui la nourriture ne dit plus rien. Mais on dirait que les humains sont toujours pressés de détruire leur bonheur, tout ce qui peut embellir leur vie et lui donner un sens. Cet amour qui leur apporte toutes les bénédictions, qui leur apporte le Ciel, ils le sacrifient pour quelques minutes de plaisir. Pourquoi n'essaient-ils pas de retarder les manifestations physiques de leur amour, afin de prolonger le plus longtemps possible cette sensation d'émerveillement qu'ils sont en train de goûter? Eh non, ils éprouvent une attirance, et il faut vite en finir. C'est pourquoi même quand ils se marient et qu'ils ont des enfants, ils continuent à vivre ensemble par habitude, pour respecter les conventions, pour faire bonne figure devant les amis, les parents; mais intérieurement, depuis longtemps déjà ils se sont quittés. Ce sont les sensations subtiles qui entretiennent l'amour, qui prolongent et embellissent la vie. C'est cela le véritable élixir de la vie immortelle.”


“On peut donner au suicide toutes sortes d'explications. Mais quelles que soient les raisons qui poussent un homme ou une femme au désespoir, on peut dire que la véritable explication est celle-ci: cette créature ne sait pas que le Créateur a placé en elle des possibilités inouïes pour pouvoir triompher de n'importe quelles conditions de la vie, des possibilités de communiquer avec les êtres du monde invisible, des possibilités de créer par la pensée et de lancer ces créations à travers l'espace. Même dans la plus grande solitude et dans la plus grande misère, vous pouvez ne pas vous sentir seul ni pauvre, mais visité, entouré et comblé parce qu'intérieurement vous êtes habité par un monde extraordinairement beau et plein de sens. Les humains qui ne savent pas les trésors que Dieu a déposés en eux pensent, à la moindre déception, que la seule solution pour eux est le suicide. Alors, qu'est-ce que cela veut dire? Qu'ils sont des génies, des êtres tellement exceptionnels qu'ils ne peuvent pas supporter les laideurs du monde?... Non, ce sont de pauvres misérables qui sont poussés à finir ainsi parce qu'ils sont faibles.”


“Si vous rencontrez quelqu'un qui vous donne un grand désir de vivre et de faire le bien, si après une conversation avec lui vous vous sentez plein de courage et d'espoir, sachez que cela est infiniment plus précieux que si vous aviez acquis n'importe quelles connaissances intellectuelles, car celles-ci, le plus souvent, vous dessèchent et vous épuisent. Alors, il est bien préférable de vivre chaque jour auprès de ceux qui vous donnent un élan, le désir d'agir, l'amour de ce que vous faites, qu'auprès de ceux qui sont savants comme des encyclopédies mais incapables d'éveiller en vous l'ardeur et l'enthousiasme. Vous direz: «Mais il y a tout de même des connaissances à acquérir dans la vie!» Oui, bien sûr, mais lorsque vous serez bien disposé, rempli d'amour, de joie et d'enthousiasme, vous pourrez plus facilement acquérir ces connaissances.”


“La mère nourrit d'abord l'enfant avec son sang, puis avec son lait. Symboliquement le sang, qui est rouge, représente la vie, la force, l'activité ; et le lait qui est blanc représente la paix, la pureté ; c'est un principe d'harmonie qui vient équilibrer les tendances instinctives représentées par le sang. C'est pourquoi tous les enfants qui ne sont pas nourris avec le lait de leur propre mère manquent de quelque chose d'essentiel. Le lait d'autres femmes ou celui des animaux ne contient pas pour l'enfant des éléments aussi bénéfiques que le lait maternel. La mère qui nourrit son enfant lui donne, à travers le lait, cet amour et cette tendresse dont il a tellement besoin pour se développer. C'est pourquoi quand elle est en colère ou mal disposée, elle ne doit pas nourrir l'enfant, mais attendre de retrouver son calme, car ses états négatifs empoisonnent le lait, et l'enfant reçoit alors des éléments qui peuvent le rendre malade, physiquement et psychiquement. Les mères doivent être très vigilantes et se mettre toujours dans le meilleur état possible pour allaiter leur enfant.”


“Qu'appelle-t-on généralement “miracles”? Des phénomènes qui défient ou nient les lois de la nature? Eh bien, de tels phénomènes n'existent pas. Tout obéit aux lois de la nature. Et, si on a pu parler de miracles, c'est qu'on ignorait les lois qui permettent de les expliquer. Il existe seulement des phénomènes exceptionnels, parce que très rares sont les personnes capables de les produire; mais des miracles, tels que les imaginent la plupart des croyants, cela n'existe pas. Même les faits les plus extraordinaires sont naturels, rien n'est ””surnaturel””. Seulement, ce qu'il faut savoir, c'est que la nature a une infinité de degrés, des plus matériels aux plus subtils. Les lois du monde psychique et du monde spirituel qui expliquent les ””miracles”” sont donc aussi des lois de la nature. Il faut seulement savoir sur quel plan elles agissent.”


“L'Eucharistie et le mariage sont deux sacrements qui célèbrent l'union des deux principes masculin et féminin, grâce auxquels la vie se perpétue du haut en bas de la Création. La différence, c'est que le mariage concerne davantage le plan physique, la vie sociale, tandis que l'Eucharistie, la communion avec le corps et le sang du Christ représentés par le pain et le vin, concerne le plan spirituel et la vie intérieure. Mais le symbolisme est le même, et c'est celui que l'on retrouve au début et à la fin de la mission de Jésus. D'après l'Evangile de saint Jean, c'est à Cana en Galilée, où il avait été invité pour des noces, que Jésus fit le premier miracle: il changea l'eau en vin. Pour assister à des noces et faire là son premier miracle, il fallait que Jésus considère cette cérémonie bien différemment de la plupart des gens. Et l'institution de l'Eucharistie fut le dernier acte qu'il accomplit avant sa mort. Comment ne pas voir que tout l'Enseignement de Jésus repose sur la connaissance des deux principes?”


“Dieu existe partout dans l'univers et cependant Il est différent de cet univers qu'Il a créé. Pour éclairer cette idée on peut prendre une image, celle de l'escargot. L'escargot possède un corps tendre, mou, alors que sa coquille est dure. Au premier abord on ne voit rien de commun entre l'escargot et sa coquille. Pourtant c'est lui qui l'a sécrétée, et peu à peu cette coquille s'agrandit parce que le corps éthérique de l'escargot qui pénètre les minuscules interstices écarte les particules de matière... L'escargot est distinct de sa coquille, mais c'est lui qui l'a sécrétée et qui l'élargit. Cette image nous aide à comprendre les rapports de Dieu et de l'univers. Dieu n'est pas l'univers, mais Il l'a créé comme une émanation fluidique de Lui-même, qui s'est ensuite condensée pour former les mondes, les constellations, les galaxies... Pour faire évoluer l'univers, Dieu continue inlassablement à l'imprégner de sa vie. Cet univers qui est vivant se transforme donc grâce à la vie du Seigneur, mais le Seigneur est une entité distincte. Il est partout dans l'univers, mais Il ne se confond pas avec lui.”


“C'est en observant comment ils traversent les épreuves qu'on peut réellement connaître les êtres et savoir s'ils sont fidèles, véridiques, forts, sages, généreux. Quand tout va bien pour eux, que rien ne les trouble ou ne les fait souffrir, il est impossible de se rendre compte de ce qu'ils valent profondément. C'est pourquoi les Initiés commencent toujours par donner quelques petites épreuves à tous ceux qui se présentent devant eux en demandant de devenir leurs disciples. Un Initié est très difficile à gagner et il a raison; il ne vous acceptera pas tout de suite dans son cœur, dans son âme, dans son esprit, avant de vous avoir vérifié, car il ne peut pas courir le risque de placer ses richesses dans ce vaisseau qui pourrait couler. Mais s'il voit que le vaisseau est solide, que malgré les tempêtes le disciple se montre stable, résistant, patient, alors oui, l'Initié lui donne tout ce qu'il possède: sa confiance, son amour, son estime, ses trésors, mais pas avant.”


“Aucun de vos efforts ne peut être perdu ; même si pour le moment vous ne réussissez pas, tout ce que vous tentez de réaliser reste acquis pour plus tard. Un jour, tous les efforts que vous aurez faits demanderont au Ciel de leur accorder une réalisation, et le Ciel la leur accordera, parce que telle est la loi. Ceux qui ne comprennent pas cette loi disent : ” Celui-là n'a rien fait, et il reçoit tout, alors que moi qui travaille, je n'ai rien, je suis dans la misère ”, et la jalousie les ronge. En réalité, cette personne qui leur paraît tellement privilégiée avait déjà fait un grand travail dans le passé. Un génie comme Mozart, par exemple, s'était déjà consacré à la musique dans de précédentes incarnations, c'est pourquoi il manifestait déjà très jeune des dons aussi exceptionnels. Aucune réalisation n'est possible si l'on n'a pas déjà appris et travaillé. Tout est une question d'efforts et de temps. En voyant que vous êtes sincère et persévérant, les forces de la nature elles-mêmes viendront vous aider, car elles sont fidèles et véridiques.”


“La jalousie, ce besoin qu'éprouvent des hommes et des femmes de garder exclusivement pour eux l'être qu'ils aiment est un sentiment terrible qui ne peut que les faire souffrir, mais dont il est très difficile de se débarrasser. La seule méthode efficace est d'apprendre à transposer son amour dans les régions supérieures. Pourquoi une femme qui aime un homme à cause de son intelligence, de sa science, de son esprit, de sa bonté, souhaite-t-elle que le plus de personnes possible le reconnaissent, l'apprécient et veuillent le rencontrer? Parce que son amour s'adresse aux qualités intellectuelles, spirituelles de cet homme; elle ne s'accroche pas à lui, à sa présence physique, car ce qu'elle aime en lui est quelque chose de subtil, d'impalpable, que rien ni personne ne peut lui enlever. Donc, la seule chose à faire pour ne pas tomber dans les griffes de la jalousie, c'est de transformer son amour; s'il est très sensuel, sachez que la jalousie est inséparablement liée à lui. Oui, si vous êtes physiquement attaché à un être, vous voulez qu'il n'appartienne qu'à vous seul. Mais plus vous l'aimez spirituellement, plus vous désirez le présenter aux autres pour qu'ils apprécient aussi ses qualités.”


“Ne luttez pas contre la force sexuelle, car non seulement vous n'arriverez pas à la vaincre, mais c'est elle qui va vous broyer. Le seul moyen de résoudre le problème est de trouver un allié, un associé très puissant vers lequel vous orientez cette force, et c'est lui qui, grâce à son savoir alchimique, parviendra à la transformer en lumière, en santé, en beauté. Et qui est cet associé ? C'est un haut idéal, une idée sublime avec laquelle vous vivez, que vous chérissez, que vous nourrissez. C'est cette idée qui est seule capable de transformer cette énergie, pas vous. Oui, si au moment où vous ressentez une impulsion sexuelle, vous vous concentrez sur votre idéal, cette énergie remonte vers le cerveau pour aller l'alimenter ; quelques minutes après, vous remportez la victoire et non seulement vous êtes libéré, mais vous vous sentez renforcé, inspiré. Si vous prenez l'habitude de faire converger toutes vos énergies vers un idéal divin, au lieu de vous terrasser ce sont elles qui vous serviront et qui contribueront à la réalisation de cet idéal.”


“L'histoire de la chrétièneté est pleine de récits décrivant les souffrances de saints, de mystiques qui découvraient que leur élan irrésistible vers le Seigneur ne faisait pas d'eux des êtres désincarnés. Au contraire, plus leur âme s'embrasait au feu de l'amour divin, plus la force sexuelle les tourmentait, et ils étaient malheureux, ils luttaient, certains allaient même jusqu'à se croire possédés par le Diable. Non, le Diable n'a rien à faire là, il faut seulement connaître les lois qui régissent la nature humaine, et une de ces lois est que tel mécanisme qui se déclenche dans la partie supérieure de l'être entraîne le déclenchement d'un autre mécanisme dans sa partie inférieure. Oui, que de choses à connaître pour ne pas être induit en erreur ! Quand on sait quelles réactions peuvent se produire après une prière ardente, une extase, une fusion avec la Divinité, on peut au moins être sur ses gardes. Et la Science initiatique enseigne aussi qu'il existe des moyens pour diriger cette force et obtenir grâce à elle les plus grandes réalisations spirituelles.”


“Vous connaîtrez le secret de l'amour quand vous cesserez de le confondre avec le plaisir. Vous direz que sans le plaisir l'amour est bien ennuyeux et insipide. Pas du tout, car le plaisir ne concerne que le plan physique. Au-delà du plaisir, il y a la joie, l'inspiration, l'émerveillement, l'extase que goûtent l'âme et l'esprit. Quand un homme et une femme sont capables de se donner un sentiment divin sans se laisser emporter par la passion, cette communion, cette tendresse entre eux devient extraordinairement expressive, riche, intense et belle. C'est un plaisir, bien sûr, mais un plaisir supérieur, divin, qui les rend immortels. Sinon, vous connaissez la chanson: «Amour, amour, quand tu nous tiens...» Pour ceux qui cherchent le plaisir, l'amour est comme une force brute qui s'empare d'eux et qui les tient tellement bien qu'ils ne peuvent plus lui échapper, ils deviennent ses esclaves. Malheureusement, c'est ainsi que la plupart comprennent l'amour: l'amour qui les tenaille, l'amour qui les brûle, qui les consume et les laisse sans force. Parce qu'ils ont confondu l'amour et le plaisir.”


“Les femmes veulent être belles, et certains moralistes le leur ont reproché. Ce n'est pourtant pas criminel, au contraire; si les femmes ne recherchaient pas la beauté, elles auraient mis au monde des générations d'enfants d'une laideur épouvantable. C'est la mère qui transmet la beauté à ses enfants; c'est elle qui les forme et c'est pourquoi pendant tout le temps qu'elle les porte, elle doit souhaiter la beauté pour eux. Tous ces moralistes qui ont condamné chez les femmes le désir d'être belles, n'ont pas compris que c'est la tâche de la femme, de la mère, de faire descendre la beauté sur la terre. Les hommes ne pensent pas beaucoup à cultiver la beauté, ils ont d'autres préoccupations; alors si les femmes n'y pensaient pas!... Les femmes ont donc raison de vouloir être belles, pour pouvoir transmettre la beauté à leurs enfants. Il faut seulement qu'elles comprennent où et comment elles doivent chercher la vraie beauté, la beauté spirituelle, afin qu'à travers leurs enfants elles fassent un jour descendre le Ciel sur la terre.”


“Dans la Bible en hébreu, Dieu est le plus souvent désigné par le tétragramme Iod, Hé, Vav, Hé: XXXX. Les kabbalistes donnent une interprétation symbolique: Iod X représente le Père , Hé X la Mère, Vav X le Fils et le deuxième Hé X la Fille. Le principe masculin, représenté par le Iod et le Vav, et le principe féminin représenté par les deux Hé, sont donc présents de façon égale, ce qui signifie que, en Dieu, ces deux principes sont d'égale valeur. Vous direz qu'ils ne peuvent être égaux, puisque l'un doit nécessairement précéder l'autre. Si, car la valeur est une chose et la place en est une autre. La place est une notion d'ordre matériel, et la valeur une notion d'ordre spirituel. Dans le plan matériel, même si des personnes sont d'égale valeur, on ne peut pas donner à toutes la première place, il n'y a qu'une première place. Quand vous devez envoyer une lettre à un couple, il faut bien, en écrivant l'adresse, mentionner l'homme et la femme l'un après l'autre: «Monsieur et Madame X», ou bien «Madame et Monsieur X.» Si les hommes et les femmes s'affrontent pour une question de place, c'est qu'ils ne savent pas poser correctement le problème. La question de la place est secondaire, c'est la valeur qu'il faut considérer et respecter. Et en Dieu le masculin et le féminin sont d'égale valeur.”


“Les adultes n'ont pas encore bien compris comment ils doivent se conduire envers les enfants, et en particulier ils ne sont pas assez attentifs à la façon dont ils leur parlent. Combien de parents et d'éducateurs ne cessent de les traiter d'incapables, de cancres, d'idiots, et les enfants, suggestionnés, hypnotisés, deviennent au bout de quelque temps réellement stupides et incapables. Il faut savoir que la parole est puissante, agissante, et ce que les adultes disent aux enfants peut avoir une très mauvaise influence sur eux, les bloquer, leur faire peur. Pour les rendre obéissants ou les faire rester sages, faut-il vraiment les menacer du loup, du gendarme, du diable ou je ne sais quoi? Toute leur vie, ensuite, ces enfants risquent de se sentir menacés, en danger et ils deviendront névrosés. Il y a beaucoup de choses que les adultes doivent corriger dans leur attitude à l'égard des enfants, sinon ce qu'ils appellent éducation ne sera en réalité que démolition.”


“De toutes parts on vous propose des quantités d'objets et de produits qui doivent, soi-disant, vous apporter le confort, le bien-être... le bonheur, quoi! Il n'y a qu'à lire les journaux et la publicité, tout est là pour appâter les humains, et les leurrer surtout. Car même s'ils devaient posséder un jour tout ce qu'on leur présente, et encore plus, cela ne leur donnera jamais ce dont ils ont vraiment besoin. Tandis qu'un Enseignement spirituel vous dit: «Apprenez à vous élever par la prière, par la méditation jusqu'aux régions spirituelles et vous recevrez un élément subtil, imperceptible, qui vous apportera tout parce qu'il vous donnera le goût des choses. Dès que vous aurez reçu cet élément, vous sentirez qu'il fait tout vibrer en vous et que votre vie devient indescriptiblement belle et riche. Sans cet élément impondérable qui ne s'obtient que par une discipline spirituelle, même si vous accumulez tout ce qu'il est possible d'accumuler, vous serez toujours insatisfait et déçu.”


“Tout ce qui existe dans l'univers possède une conscience. Oui, même les pierres, les rochers, les métaux; seulement cette conscience est extérieure à eux, elle se situe très loin, aux confins de l'univers, c'est pourquoi ils sont dans cet état d'inertie. La conscience des plantes se trouve au centre de la terre, et pour leur parler, pour qu'elles nous comprennent et qu'elles agissent, c'est là que nous devons aller les toucher. Les animaux, eux, ont une conscience collective: chaque espèce possède une âme-groupe qui la dirige. Si on constate chez les animaux des périodes pour la procréation, pour la ponte, pour les migrations, pour la mue..., c'est parce qu'ils obéissent à une âme-groupe en dehors d'eux.Chez les pierres, les plantes, les animaux, la conscience reste donc extérieure. L'être humain est le seul en qui la conscience soit descendue, le seul qui possède une conscience individuelle, c'est pourquoi il est un être pensant doué d'une volonté propre. Alors, c'est clair, tout ce qui existe possède bien une conscience, mais suivant le degré d'évolution cette conscience est plus ou moins proche ou lointaine.”


“Les métaux précieux, les pierres précieuses appartiennent à l'élément terre, ils sont de la terre, mais transformée, sublimée, une quintessence de tout ce qu'elle possède de plus pur. Et parce qu'elles représentent le travail de la terre, les pierres précieuses ont été choisies comme des symboles des vertus que l'homme parvient à acquérir en travaillant sur sa propre matière. La coutume de placer des pierres précieuses sur les vêtements des prêtres et la couronne des rois vient de la connaissance de ce symbolisme: elles représentent les qualités et les vertus que ces êtres doivent posséder pour exercer dignement leur charge. Et à chaque vertu correspond une pierre: à la sagesse, la topaze; à la paix, à l'harmonie, le saphir; à l'amour, le rubis, etc... N'allons pas trop chercher si les prêtres et les rois méritent toujours de porter toutes ces pierres précieuses. C'est le symbolisme qui compte. Oui, si les rois de la terre, si les papes et les cardinaux portent sur la tête des ornements de pierres précieuses, c'est qu'il y a des pierres précieuses sur la couronne du Maître suprême de la création, et ces pierres sont les anges, les archanges, les divinités …”


“Il vous arrive d'étudier un visage: vous l'observez de face, de profil, et même sans connaître la physiognomonie, vous vous rendez compte souvent que cette face et ce profil ne se correspondent pas; et c'est normal parce qu'ils reflètent deux réalités différentes. La face représente l'héritage que nous recevons du père et de la mère ainsi que des grands-parents, c'est-à-dire l'ensemble des qualités et des défauts qui nous sont transmis par l'hérédité. Le profil nous représente nous-même. Etant donné que l'hérédité est un capital que l'homme ne cesse de dépenser, plus le temps passe et plus il se manifeste selon ce qu'indique son profil. Lorsque la face est vulgaire mais le profil expressif, noble, cela signifie qu'au cours de sa vie d'enfant et d'adolescent, l'homme se manifeste de façon médiocre, ou même vicieuse; mais plus tard, lorsqu'il deviendra adulte, il commencera à s'assagir, à vaincre les tendances mauvaises reçues de l'hérédité. Et inversement. Il est préférable, bien sûr, que le profil et la face soient tous les deux magnifiques. Mais vous devez savoir que, pour l'avenir, le profil est beaucoup plus significatif que la face.”


“En regardant le matin le soleil se lever, concentrez-vous sur lui et dites: «Comme le soleil se lève sur le monde, que le soleil spirituel de l'amour, de la sagesse, de la vérité, se lève dans mon cœur, dans mon âme et dans mon esprit.» Ces paroles prononcées favorisent la réalisation: comme le soleil se lève dans le plan physique, le soleil spirituel se lèvera en vous. Et pendant la période de la lune croissante, le soir, avant de vous endormir, dites: «Comme la lune se remplit, que mon cœur se remplisse d'amour, que mon intellect se remplisse de lumière, que ma volonté se remplisse de force, que mon corps physique se remplisse de santé et de vigueur.» Au printemps, quand apparaissent les premières feuilles et les premières fleurs, dites: «Comme la nature s'épanouit, que tout mon être s'épanouisse et fleurisse, et que toute l'humanité vive dans l'éternel printemps!» Ainsi, vous devenez un mage blanc, vous devenez un fils de Dieu, et sans cesse, par la parole créatrice, la parole qui a créé le monde, vous créez partout un monde nouveau.”


“Il est important d'apprendre à travailler avec les différentes phases de la lune. Pendant la lune croissante, les énergies physiques et psychiques que la nature a déposées en l'homme l'aident à se manifester comme un être conscient, actif, volontaire. Ensuite, pendant les quatorze jours de lune décroissante, ces énergies ont plutôt tendance à se retirer pour alimenter ses racines, c'est-à-dire l'estomac, le sexe: l'appétit et la sensualité augmentent et en revanche son activité mentale a tendance à diminuer. rnPuisque ces alternances existent, il est souhaitable de savoir comment on peut les utiliser. Par exemple, il vaut mieux ne pas se lancer dans des entreprises nouvelles pendant la lune décroissante, car elles risquent d'échouer ou de rencontrer de grands obstacles. Mais quelles que soient les phases de la lune, vous pouvez les utiliser pour faire un travail psychique. Pendant la période de la lune décroissante, par exemple, vous pouvez faire un travail sur certains défauts, certaines faiblesses dont vous souhaitez vous débarrasser, en disant: ”Comme la lune décroît dans le ciel, que de la même façon telle ou telle faiblesse en moi décroisse et disparaisse.” Et inversement, pendant la période de la lune croissante, vous pouvez vous concentrer sur les qualités que vous souhaitez soit renforcer, soit acquérir.”


“Jésus a dit: «Je suis la lumière du monde». La lumière du monde, c'est le soleil. Mais le Christ est plus que le soleil. Au-delà de la lumière visible du soleil physique, il existe une autre lumière qui est la véritable lumière du soleil, l'esprit du soleil. C'est de cette lumière que parlait Jésus et à laquelle il s'identifiait. Et de même que la lumière matérielle nous permet de voir les objets du plan physique avec nos yeux physiques, la lumière intérieure, la lumière du Christ, nous donne accès à la vision du monde divin. Nous devons apprendre quelle est cette lumière, comment vivre avec elle, vivre en elle, chaque jour travailler à en saisir d'infimes particules et les condenser en nous... Jusqu'au moment où nous serons capables de les projeter comme des rayons sur les objets et les êtres du monde invisible, qui nous apparaîtront alors dans leur réalité sublime.”


“Celui qui dans sa vie intérieure s'efforce de donner la première place à l'activité du Moi supérieur, participe déjà au travail universel du Christ, de Dieu Lui-même. Oui, cette activité qui se déploie dans une autre sphère, et le plus souvent même à son insu, est quelque chose de mystérieux. Lorsque vous êtes absorbé dans vos tâches quotidiennes, vous ne savez pas ce que fait l'esprit en vous. Un jour, peut-être, quand votre cerveau se sera suffisamment développé, vous deviendrez conscient de ce travail que fait votre esprit dans toutes les régions de l'univers. Pour le moment, l'essentiel, c'est que vous rétablissiez le lien avec lui. Comment? D'abord, pendant les méditations, apaiser les habitants en vous, les mettre au service de l'amour et de la lumière. Peu à peu ce travail se fera naturellement, sans même que vous y pensiez, et c'est ainsi que vous rejoindrez votre Moi supérieur qui est une quintessence de Dieu Lui-même.”


“Vous avez chez vous une installation électrique qui vous permet de mettre en marche un certain nombre d'appareils. Comment? En branchant une prise. Vous branchez la prise de votre lampe et vous avez la lumière; vous branchez la prise de votre radiateur et vous avez la chaleur; vous branchez la prise de votre poste de radio ou de télévision et vous recevez des sons ou des images, etc. L'électricité qui arrive chez vous et qui vous permet de faire marcher ces appareils dépend d'une centrale. Et si vous ne restez pas connecté à cette centrale, vous serez dans l'obscurité, vous grelotterez et vous n'entendrez rien des messages qui circulent dans le monde. Eh bien, symboliquement, dans notre vie spirituelle la centrale c'est le Seigneur, et tout ce qui alimente notre cœur, notre intellect, notre âme et notre esprit vient de cette centrale. Alors, ne pas se rendre compte combien il est important de rester lié au Seigneur, c'est se mettre dans les pires conditions de faiblesse, de ténèbres et de froid spirituels.”


“La fête de la Saint-Jean a lieu le 24 juin. Elle est sous la protection de l'Archange Ouriel qui préside à l'été. L'église ne mentionne généralement que trois Archanges: Gabriel, Raphaël et Mikhaël qui président aux trois fêtes cardinales du solstice d'hiver (Gabriel) et des équinoxes de printemps (Raphaël) et d'automne (Mikhaël). Pourquoi passe-t-elle Ouriel sous silence? … Ouriel est un Archange de la lumière, son nom signifie: «Dieu est ma lumière» à la Saint-Jean, qui se situe au moment où le soleil entre dans la constellation du Cancer, on allume des feux dans la campagne, car c'est la fête du feu, de la chaleur qui fait mûrir les fruits et toutes choses. Pendant l'été, tout est en feu. Ce feu est aussi celui de l'amour, de l'amour physique, sensuel, cette énergie formidable qui bouillonne dans les créatures. La fête de la Saint-Jean est donc là pour rappeler au disciple qu'il est essentiel d'apprendre à travailler avec le feu de l'amour divin pour échapper au feu des passions inférieures.”


“Il ne faut jamais choisir un chemin pour les épreuves qu'on va y rencontrer, en s'imaginant susciter ainsi l'admiration des autres et l'approbation du Ciel. En Bulgarie, nous avons un proverbe qui dit qu'un saint trop zélé est même antipathique au Seigneur. Oui, car ce zèle-là est suspect. Il y a des êtres qui, par tempérament, sont poussés à se sacrifier pour des causes nobles. C'est leur idéal de générosité qui les pousse, presque malgré eux, sur cette voie difficile; et c'est ce même idéal qui leur permet de ne jamais se décourager, mais aussi de rester humbles et pleins d'amour quoi qu'ils accomplissent. Or, il faut reconnaître que ces êtres sont rares. Alors, attention aux fanatiques qui recherchent la gloire du martyre dans des actes insensés! Qu'ils ne s'imaginent pas qu'ils vont s'attirer ainsi les bénédictions du Ciel!.”


“Il est dit dans les écritures: «C'est la vie éternelle de Te connaître, Toi, le seul vrai Dieu …» Et comment «connaître le Seigneur»? En se fusionnant avec Lui. Mais la fusion ne peut se faire qu'entre des objets ou des êtres de même nature, de même essence. Prenez par exemple un peu de mercure, éparpillez-le en petites gouttelettes, puis rapprochez ces gouttelettes: elles forment à nouveau une seule goutte. Supposez maintenant qu'avant de les rapprocher, vous laissiez tomber un peu de poussière sur certaines d'entre elles: quoi que vous fassiez ensuite pour les réunir, vous n'y arrivez pas. Eh bien, c'est ce qui se produit avec l'homme qui veut se fusionner avec le Seigneur sans s'être préalablement purifié. Tant qu'il reste sale, sombre, méchant, il ne peut pas s'unir au Créateur qui est beauté, lumière, amour, toutes ses impuretés forment un obstacle qui empêche cette union. Pour s'en débarrasser il doit faire certains sacrifices: apprendre à se dominer, se contrôler … C'est seulement à cette condition qu'il peut se mettre à l'unisson des vibrations, des ondes divines, et goûter la vie éternelle.”


“Tout être humain qui vient s'incarner sur la terre, aussi évolué soit-il, porte en lui les germes des deux mondes, inférieur et supérieur. Vous voyez dans son berceau un petit enfant innocent, mais attendez quelques années! … Ce qui caractérise l'homme, c'est qu'il est en même temps une divinité et un animal. Oui, c'est la rencontre de ces deux natures, divine et animale, qui fait qu'il est un homme, et il ne peut se séparer ni de l'une ni de l'autre, il doit les laisser grandir ensemble, et travailler sur elles afin de les ajuster. C'est grâce à cet ajustement que nous pourrons poursuivre notre marche ascensionnelle durant notre vie terrestre. Si nous demandons à un grand Maître pourquoi le mal existe, il ne nous répondra pas, il nous enseignera seulement à travailler sur lui pour l'obliger à collaborer à la manifestation du bien.”


“On plaint, soi-disant, les gens qui souffrent, mais on s'arrange toujours pour tirer parti de leurs malheurs. Un commerçant fait faillite? Très bien, on va récupérer sa clientèle. Deux pays entrent en guerre? Formidable, on vendra des armes à l'un et à l'autre, etc. Vous n'avez qu'à observer: la vie des humains, leur vie personnelle aussi bien que leur vie collective, n'est faite que de calculs de ce genre. Si beaucoup plus de gens se préoccupaient véritablement du bien-être de leurs semblables, combien d'améliorations ils parviendraient à réaliser! Mais ils se contentent de constater le mal en répétant: «Comment est-ce possible? Pourquoi des choses pareilles arrivent-elles? Quelle horreur!» Et cela ne les empêche pas de continuer à arranger leurs affaires sur le dos des autres, s'ils le peuvent. Eh oui, le malheur des uns fait le bonheur des autres, comme on dit. Voilà pourquoi, sur cette terre, le mal a encore de quoi s'occuper et se réjouir.”


“Pour beaucoup, la foi n'est que l'affaire de gens ignorants, naïfs ou même un peu retardés, et ils sont convaincus qu'il est dans l'évolution de l'humanité d'abandonner ces croyances dites irrationnelles! Eh bien, ils se trompent: la foi est au contraire fondée sur la connaissance des grandes lois universelles; or, y a-t-il science plus essentielle que celle des lois?
Avoir la foi, c'est construire son existence sur des bases solides, parce qu'on connaît les lois. Celui qui a la foi sent qu'il avance sur une voie bien tracée; cette voie, c'est lui-même qui la choisit et qui décide de l'emprunter, parce qu'il connaît la loi des causes et des conséquences: il ne pourra récolter que ce qu'il a semé. Et tandis qu'il est occupé à construire quelque chose de solide, de beau, il n'a pas le temps de s'occuper de tout ce qui se raconte ou se fait d'inutile et de mauvais autour de lui; son attention est concentrée sur le travail qu'il a entrepris. Et si des difficultés surviennent dans sa vie, les résultats qu'il a obtenus par ce travail et qui ont déjà contribué à le renforcer, l'aident à tout surmonter.”


“Celui qui veut acquérir la maîtrise de sa destinée ne doit pas tellement se préoccuper de ce qui peut lui venir de l'extérieur: difficultés ou facilités, pertes ou bénéfices. Qu'il travaille seulement en sachant que toutes les possibilités sont en lui-même. Ainsi il va se renforcer et il deviendra de plus en plus capable d'affronter toutes les situations.
Dans quelque domaine que ce soit, vous ne devez compter sur aucune acquisition extérieure, aucun succès extérieur. S'ils viennent, ils sont évidemment les bienvenus, mais ne comptez pas dessus, car rien de ce qui est extérieur n'est définitif et ne peut vous appartenir vraiment; un jour ou l'autre, cela finit par vous échapper. Il faut seulement travailler pour être fort intérieurement, riche intérieurement, dans votre cœur, votre intellect, votre âme, votre esprit, afin que tout ce que vous avez acquis vous appartienne pour l'éternité. Voilà la véritable liberté, la véritable indépendance.”


“Les hommes et les femmes qui tombent amoureux souhaiteraient que leur amour ne s'arrête jamais. C'est possible, mais à condition de connaître certaines règles et de les appliquer. Si vous voulez vraiment garder votre amour pour un être, ne vous pressez pas de vous rapprocher physiquement de lui, car une fois passées les grandes ébullitions, vous allez vite vous lasser et vous commencerez à voir apparaître les mauvais côtés l'un de l'autre. Pour protéger votre inspiration, tâchez de garder une certaine distance. Ceux qui veulent rapidement tout connaître, tout goûter, n'éprouvent bientôt plus de curiosité l'un pour l'autre, ils n'ont même plus envie de se rencontrer, parce qu'ils ont trop vu, trop «mangé», ils sont saturés, et voilà, c'est fini. Cet amour qui leur apportait toutes les bénédictions, qui leur apportait le ciel, ils l'ont sacrifié pour quelques moments de plaisir. Pourquoi n'essaient-ils pas d'être plus vigilants? Pourquoi se privent-ils si vite de ces sensations subtiles et poétiques qui donneraient la durée à leur amour?.”


“Le progrès technique permet la fabrication d'appareils et de produits de plus en plus nombreux pour remédier à toutes les erreurs, les maladresses et les négligences des humains: réparer, recoller, nettoyer? Et quelle publicité elle fait pour tous ces produits! Mais l'aspect psychologique et moral de la question, c'est-à-dire rendre les humains plus attentifs à leurs pensées, à leurs gestes, ça, personne ne s'en préoccupe. Puisque les pharmacies, les hôpitaux, les garages, les blanchisseries, les drogueries? sont là, pourquoi faire attention, pourquoi être vigilant?
On fait d'extraordinaires progrès dans le domaine matériel, mais dans le domaine psychique, c'est déplorable. Et ensuite on parle d'économie! La véritable économie, c'est d'être attentif et raisonnable; l'autre économie, celle des économistes, n'est en réalité que dépenses et ruines. Vous voulez pratiquer la véritable économie, avoir des richesses, des trésors avec lesquels vous pourrez ensuite aider les autres? Eh bien, il faut être raisonnable, devenir attentif et maître de soi-même; c'est tout.”


“Vivre la vie spirituelle est évidemment difficile. étant donné la nature du but à atteindre, il est impossible d'y parvenir sans effort, d'autant plus que les routes qui y conduisent ne sont pas tellement fréquentées. Ce sont des chemins vierges et abrupts qui côtoient des précipices, et où seuls quelques Initiés ont marché. Mais plus la tâche est difficile, plus glorieux est le succès. La nature ne donne rien sans effort. Regardez seulement les compétitions sportives: les sauts d'obstacles, le ski, la course automobile, est-ce facile?? Non, ce sont même des exercices dangereux. Mais les difficultés que l'on accepte quand il s'agit de sport, pourquoi ne les accepte-t-on plus quand il s'agit de la vie spirituelle? Là, on veut que ce soit facile. Eh non, la nature a mis des obstacles pour voir quels sont, parmi ses enfants, ceux qui seront capables de se lancer dans cette entreprise grandiose et de triompher. C'est elle qui a jalonné le parcours de difficultés. Mais devant la splendeur de la victoire, ces difficultés, au lieu de nous décourager, doivent nous stimuler.”


“Vous faites confiance à quelqu'un, vous le considérez comme un ami, un bon collaborateur, mais voilà qu'un jour, par hasard, vous découvrez qu'en réalité il vous joue la comédie et travaille contre vous? Eh bien, si vous êtes suffisamment sage et fort pour cela, et surtout si vous avez compris ce qu'est l'amour véritable, ne lui faites pas de reproche, ne lui montrez même pas que vous avez découvert son infidélité. Soyez vigilant afin de ne pas vous laisser abuser, mais continuez à vous conduire amicalement. On ne gagne rien à couper brutalement les ponts, tandis qu'au contraire on peut gagner beaucoup en ayant une attitude qui permet aux êtres de reconnaître et même de réparer leurs erreurs. La question est toujours de savoir si on veut réellement régler une affaire délicate, ou bien seulement régler des comptes personnels.”


“Dans cette entreprise de longue haleine qu'est le travail spirituel, le travail sur soi-même, le doute peut venir se glisser et introduire la division. Devant l'immensité de la tâche, la longueur du chemin à parcourir et les obstacles à franchir, on se demande parfois dans quelle aventure on s'est lancé, et si on possède vraiment les qualités nécessaires pour arriver à un quelconque résultat.
à un moment ou à un autre de sa vie, chacun de vous est exposé à ce doute terrible sur soi-même, qui, peu à peu, risque de vous anéantir. Mais quelles que soient les raisons que vous ayez de douter de vous, une seule chose vous permettra de ne pas laisser ce poison vous détruire: c'est la conscience qu'habite en vous un être tout-puissant, omniscient et tout amour, et qu'en vous liant à lui, en vous appuyant sur lui, vous pouvez continuer à construire votre être intérieur.”


“On a souvent comparé la vie à l'eau qui coule. Mais quelle différence entre l'eau qui jaillit de la source, au sommet de la montagne, et celle qui arrive à l'embouchure du fleuve après avoir reçu toutes sortes de saletés et même de produits toxiques! Pure ou polluée, l'eau est toujours de l'eau, comme la vie est toujours la vie; mais rien n'est plus vivifiant que l'eau pure, alors que l'eau polluée apporte la mort.
La vie jaillit du sein de Dieu et descend pour abreuver toutes les créatures. Mais les humains ne sont pas conscients du caractère sacré de la vie, ils salissent la vie de Dieu, l'eau de Dieu. Vous êtes étonné et vous vous demandez: «Mais comment pouvons-nous salir la vie divine?» Chaque fois que l'on manque de sagesse, d'amour, de désintéressement, c'est comme si on jetait des ordures dans la rivière du Seigneur. Et la rivière ne proteste pas, elle accepte tout pour aider les humains. Elle attend qu'ils prennent conscience de leurs responsabilités pour la préservation de la vie.”


“Dans la vie spirituelle, il ne faut jamais s'inquiéter du temps qu'il faudra pour obtenir des résultats, mais seulement se demander si on est bien toujours en train d'avancer sur le chemin de la lumière. Du moment qu'on a acquis la certitude de marcher sur le chemin de la lumière, il ne faut plus poser de conditions, mais seulement continuer à marcher. Quelqu'un dira: «Mais avant d'arriver au but, je serai déjà vieux!» Et alors? Cela non plus vous ne devez pas le prendre en considération, sinon vous ne ferez rien, et vous serez quand même vieux: oui, quoi que vous fassiez, vous deviendrez vieux, mais vieux sans la lumière, sans la beauté. Eh bien, croyez-moi, il vaut mieux être vieux avec la lumière, avec la beauté, avec la force, avec l'intelligence, avec l'amour. Là oui, la vie en vaut la peine.”


“Depuis le passé le plus lointain, les humains ont été poussés naturellement à accorder un pouvoir particulier à certaines pierres, certains objets de bois ou de métal qui n'avaient même pas toujours une forme déterminée; en se concentrant sur eux, ils arrivaient à faire de ces objets les réceptacles de forces universelles. Dans toutes les religions, les pierres dressées ou les statues ont joué et continuent à jouer ce rôle. Par leur façon de les considérer, les croyants projettent sur les statues des dieux ou des saints ce qu'ils ont de meilleur dans leur cœur et dans leur âme. Grâce à leur foi, à leur amour, ces statues deviennent ainsi des conductrices de leurs prières et, par la même voie, ils reçoivent du monde invisible des réponses: une lumière, un apaisement, une aide.”


“Quelles que soient les qualités, les facultés que possède un homme, s'il n'a pas foi dans le bien, il risque de les perdre. Pourquoi? Parce que les fondements qui assurent leur stabilité manquent, et il s'ensuit automatiquement toutes sortes de conséquences dans son raisonnement et sa façon de voir les choses: les êtres, les situations ne cessent de lui apparaître sous un jour suspect, et il a peur. Or, la peur est une très mauvaise conseillère. Combien de gens, sous l'emprise de la peur, se rendent coupables de lâchetés, d'injustices, de méchancetés! Malgré toutes leurs qualités, ils se laissent envahir par cet instinct irrationnel et incontrôlable. Quand la peur est passée, ils ont souvent honte de ce qu'ils ont fait, mais maintenant que c'est fait … Pour vaincre la peur, il faut croire fermement à la puissance du bien, c'est-à-dire à la prééminence de l'esprit en l'homme.”


“De nos jours, les religions judéo-chrétiennes ont banni les sacrifices d'animaux, on ne brûle plus de bœufs ni de brebis sur les autels. Pourtant, dans les églises et les temples, le feu est toujours présent, puisqu'on continue à brûler de l'encens, et à allumer des bougies, des cierges, des veilleuses. L'encens est une matière qu'on livre au feu pour être transformée et qui, en brûlant, dégage un parfum. Seulement, faire brûler de l'encens n'a de signification que si le croyant a compris que cet acte est le reflet d'autres processus qu'il doit déclencher en lui-même: vaincre ses faiblesses, ses lourdeurs, purifier sa propre matière, la transformer par le feu divin afin que, de son âme, émanent les parfums les plus délicieux. Sinon, à quoi bon? Répandre des parfums agréables pour les narines des assistants, c'est très bien, mais c'est insuffisant.”


“Combien de gens sont convaincus qu'ils ne pourront s'épanouir que s'ils parviennent à faire ce qui leur plaît! Et ils sont prêts pour cela à faire sauter toutes les règles, tous les «tabous», comme ils disent. Ils veulent être libres. Et quelle est cette liberté? Celle de faire des folies, de se ligoter, de se rendre malades, et même de se détruire. Car lorsqu'on se libère de la lumière, de la sagesse, de la raison, on souffre, c'est inévitable, et même physiquement on finit par tomber malade. Oui, car la maladie n'est rien d'autre que la manifestation dans le plan physique des désordres qu'on a laissés s'installer dans le plan psychique.
Vouloir renverser les préjugés et les règles d'une morale étriquée pour être enfin soi-même, ce n'est pas mauvais, au contraire. Mais il faut savoir qu'au-dessus des lois de toutes les morales humaines, il existe des lois éternelles établies par l'Intelligence universelle et, qu'on le veuille ou non, si on transgresse ces lois, on le paie par la souffrance physique ou psychique, ou même les deux.”


“évidemment, chaque jour nous apporte des sujets d'inquiétude. Mais même lorsque vous vous trouvez dans de grandes difficultés, dans une situation dangereuse, efforcez-vous de ne pas vous laisser troubler. Réagissez, liez-vous à la Providence divine en lui demandant de vous envoyer la lumière. Grâce à cette lumière, vous pourrez y voir plus clair et imposer le calme à votre cœur et à votre tête. C'est à cette seule condition que vous trouverez de bonnes solutions. Tous les dangers et les obstacles devant lesquels l'âme humaine peut être placée se résument en deux mots: peur et obscurité, et il faut tout faire pour les vaincre. Il n'y a qu'une peur légitime et bienvenue qu'on puisse tolérer en soi: c'est la crainte de troubler l'ordre divin. Celui qui a peur de la pauvreté, des échecs, de l'opinion publique, peur de mourir de maladie ou d'accident? n'est pas encore un disciple. Le disciple n'a qu'une peur, celle de transgresser les lois divines.”


“Sur la terre on ne peut pas échapper aux épreuves, alors une fois pour toutes décidez-vous à employer des méthodes qui vous permettront de mieux les affronter."; D'abord, devant chaque difficulté, au lieu de vous plaindre et de pousser des cris, commencez par vous calmer. Puis réfléchissez et demandez-vous: «Quel est le plan du Seigneur et de tous mes amis célestes? Que veulent-ils que j'obtienne?» … Peu à peu une lumière se fera et vous comprendrez qu'ils veulent que vous deveniez plus patient, plus résistant, plus intelligent. Ainsi, non seulement vous ne vous inquiétez pas, vous ne vous révoltez pas, mais vous devenez même reconnaissant, vous remerciez, parce que vous sentez que, dans ces épreuves, vous trouvez des matériaux pour vous enrichir. Et les vertus que le Ciel veut vous pousser à acquérir, grâce à cette attitude vous les obtenez beaucoup plus rapidement.”


“Il y a des gens qui prétendent ne pas pouvoir écouter une musique «qu'ils ne comprennent pas». Mais qu'est-ce que cela signifie? Dans la musique, ce n'est pas la compréhension qui compte, mais les sensations que l'on éprouve sous l'effet des vibrations, de l'harmonie des sons. Est-ce que l'on comprend le chant des oiseaux, le murmure des sources et des ruisseaux, ou le bruissement du vent dans les branches? Non, mais on est captivé, émerveillé, et c'est cela l'essentiel. Pour les mêmes raisons il vaut toujours mieux chanter les chants dans la langue où ils ont été écrits: même si on n'en comprend pas le sens, il existe un rapport entre les mots et la musique, et une traduction détruit ce rapport. La musique n'est pas faite pour être comprise, mais pour être sentie. Même lorsqu'elle s'accompagne de paroles, le sens des mots est secondaire. étudiez donc bien la nature des états dans lesquels vous plonge la musique que vous écoutez, afin de pouvoir vous servir de ces états pour votre travail spirituel.”


“Celui qui, parce qu'il sent que c'est sa voie, décide de suivre un enseignement spirituel, est amené à changer beaucoup de choses dans sa façon de penser et ses habitudes de vie. Ce n'est déjà pas toujours facile pour lui-même, mais de plus il n'est pas seul: il y a la famille, les amis, les voisins, les collègues de travail qui risquent de mal accepter ce changement, car il les dérange aussi dans leurs habitudes. Alors, que faire? Lorsque vous vous trouverez dans cette situation, car d'une façon ou d'une autre vous n'arriverez pas à l'éviter, autant que vous le pouvez, ne faites pas souffrir les autres, et bien sûr ne les abandonnez pas non plus. Faites en sorte que cette nouvelle vie que vous trouvez bonne pour vous soit aussi bonne pour eux.”


“Combien de pensées, de désirs, d'activités, la nature inférieure inspire-t-elle aux humains! Et ils marchent, ils courent, ils galopent. C'est extraordinaire de voir comment des hommes et des femmes défendent leurs intérêts les plus égoïstes, et quels sont les arguments qu'ils présentent pour justifier leurs mensonges, leurs malhonnêtetés, leurs intrigues. Jusqu'au jour où, bien sûr, ils se cassent la tête. Mais cela va-t-il les arrêter? Vont-ils enfin tirer une leçon et comprendre enfin qu'ils ont fait fausse route? Pour la plupart, non; ils se contentent de penser que la prochaine fois ils sauront mieux s'y prendre, et ils continuent. Ce qu'ils pensent, ce qu'ils sentent, c'est définitif, c'est sans réplique. Et ils s'obstinent … Mais un jour tous sans exception seront obligés de reconnaître qu'il existe des lois au-dessus de ce que leur dictent leurs convictions et leurs désirs inférieurs.”


“Tant que les humains donneront autant d'importance à la possession d'objets matériels, à l'acquisition de positions sociales, ils ne cesseront d'entrer en conflit les uns avec les autres. Car tout ce qui peut s'acquérir dans le plan physique est limité en quantité, et il est impossible que le monde entier nage également dans l'opulence. Mais cela ne signifie pas que le monde entier ne puisse pas être heureux, car justement, le bonheur n'est pas l'opulence. Il suffit de très peu de biens matériels pour assurer son existence et trouver le bonheur, mais à condition de comprendre qu'il y a un travail à faire pour orienter ses besoins vers le monde psychique, et au-delà, vers le monde spirituel où les possibilités sont infinies. Là, chacun peut se nourrir, s'abreuver autant qu'il le désire, sans entrer en conflit avec ses voisins, ni craindre qu'on vienne le déposséder de ce qu'il a acquis.”


“Quand une difficulté se présente à vous ou quand on vous annonce un événement désagréable, observez vos réactions? Aussitôt, intérieurement, c'est tout un mécanisme qui se met en marche: vous commencez à vous inquiéter, à imaginer le pire, et c'est ainsi que, par votre faute, ce qui n'était qu'un petit caillou finit par devenir dans votre tête un bloc énorme qui obstrue votre chemin. Est-ce que dans de telles circonstances il ne serait pas plus sage que vous vous disiez: «Attendons, ce n'est peut-être pas si grave, les choses peuvent s'arranger?» Ainsi, au lieu de donner à cet événement des proportions démesurées et d'être écrasé avant même qu'il se produise, vous vous renforcez. Pourquoi toujours être sûr non seulement du mal, mais du pire ?”


“La tendance naturelle des humains est de subvenir à leurs besoins et de régler leurs problèmes sans tenir compte des autres, et même, s'ils le trouvent nécessaire, au détriment des autres. Eh bien, voilà de très mauvais calculs. Et moi je vous dirai que, dans votre intérêt, vous devez décider de ne plus travailler seulement pour vous-même, mais pour la collectivité. Oui, dans votre intérêt, parce que vous êtes une partie de la collectivité: quand celle-ci s'améliore et progresse, vous bénéficiez de ses améliorations. Vous y gagnez, parce que vous avez placé votre capital dans une banque qui s'appelle la famille humaine, la fraternité universelle dont vous êtes un membre. Tandis que lorsque vous travaillez pour vous-même, dans l'intérêt de votre moi limité, il ne peut rien vous advenir de bon de cette activité. Vous direz: «Mais si, puisque j'ai travaillé pour moi.» Non, car votre moi séparé, égoïste, est un gouffre sans fond, toujours insatisfait, et en travaillant pour lui, vous avez tout jeté dans ce gouffre. Vous devez donc déplacer le but de votre travail et le mettre très haut dans un idéal d'universalité.”


“Au jeune homme riche qui venait lui demander quelles pratiques il devait observer pour avoir la vie éternelle, Jésus avait répondu: «Vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, puis viens et suis-moi.» Et le jeune homme était reparti tout triste, car ce que Jésus lui demandait là était au-dessus de ses forces. Faut-il en conclure que, pour pouvoir le suivre, Jésus nous dit de nous débarrasser réellement de tout ce que nous possédons pour le donner aux pauvres? Certains l'ont fait, mais tous n'ont pas pour autant mieux suivi Jésus. Il ne sert à rien de renoncer aux choses matérielles dont la possession nous encombre et obscurcit notre regard, si nous ne nous débarrassons pas aussi des pensées, des sentiments et des désirs qui nous encombrent et obscurcissent encore bien davantage notre regard intérieur. Il est très méritoire de faire des renoncements et des sacrifices, mais renoncer à quoi et sacrifier quoi? C'est sur ce sujet qu'il faut s'efforcer d'avoir des idées claires.”


“Le plus grave défaut des humains, celui qui met le plus d'obstacles à leur évolution, c'est la croyance indéracinable en l'infaillibilité de leurs raisonnements et de leurs points de vue. Et alors ils les protègent, ils les cultivent, ils les défendent. Vous direz: «Mais le monde entier a ce défaut!» Eh oui, c'est même le défaut le plus répandu: cet entêtement des gens à se cramponner à leurs façons de sentir et de voir les choses, comme s'il n'y avait rien de meilleur, de plus véridique que leurs opinions et leurs croyances. Ils ne se demandent pas de quelle région d'eux-mêmes elles leur viennent, ni pourquoi ils ont telles convictions plutôt que telles autres, ils se laissent emporter aveuglément. Et c'est pourquoi la terre devient le théâtre de tous les affrontements, chacun cherchant à faire triompher des points de vue inspirés par ses intérêts, ses convoitises, ses caprices, ou même seulement ses humeurs. Pourquoi faut-il que d'énormes tuiles leur tombent sur la tête pour qu'ils finissent par reconnaître qu'ils ont fait certaines erreurs de jugement et qu'ils ont agi pour des motifs détestables?”


“Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc», dit Jésus. «Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable …» Quelle est cette maison? C'est en réalité une image de l'homme lui-même: s'il fonde son existence sur le sable, c'est-à-dire sur un sol instable que viendront ébranler ses pensées et ses sentiments désordonnés, il ne cessera de vaciller et finira par s'écrouler. Pour tenir bon, il doit fonder son existence sur ce roc que représente son mental supérieur, le plan causal. Comme son nom l'indique - causal - c'est de lui que partent les courants qui influencent les plans mental, astral et physique. C'est pourquoi le travail que nous pouvons faire en nous élevant jusqu'au plan causal a des répercussions sur nos pensées, nos sentiments, notre comportement quotidien, et même sur notre santé, comme si des ordres étaient donnés de là-haut pour tout organiser et harmoniser en nous.”


“Un curé s'adressait un jour à ses paroissiens dont la majorité étaient des gens très riches. Il leur dit: «Mes frères, comme vous le voyez, notre église est vieille, elle a besoin d'être restaurée; mais cela va coûter très cher, alors réfléchissons à ce que nous pouvons faire …» D'une seule voix les paroissiens répondirent qu'ils allaient prier Dieu pour qu'Il les aide à trouver l'argent nécessaire. «Comment? s'indigna le curé, vous êtes milliardaires et vous voulez déranger le Seigneur pour obtenir une somme d'argent qu'il vous est si facile de trouver vous-mêmes!»
Eh bien, voilà l'idée que beaucoup de croyants se font de la prière: ils réclament l'intervention divine pour arranger leurs affaires, alors qu'ils pourraient très bien se débrouiller tout seuls, à condition de se décider à faire ce qu'il faut. Quand ils sont un peu altruistes, ils prient pour la paix dans le monde, pour qu'il y ait moins de misères … mais là encore, c'est le Seigneur qui doit intervenir. Et c'est pourquoi les guerres continuent, la misère continue: parce que les humains se déchargent sur le Seigneur d'un travail auquel ils devraient eux-mêmes s'atteler et ne demander au Seigneur que la lumière afin d'être toujours bien inspirés.”


“Il est arrivé que des personnes me demandent conseil pour le choix d'une profession. Elles hésitaient: devaient-elles s'engager dans telle voie où elles gagneraient beaucoup d'argent, ou bien choisir un métier moins lucratif, mais qui les laisserait libres pour des activités désintéressées? En tant qu'instructeur, je n'ai pas à dire à quelqu'un qu'il doit faire ceci ou cela, mais seulement à lui expliquer les conséquences de ses choix; ensuite, c'est à lui de décider. Alors, voici ce que je réponds. Il n'y a rien de mauvais à exercer un métier où vous gagnez beaucoup d'argent, mais tout dépend de ce que vous voulez réaliser. Si votre idéal est ce que l'on appelle habituellement «réussir dans la vie», c'est-à-dire avoir des facilités, du pouvoir, de l'influence, eh bien, gagnez beaucoup d'argent! Mais si vous avez pour idéal d'approfondir votre vie intérieure, vous n'aurez pas besoin de beaucoup d'argent, mais surtout de liberté, de temps pour des activités spirituelles. Alors, à vous de choisir!”


“Vous donnez encore trop de place à la théorie et pas assez à la mise en pratique. Vous devez enfin vous décider à appliquer les vérités de la Science initiatique sans vous demander: «Mais pourquoi?? Mais comment?? Est-ce que cela sera vraiment utile??» Vous devez mettre en pratique, réaliser, c'est tout, sinon vous n'aurez jamais de point d'appui solide et vous serez exposé à toutes les tribulations. Ensuite, que vous passiez par des hauts et des bas, c'est normal: la vie quotidienne n'est faite que de surprises, d'imprévus qui peuvent momentanément vous troubler, vous déséquilibrer. Mais si vous vous habituez à faire des exercices, à mettre en pratique certains principes de la vie spirituelle, même les difficultés, même les échecs n'arriveront pas à vous déstabiliser.”


“Quelle est l'utilité d'appartenir à une fraternité, à une collectivité spirituelle? Les raisons sont nombreuses, et parmi elles celle-ci: une confrérie spirituelle donne à ses membres les meilleures conditions pour se transformer et progresser. Même s'il souhaite s'améliorer, celui qui est seul n'a pas toujours la volonté de faire des efforts, tandis que dans une collectivité, il est stimulé, entraîné, et c'est donc plus facile. Oui, l'exemple, l'entourage agissent énormément. Que ce soit la débauche, l'alcool, la drogue ou le crime, combien de gens ont fait en groupe des bêtises qu'ils n'auraient jamais faites en restant seuls! Alors, si on admet qu'une collectivité est puissante pour entraîner les êtres dans le mal, pourquoi ne pas comprendre qu'elle peut l'être aussi pour les entraîner vers le bien?”


“Vous avez vu une classe avant l'arrivée de l'instituteur? Tous les enfants chahutent, crient, se chamaillent … C'est normal, «quand le chat n'est pas là, les souris dansent.» Mais voilà que l'instituteur arrive: en quelques secondes tous ont trouvé leur place parce que la tête, le chef est entré. Eh bien, ce sont les mêmes lois qui existent au-dedans de nous. Le Seigneur, c'est la tête, le chef, le centre, et tant que nous ne Le laisserons pas pénétrer en nous, ce sera la pagaille. Quand j'entends quelqu'un dire: «Je n'ai pas besoin du Seigneur, je me débrouillerai sans Lui», je peux lui répondre qu'en effet il se débrouillera, mais dans quel désordre et avec quelles pertes! La tête, le Seigneur, introduit l'ordre parmi les cellules de notre organisme; quand Il est là, toutes travaillent dans l'harmonie et dans la paix, et la vie circule. Vous n'avez pas encore compris pourquoi il est essentiel d'avoir en soi le Seigneur comme centre; et voilà, je vous le dis: parce que c'est ce point-là, au centre, qui organise et harmonise tout.”


“Vieillir est généralement considéré comme une épreuve. Et c'est vrai que pour la majorité des gens, vieillir est une épreuve très pénible, car ils n'ont pas vécu en harmonie avec les lois divines. Or, en réalité, la vieillesse peut être la meilleure période de la vie. Pour ceux qui pendant la jeunesse et l'âge mûr ont nourri un haut idéal, beaucoup de choses s'améliorent pendant la vieillesse: la compréhension, la lucidité? Comment expliquer cela? On dirait que le cerveau ne suit pas la même évolution que le corps physique. Les jambes, les yeux, les oreilles commencent à nous trahir, mais la vie de l'âme et de l'esprit devient de plus en plus abondante et riche. Comme si on goûtait enfin les fruits de ses efforts. Donc, préparez-vous, pensez à vivre correctement tant que vous êtes jeune, pour pouvoir goûter plus tard cette abondance de fruits.”


“La majorité des humains sont trop obnubilés par les gloires de la terre pour comprendre comment se manifeste la gloire de Dieu. Dans l'art sacré, la peinture, la sculpture, on représente toujours le Christ et le triangle de la Sainte Trinité entourés de rayons de lumière, et ce sont ces rayons de lumière qu'on appelle une «gloire»; la gloire est donc la manifestation lumineuse, éclatante, de la vie divine.
Dieu n'est pas un de ces monarques tyranniques et vaniteux qui réclament qu'on célèbre leur grandeur et leur puissance, Il n'a pas besoin de nous pour chanter ses mérites, tout ce que nous pouvons dire à son sujet ne Lui ajoute rien. Mais c'est nous qui avons besoin de Le glorifier afin d'entrer dans sa lumière. Mais que signifie: glorifier le Seigneur? Ce n'est pas répéter qu'Il est puissant et sage. Nous glorifions le Seigneur en travaillant à purifier nos pensées, nos sentiments, nos désirs, nos actes. C'est ainsi que nous entrerons dans la lumière de la gloire divine, et partout où tombera cette lumière, nous serons, nous aussi, présents1.”


“Même si vous ne devez récolter qu'indifférence ou ingratitude, ne cessez jamais d'aimer et de faire le bien. Car l'amour en vous est une source, et si vous décidez de l'empêcher de couler, c'est d'abord vous qui allez vous assécher. Bien sûr, personne alors ne pourra plus vous abuser, vous décevoir, mais l'eau de votre source spirituelle ne coulera plus et vous perdrez la vie. Oui, car lorsque vous laissez votre source se tarir, le monde divin se ferme et vous devenez pauvre et vide. Il est parfois utile, d'un point de vue éducatif, de se fermer envers quelqu'un pour lui donner une leçon dont il a besoin, mais il est très nuisible de se fermer envers les humains en général. Que les gens le méritent ou non, laissez quand même couler en vous la source de l'amour. Vous direz: «Oui, mais s'ils ne méritent pas que je les aime, ce n'est pas juste!» Ne vous préoccupez pas tellement de ce qui est juste ou injuste: pratiquez cette injustice qu'est l'amour, sinon vous deviendrez un désert!”


“L'avenir est le plus souvent un sujet de soucis pour les humains : ils ne cessent de se demander s'ils ne vont pas manquer d'argent, s'ils auront de quoi manger ou se loger, etc. Et, tellement pris par ces préoccupations, ils négligent des questions beaucoup plus importantes, commettent des fautes qu'ils devraient réparer mais ne réparent pas ; et comme tout cela s'accumule, le moment finit par arriver où ils sont submergés, écrasés. Pour éviter de tomber dans cet engrenage, il est nécessaire de méditer les paroles de Jésus : « Ne vous inquiétez pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. » Si vous veillez chaque jour à ce que tout votre comportement soit impeccable, le lendemain sera complètement dégagé, et vous serez disponible pour entreprendre ce que vous avez décidé, tout en restant encore vigilant pour ne rien laisser traîner. Ainsi, chaque jour nouveau vous trouvera libre, bien disposé, prêt à travailler, à étudier, à vous réjouir, et toute la vie prendra une couleur extraordinaire de bonheur et de bénédiction. C'est en veillant à tout régler aujourd'hui que vous pensez indirectement à demain.”


“Jésus disait : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. » Et cette comparaison en apparence tellement exagérée correspond à une réalité psychique. Ce qui est énorme chez le riche et qui le retient devant la porte du Royaume de Dieu, ce n'est pas son corps physique, mais son corps astral, son corps des désirs. Le propre du corps astral est d'être insatiable, et c'est pour le satisfaire que le riche cherche à accumuler toujours plus de possessions. Quant au chameau, son mode de vie a fait de lui le symbole de la sobriété, cette qualité qui consiste à modérer ses appétits.
Pour l'être humain, les appétits peuvent être de toutes sortes : l'ambition, le pouvoir, la sensualité … Et Jésus prend le riche comme symbole de ceux qui cherchent à satisfaire tous les désirs inspirés par leur corps astral, car c'est lui qui obstrue pour eux la porte du Royaume de Dieu. Dans le Royaume de Dieu, on n'accepte que les êtres qui ont appris le dépouillement, le désintéressement, le sacrifice.”


“Prenez l'habitude de peser les choses sur votre balance spirituelle.
Vous avez eu à subir une vexation, une injustice. Examinez le pour et le contre, et vous constaterez que ce que vous gagnez en gardant malgré tout confiance est mille fois supérieur à ce qu'un idiot ou un méchant vous a fait perdre. Chaque seconde de votre existence, la confiance qui travaille en vous vous donne la vie. Elle est comme un fleuve d'eau cristalline qui coule sans interruption. Pourquoi vous priver de ses bienfaits sous prétexte que vous pouvez être lésé ou trompé de temps à autre ? La sagesse a une manière bien à elle de calculer les choses. Elle n'arrête pas le flux de ce qui est indispensable, vital, éternel, à cause de quelques désagréments. On n'est trahi que de temps en temps ; alors, est-ce que ça vaut la peine de se priver définitivement de tout ce que peut nous apporter la confiance ?”


“Chaque jour la vie nous présente un certain nombre de problèmes à résoudre. Celui qui, au lieu de s'efforcer de les résoudre honnêtement, cherche à les esquiver, se trouvera bientôt devant des difficultés insurmontables. Pourquoi ? c'est très simple. Vous êtes allé à l'école, n'est-ce pas, et là vous avez étudié la grammaire, les mathématiques, etc. Pour chaque discipline vous avez eu des exercices à faire. Prenons les mathématiques, par exemple : imaginez qu'un élève commence par négliger les exercices correspondant à la première leçon, il lui manque les éléments pour aborder les leçons suivantes. Alors, que va-t-il faire ? La situation deviendra de plus en plus difficile, et le moment arrivera où il ne pourra plus s'en sortir. Il en est de même avec les problèmes que la vie nous présente. Chaque problème bien résolu nous donne les éléments pour affronter les problèmes suivants dans les meilleures conditions, car les efforts que nous avons faits portent leurs fruits : avec chaque exercice nous devenons plus perspicaces, plus patients, plus résistants.”


“Pensez chaque jour à vous accorder avec l'Intelligence universelle; chaque jour efforcez-vous de vibrer à l'unisson avec elle, de vous fondre en elle, de vous ouvrir à son immensité, de vous laisser emporter par ses flots de lumière et de paix. C'est une des expériences les plus riches, les plus profondes que vous puissiez faire pour votre vie intérieure. Mais vous ne pouvez la réaliser que par l'amour, qui seul permet la véritable fusion.
Jésus disait: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de toute ta pensée.» En réalité Dieu n'a pas besoin de notre amour, c'est nous qui avons besoin de L'aimer, car par notre amour nous nous rapprochons de Lui. Et moi je vous dis la même chose en vous demandant de vous accorder chaque jour avec l'Intelligence universelle, d'agir selon sa volonté, même si vous ne savez pas encore bien ce qu'elle exige de vous. Car c'est cela l'amour. Quand on aime un être, on est toujours en accord avec lui, on lui fait confiance et on met toutes ses énergies à le satisfaire.”


“L'insistance avec laquelle la religion met l'accent sur la foi ne sert qu'à induire les fidèles en erreur. Il est tellement commode de penser: «Puisque c'est la foi qui sauve, ce n'est pas si grave de mal agir; la vie est difficile, on est obligé de se débrouiller comme on peut, on n'est pas toujours honnête, ni serviable, ni généreux, mais on croit en Dieu et la foi nous sauvera!» Eh bien, non, il existe des lois divines, et elles ne sont pas impressionnées par la foi de ceux qui ne se conduisent pas correctement, quelles que soient les raisons qu'ils inventent pour justifier leur conduite. Aucune loi divine ne tolère que la foi serve de prétexte aux humains pour minimiser ou excuser leurs fautes.”


“Il est écrit dans la Genèse que Jacob, en route pour le pays des fils de l'Orient, passa la nuit dans un lieu où il eut un songe: il vit, appuyée sur la terre, une échelle dont le sommet touchait le ciel, et sur cette échelle des anges montaient et descendaient.
L'échelle de Jacob est le symbole des hiérarchies angéliques qui font le lien entre l'homme et Dieu. Cette idée de hiérarchie est très importante pour une bonne compréhension de la vie spirituelle. Car s'imaginer, comme le font certains, que l'homme peut s'adresser directement au Seigneur, est tout simplement la preuve de la plus grande ignorance. Sur la terre il est impossible de rencontrer un personnage important si on ne passe pas par des intermédiaires; mais le Seigneur, on ira directement Le toucher sans la moindre difficulté! Eh bien, non. Ce n'est pas que le Seigneur soit hautain ou orgueilleux, Il ne refuse pas que les créatures entrent en contact avec Lui, mais sa présence est d'une puissance telle qu'aucun être humain ne peut Le toucher. Pour nous approcher de Dieu, nous devons passer par les hiérarchies angéliques, car ce sont elles qui font le lien entre Lui et nous.”


“Il est important, bien sûr, que les croyants aient des lieux de culte pour se réunir et prier. Mais un temple, une synagogue, une mosquée n'est qu'un bâtiment, donc une forme. Et la forme a pour vocation d'abriter un principe: la religion, cette conscience du lien qui existe entre l'homme et Dieu. Celui qui s'arrête sur la forme a besoin d'aller dans un temple pour y prier et être entendu de Dieu. Mais celui qui se dirige d'après le principe, sait qu'il existe d'autres formes de temples: toute la nature, avec les montagnes, les océans, les forêts, est un temple où il peut prier. La nature, cependant, n'est pas encore le meilleur temple. Il existe un temple supérieur encore à la nature: l'homme lui-même, et c'est ce temple qu'il doit purifier pour que le Seigneur vienne y faire sa demeure. C'est le sens des paroles de l'écriture: «Vous êtes les temples du Dieu vivant.”


“Les humains voient le monde d'après leurs désirs ou leurs craintes, c'est chez eux une tendance instinctive: toute leur vie psychique n'est faite que de subjectivité, d'imagination. Mais comme tous les instincts, celui-là aussi doit être éduqué. Puisque les choses et les êtres deviennent en nous ce que nous croyons qu'ils sont, il y a là tout un travail à faire. D'abord, être vigilant pour ne pas devenir sa propre victime en transformant en mal ce qui est simplement neutre ou même bon; mais aussi s'efforcer de transformer ce qui est négatif et nuisible en quelque chose de bénéfique.
Puisque la pensée a des pouvoirs, il faut utiliser ces pouvoirs pour maîtriser tous ces états négatifs auxquels on se laisse naturellement aller et qui empoisonnent la vie quotidienne.”


“La santé est une des principales préoccupations des humains, mais en même temps on est obligé de constater qu'ils ne font pas grand-chose pour la conserver. Ils ont beau dire: «Je veux la santé. Je cherche la santé», eh non, on dirait même que, inconsciemment, ils font tout pour se rendre malades. S'ils cherchaient la santé, s'ils aimaient vraiment la santé, ils seraient bien portants, car rien ne résiste à l'amour. C'est lui qui nous dit ce que nous devons faire pour obtenir ce que nous désirons. Alors, à tous ceux qui cherchent la santé, je dis: d'abord, aimez-la, la santé! Et cet amour vous inspirera les meilleures décisions pour l'obtenir.”


“Esaü, affamé, cédant son droit d'aînesse à son frère Jacob en échange d'une assiette de lentilles, vous connaissez certainement cet épisode de l'Ancien Testament. C'est évidemment un récit symbolique qu'il faut interpréter.
Esaü représente l'être humain prêt à sacrifier ce qui lui donne un très grand prix aux yeux de son Père céleste, en échange de plaisirs immédiats. Car la faim est synonyme de tous les appétits, de toutes les convoitises. Combien d'autres faims que la faim physique réclament d'être assouvies et font perdre aux humains leur droit d'aînesse, c'est-à-dire leur dignité de fils de Dieu! Chaque fois qu'un être cède à un instinct, et pas seulement la gourmandise, mais la sensualité, la colère, la jalousie, l'ambition, la haine, il vend son droit d'aînesse, sa royauté intérieure pour un plat de lentilles, et il s'appauvrit, il se soumet, il devient esclave. En échange de quelque chose qui n'en vaut pas la peine, il abandonne un bien extrêmement précieux en lui: la vie divine.”


“Moïse était venu pour enseigner aux hommes la justice. Puis Jésus est venu pour leur enseigner l'amour, le pardon. Il a dit: «Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre.» Tendre l'autre joue pour se faire battre, puis pardonner, c'est un grand progrès par rapport à la loi du talion «œil pour œil, dent pour dent», mais il y a encore mieux à faire.
Si quelqu'un vient vous attaquer, il n'est pas interdit de vous montrer plus fort que lui. Et comment? Vous le soulevez du sol et vous lui dites: «Veux-tu que je te projette par terre?» Ainsi, vous lui montrez votre force, mais vous ne le projetez pas, vous le reposez doucement. Alors il commence à vous respecter. N'est-ce pas mieux? Il faut être plus fort que ses ennemis. Si par un geste, un regard ou une phrase pleins de lumière, vous les immobilisez, ils battent en retraite. Quand on ne peut pas triompher dans le plan physique, qu'on tâche au moins de triompher dans le plan mental, c'est beaucoup mieux que de se laisser massacrer par des gens malhonnêtes, injustes et méchants.”


“De nos jours, de plus en plus d'hommes et de femmes entendent mener leur existence comme bon leur semble et, concernant leur vie amoureuse, leur vie sexuelle, ils n'acceptent aucune règle. Ils s'imaginent que les prescriptions qui ont été données par les sages et les Initiés, ont pour but de les empêcher de vivre. Ils ne comprennent pas que cette maîtrise, ce contrôle des instincts que conseillent les sages, n'ont pas d'autre but que de les inciter à chercher de meilleures manifestations de l'amour, à lui donner des formes plus belles, plus riches.
Tant qu'ils ne voudront pas s'instruire et faire des efforts, leurs expériences de l'amour ne seront pour eux que des occasions de gaspiller leurs énergies les plus subtiles et même de perdre le goût de vivre. Ils veulent vivre et ils s'empêchent de vivre. Ils continuent à célébrer l'amour, à chanter l'amour, cet amour qui est, disent-ils, la chose la plus importante au monde, mais ils s'arrangent pour abîmer leur vie à travers leur amour. Quand comprendront-ils qu'aimer, c'est protéger, enrichir et embellir la vie en soi-même et chez les autres?.”


“Toutes les sciences doivent être mises au service de la seule science qui mérite vraiment d'être étudiée: celle de l'être humain. Or, malheureusement, elle est abandonnée pour le moment au profit de la physique, la chimie, l'astronomie, la biologie, etc. Vous direz: «Oui, mais il y a l'anatomie, la physiologie: ce n'est pas rien!» Bien sûr, mais ce n'est pas encore tout l'être humain.
Un changement de point de vue est nécessaire. C'est l'être humain dans sa totalité qu'il faut prendre désormais comme centre d'intérêt, l'être humain avec la Divinité qui vit au-dedans de lui. Toutes les autres sciences doivent contribuer à cette étude et ne pas être considérées indépendamment. Car, en réalité, l'homme est un résumé de tout ce qui existe et toutes les sciences se retrouvent en lui. Quand les scientifiques, les philosophes accepteront ce point de vue, la conception entière de l'existence sera transformée; car ce n'est plus ce qui est extérieur à l'homme, ce qui est matériel, figé, mort, qu'on mettra à la première place, mais la vie, tous les aspects subtils de la vie.”


“Même au milieu des tribulations, vous devez vous efforcer de rester inébranlable, parce que les tribulations sont des accidents superficiels, elles ne touchent pas l'essentiel en vous. Regardez la mer: quelles que soient les vagues qui agitent sa surface, un peu plus en profondeur le calme règne, il ne reste rien de cette agitation.
Mais quand je dis qu'il faut rester inébranlable, cela ne signifie pas devenir insensible, impassible. Non, on peut se sentir broyé, anéanti, mais, même là, conserver encore la conscience que cette souffrance a un sens et qu'elle pourra être, un jour, utilisée pour le bien. Alors, quand vous souffrez, ne priez pas le Seigneur de vous ôter cette souffrance. Comme elle ne vous a pas été donnée pour rien, Il ne vous l'ôtera pas, Il attendra que vous ayez appris ce que vous devez en apprendre.”


“Même quand ils ont une famille, des voisins, des relations, beaucoup de gens se plaignent de la solitude. Quelle ingratitude! Même s'ils étaient seuls, physiquement seuls, ils devraient sentir qu'ils ont en réalité une famille immense, leur famille spirituelle. Mais leur conscience est tellement limitée, obscurcie, qu'ils ne le sentent pas. Et c'est le cas de millions d'êtres dans le monde. Ils se sentent seuls, et pourtant! … Le seul véritable remède à la solitude est dans l'élargissement de la conscience: comprendre que même si vous n'aviez plus ni père, ni mère, ni frère, ni sœur, ni aucune famille par le sang, ni personne dans votre entourage avec qui vous puissiez communiquer, ce ne serait pas encore une raison pour vous croire seul. Il faut que vous sachiez, que vous compreniez que nous sommes tous frères et sœurs, fils et filles du même Père, l'Esprit universel, et de la même Mère, la Nature universelle, et vous ne vous sentirez plus jamais abandonné ni malheureux.”


“La vie quotidienne, c'est vrai, ne manque pas de présenter à chacun de vous des occasions d'inquiétude, de tristesse, de découragement. Mais il faut réagir. Au lieu de rester à ne rien faire, sauf vous gaver de pilules et importuner les autres, sans penser qu'ils rencontrent eux aussi les mêmes difficultés, efforcez-vous de travailler avec votre imagination. Imaginez-vous entouré de lumière, envoyant votre amour à travers le monde entier, surmontant obstacles et difficultés … Peu à peu, les images que vous formerez deviendront vivantes, elles agiront sur votre conscience, elles vous transformeront en même temps qu'elles travailleront à attirer de l'univers les éléments appropriés pour les introduire en vous. Au début, les effets de cet exercice ne se feront pas sentir très longtemps et vous devrez souvent le reprendre. Mais un jour, le résultat sera là, définitivement, vous ne pourrez pas en douter: vous sentirez au-dessus de vous une entité vivante qui vous protège, vous instruit, vous purifie, vous éclaire et, dans les cas difficiles, vous apporte le soutien dont vous avez besoin.”


“Pourquoi tant d'hommes et de femmes qui s'adoraient finissent par être fatigués les uns des autres et se quittent? Parce qu'ils n'ont pas su rester vivants. S'ils s'étaient occupés d'entretenir la vie en eux, de l'embellir, de la rendre poétique, ils continueraient à se plaire et à s'aimer. Car inconsciemment, c'est la vie que tous cherchent, les hommes et les femmes; ils ne cherchent même que cela. Et la vie est toujours liée à l'amour. Lorsque vous aimez un être, vous essayez de donner telle ou telle explication à votre amour, alors qu'en réalité il n'y a pas d'explication: si vous l'aimez, c'est à cause de la vie qui émane de lui sous forme de beauté, ou de bonté, ou de pureté, ou d'intelligence, ou de paix, etc.
L'ennui qui habite tellement de gens sur la terre et qui les pousse dans des voies sans issue, vient de ce qu'ils ne savent pas renouveler la vie en eux: ils se rencontrent, et après quelques moments d'effervescence, ils commencent à s'ennuyer. Alors, si vous voulez être aimé et ne pas ennuyer les autres, soyez vivant.”


“Au lieu de vous poser des questions sur l'avenir en vous tourmentant: que va-t-il m'arriver? quels dangers me menacent? … ou en faisant des rêves qui ne pourront pas se réaliser, apprenez à le créer vous-même. Oui, votre avenir, vous pouvez le préparer dès aujourd'hui. Par la pensée, par l'imagination, vous avez la possibilité de choisir la meilleure orientation et de demander au Ciel les conditions et les qualités qui vous permettront de vous manifester un jour comme un être de paix, de bonté, de lumière. Dans cette existence, déjà, vous aurez la possibilité de voir certains résultats du travail que vous avez entrepris. Mais sachez que vous préparez surtout vos prochaines incarnations. Car c'est une réalité absolue: vous reviendrez un jour sur cette terre, et ce que vous serez, les situations que vous rencontrerez dépendent de vous, de la façon dont vous préparez dès maintenant votre existence future. La compréhension de cette vérité est fondamentale pour votre avenir.”


“Pour le chrétien qui veut devenir l'instrument de la volonté divine, il n'y a qu'une chose à faire: se conformer aux enseignements de Jésus dans les évangiles. Ce qu'il a dit est simple et clair. Prenez seulement les versets: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et tu aimeras ton prochain comme toi-même.» Alors, celui qui travaille sincèrement à mettre le Seigneur au centre de sa vie et qui apprend à se conduire avec honnêteté, bonté, indulgence envers son prochain peut prétendre devenir un jour l'instrument de la volonté divine. Jusque-là, il vit dans l'illusion. Tant qu'il ne s'est pas purifié, tant qu'il n'a pas mis de l'ordre en lui-même, ce n'est pas de la volonté divine qu'il devient l'instrument, mais de toutes les entités maléfiques qui cherchent à pénétrer chez les humains.”


“L'être humain est capable de se faire tuer pour conquérir sa liberté. Mais de quelle liberté s'agit-il? C'est seulement lorsqu'il arrive à rétablir la véritable hiérarchie en lui-même que l'homme peut prétendre être libre. à ce moment-là il est le roi, il reprend sa place sur le trône et tout lui obéit: sentiments, pensées, instincts, désirs. Pour la majorité des gens, la liberté, c'est ouvrir toutes les portes ou les fenêtres, et sortir en disant: «Je suis libre», alors qu'ils portent en eux-mêmes toutes les prisons. Non, celui qui donne la première place aux désirs, aux caprices, aux passions, est un esclave, et il serait mieux inspiré d'aller s'enfermer quelque part, car avec cette liberté-là il ne peut que nuire aux autres et à lui-même. La liberté est le privilège de l'esprit, et donc, seul l'homme en qui gouverne l'esprit, c'est-à-dire la lumière, tout ce qui est grand, juste, noble, peut prétendre à juste titre être libre.”


“Il est dangereux, pour l'équilibre psychique, de rester longtemps sous l'emprise de pensées, d'émotions et de sentiments négatifs. évidemment, l'existence ne réserve pas que de bonnes surprises et, à un moment ou à un autre, personne ne peut éviter d'éprouver des déceptions, des chagrins, de l'irritation. Mais quand cela arrive, tâchez de tout faire pour vous arracher vite à cet état, sinon vous finirez par être complètement ligoté, submergé. Profitez du laps de temps où il est encore facile de vous dégager. Mais vous ne vous dégagerez pas en restant là à vous débattre, car vous n'êtes pas de taille à lutter. Se débattre dans l'obscurité n'a jamais fait jaillir la lumière : il faut sortir de là. Donc, pour que le mécontentement, la jalousie, la rancune, la colère ne finissent pas par avoir le dessus et vous détruire, essayez tout de suite d'appeler à vous des pensées et des sentiments qui vous projetteront dans la lumière, l'amour, la paix : c'est ainsi que vous serez sauvé!.”


“«Oh, il n'a plus que quelques heures à vivre», dit trop souvent l'entourage d'un mourant avec la conviction que, dans la situation irrémédiable où il se trouve, plus rien n'a tellement d'importance. Eh bien, au contraire, les moments qui précèdent la mort sont très importants, car l'incarnation suivante dépend beaucoup de ces derniers moments. L'état de conscience du mourant à cette heure-là agit dans l'autre monde jusqu'à son incarnation prochaine.
Vous avez pu observer que l'état dans lequel vous vous endormez le soir agit sur vous pendant la nuit et influence votre réveil le lendemain. Si vous vous endormez dans un mauvais état, bien que vous ayez vécu une bonne journée, le lendemain vous vous réveillerez mal disposé. Et au contraire, si vous vous endormez avec de bonnes pensées et de bons sentiments, alors même que votre journée n'a pas été fameuse, ce dernier moment va tout réparer, éclaircir, et vous vous réveillerez le lendemain dans de meilleures dispositions. Eh bien, ce sont les mêmes lois qui agissent d'une existence à l'autre.”


“L'échange est la loi de la vie; l'échange, cela veut dire recevoir et donner. La connaissance de cette loi nous permet d'avoir une meilleure compréhension des processus de la vie spirituelle, comme la communion par exemple. Car communier, c'est faire des échanges.
Lorsque le fidèle reçoit l'hostie de la main du prêtre, cette hostie peut lui apporter les plus grandes bénédictions. Mais si en retour le fidèle ne donne pas à l'hostie amour et respect, ce n'est pas une communion, mais un vol, un acte malhonnête. Et pour communier avec Dieu, il faut souhaiter aussi Lui apporter quelque chose. Non pas que Dieu ait besoin de ce que nous Lui donnerons, Il est tellement riche! Mais c'est nous qui, en essayant de Lui donner quelque chose de nous-même, éveillerons en nous certains centres spirituels, grâce auxquels nous recevrons encore d'autres bénédictions.”


“Qu'est-ce qu'un Maître spirituel? Un être qui est parvenu à tout contrôler en lui, aussi bien dans le plan physique (son corps) que dans les plans astral (son cœur) et mental (son intellect). C'est parce qu'il est capable d'exercer cette maîtrise sur lui-même que lui sont donnés des pouvoirs sur les forces de la nature. Les évangiles rapportent que, Jésus et ses disciples traversant sur une barque le lac de Tibériade, il y eut une forte tempête qui était sur le point de les faire chavirer. Alors «Jésus menaça le vent et dit à la mer: Silence! Calme-toi.» Et les évangiles ajoutent que les disciples se disaient entre eux: «Qui est celui-ci à qui même le vent et la mer obéissent?» Eh bien, justement, le vent et la mer (c'est-à-dire l'air et l'eau) obéissent à celui qui possède la maîtrise de ses pensées et de ses sentiments.”


“La croyance que Dieu a voulu, il y a deux mille ans, manifester son amour aux humains en envoyant sur la terre «son fils unique» a peut-être aidé pendant une période certains d'entre eux à évoluer, mais maintenant il faut abandonner une énormité pareille. Car ce n'est pas une bonne compréhension de l'amour de Dieu qui est immense, inépuisable, infini. Dieu a eu beaucoup de fils et de filles, Il en a et Il en aura encore beaucoup. Depuis des millions d'années, Il envoie ces êtres exceptionnels sur la terre pour y éclairer leurs frères et leurs sœurs, et Il continuera à en envoyer d'autres encore. Il n'a que faire de ces chrétiens qui Lui interdisent d'envoyer qui que ce soit d'autre après Jésus, ou qui racontent qu'avant la venue de Jésus les humains étaient privés de la vraie lumière. Comme si le salut des humains devait dépendre de l'époque où ils ont vécu: avant Jésus, après Jésus! L'église peut bien s'obstiner à fixer un commencement et un terme à la révélation divine, le Seigneur, Lui, n'est pas impressionné par ces décrets, Il continue à ne pas en tenir compte, Il est au-delà.”


“Plutôt que de se laisser affaiblir et terrasser, les humains doivent apprendre à mettre tous leurs défauts et leurs faiblesses au travail afin de les rendre utiles. Certains diront : « Mais les défauts, il faut les combattre, il faut les anéantir ! » Essayez, vous verrez si c'est facile : c'est vous qui serez anéanti, massacré. Pour triompher de ses défauts, il faut trouver une autre méthode que la lutte et la bagarre. Qu'il s'agisse de la gourmandise, de la sensualité, de la cupidité, de la vanité, vous devez apprendre à les mobiliser afin qu'elles vous stimulent pour avancer dans la direction spirituelle que vous avez choisi de prendre. Toutes ces tendances inférieures que vous considérez comme des faiblesses sont en réalité des forces. Vous sentez bien toutes les énergies qu'elles représentent. Si vous êtes seul pour travailler, vous n'irez pas loin. Si vous chassez tous vos ennemis, si vous supprimez tout ce qui vous résiste, qui travaillera pour vous, qui vous servira ?...”


“Lorsque vous rencontrez des conditions de vie agréables, goûtez-les, mais ne vous y attardez pas. Et quand l'existence vous impose des conditions difficiles, efforcez-vous de les supporter jusqu'au bout. Vous direz: « Mais pourquoi devons-nous cultiver les conditions difficiles? » Il ne s'agit pas de les cultiver, mais seulement de ne pas les fuir pour apprendre à devenir adultes.
Les enfants n'aiment que ce qui est agréable, sucré... Comme cette petite fille qui disait en faisant sa prière: « Seigneur, faites que mon papa, ma maman et mon petit frère soient en bonne santé... et faites aussi qu'on trouve les vitamines dans les bonbons et pas dans les épinards. » Voilà les enfants! Malheureusement les vitamines ne seront jamais dans les bonbons, de même que les vitamines spirituelles ne seront jamais dans la facilité et les plaisirs, mais dans le travail et dans les difficultés. Seuls les vrais adultes savent découvrir ce qui se cache de riche et de profond dans chaque épreuve, dans chaque amertume, alors que les joies et les plaisirs prolongés ne servent qu'à chloroformer l'être humain, le maintenir dans les faiblesses et l'éloigner de la vérité.”


“Quand Jésus disait: « Nul ne va au Père que par moi », il s'identifiait au principe universelle du Christ, Fils de Dieu, émanation du Père, qui existe en chaque être comme une étincelle enfouie: son âme supérieure. Cela signifie que l'homme ne peut réellement entrer en relation avec Dieu qu'à travers son âme supérieure. C'est par son âme supérieure que l'homme se lie au Christ et, à travers lui, à Dieu Lui-même. Seule notre âme supérieure, qui est une pure quintessence divine, peut aller à la rencontre de Dieu. Cette rencontre se prépare par la méditation, la contemplation, l'identification: tous ces exercices nous arrachent aux pesanteurs terrestres pour nous projeter jusqu'à notre vrai Moi qui se confond avec la Divinité.”


“Seule la reconnaissance envers le Ciel peut vous sauver au moment des épreuves. Mais allez faire comprendre cela aux humains, eux qui ne remercient même pas pour les bonheurs qui leur arrivent! Et pourtant, apprendre à remercier le Ciel même pour les difficultés et les malheurs, est la meilleure façon de les transformer. Si devant une épreuve vous vous mettez à pousser des cris, à vous révolter, vous la sentirez peser encore plus lourdement sur vous. Mais si vous dites: « ô Seigneur, merci, certainement il y a une raison pour que cela m'arrive, je dois avoir quelque chose à apprendre. Je ne suis pas parfait et ces événements vont encore me servir à m'améliorer, à me renforcer », d'un seul coup vous sentirez quelque chose s'éclaircir en vous. Comme si vous aviez enveloppé ces difficultés d'une pellicule d'or pur, elles vous apparaissent sous un autre jour.”


“Comment naissent et se propagent les maladies? Il s'agit tout d'abord d'un germe microscopique qui, en se développant, finit par bouleverser l'être tout entier. Ce germe est une idée qui s'accroche au plan mental de l'individu; puis cette idée descend dans le plan astral où elle s'exprime par des sentiments; ensuite elle se manifeste par des actes, et finalement elle s'installe dans le corps physique. Il faudrait que chacun soit suffisamment conscient pour arrêter ce processus avant qu'il n'apparaisse comme maladie dans le plan physique, en se disant: « Je ne pense pas correctement, j'éprouve de mauvais sentiments et cela m'inspire une conduite déplorable. Voilà les germes de maladies futures! Pour empêcher cet état de se propager jusque dans le plan physique, je vais commencer par m'attaquer aux causes dans les plans mental et astral où elle se trouvent. » C'est donc en surveillant vos pensées et vos sentiments que vous travaillez vraiment pour votre santé.”


“La lumière que nous voyons n'est en réalité que la matérialisation de la lumière primordiale. Et cette lumière primordiale, première émanation de Dieu, c'est le Christ, le Soleil universel. Oui, l'esprit qui se manifeste et qui nous parle à travers le soleil est l'esprit du Christ, et si nous apprenons comment nous lier à lui, il nous donnera toutes ses bénédictions : la lumière, la chaleur, la vie, la beauté, la pureté, la santé … Mais pour cela, il ne suffit pas d'aller s'exposer au soleil comme le font beaucoup de gens, instinctivement, sans la participation de leur conscience : les quelques rayons qu'ils reçoivent à ce moment-là ne leur apportent pas grand-chose..
Pour recevoir du soleil des éléments véritablement divins, c'est notre esprit qui doit aller le toucher, entrer en contact avec lui, le pénétrer, se fondre en lui … Oui, notre esprit, pas seulement notre peau ! S'exposer physiquement au soleil, c'est déjà bien ; mais si notre conscience, notre intelligence, notre esprit participent à cette rencontre avec lui, nous recevrons bien plus que de la chaleur et de la vitalité : il nous donnera la connaissance, l'illumination.”


“Le repos, les vacances sont nécessaires. Mais dans quel but les gens prennent-ils en général leurs vacances ? Pour s'améliorer ? … pour faire un travail spirituel qui les rapprochera du Seigneur ? Non, pour donner une issue à toutes les tendances instinctives comprimées en eux pendant le reste de l'année. Pendant les vacances on a plus de temps, et dans des endroits éloignés, au milieu d'inconnus, on peut se permettre beaucoup de choses. Voilà comment tous ces gens qui devraient rentrer de leurs vacances reposés, rajeunis, rayonnants, reviennent avachis, malades, et emberlificotés dans des histoires inextricables. Eh bien, moi je vous dis que les vacances sont faites pour se purifier et se consacrer à des travaux spirituels qu'on n'est pas libre d'exécuter pendant le reste de l'année. Cela ne signifie pas que pendant ces dix ou onze mois on n'a aucune activité spirituelle ; si, mais les vacances doivent permettre de s'y adonner enfin entièrement et librement. Et c'est cette activité qui repose, apaise, fortifie, vivifie, embellit, ressuscite.”


“Quand il vous arrive de vous sentir mal disposé et de ne plus très bien savoir où vous en êtes, comme si des nuages noirs pesaient sur vous et vous bouchaient l'horizon, concentrez-vous sur la lumière, c'est l'exercice le plus efficace, le plus puissant. Mais n'oubliez jamais que les choses agissent sur vous d'après la façon dont vous les considérez. Si vous considérez qu'elles sont utiles, magiques, vous les amplifiez. C'est vous qui, par votre pensée, vos convictions, avez une influence décisive. Donc, si au moment où la lumière pénètre en vous, vous pouvez vous montrer conscient, attentif, plein de bonne volonté pour participer à son travail, avec la conviction que quelque chose croît et grandit dans votre cœur, tous ces nuages sombres, pesants, se dissiperont.”


“N'acceptez jamais la philosophie matérialiste de l'évidence qui fait dire à la plupart des gens : les choses sont ainsi, on n'y peut rien. Repoussez aussi tous les raisonnements qui justifient vos faiblesses en leur attribuant des causes naturelles : je suis fait comme ça, c'est ma nature, et on ne peut pas lutter contre la nature.
De même, si la maladie se présente et veut s'installer en vous, tâchez de résister. Même malade, efforcez-vous d'entretenir l'idée de la santé car dans un corps malade il reste toujours quelques cellules saines qui peuvent sauver les autres. Par la force de votre esprit refusez donc toutes ces évidences : évidence de la maladie, évidence de la faiblesse, des situations difficiles, de l'échec… Par cette attitude vous sauverez au moins un atome dont l'influence finira peut-être par gagner tous les autres.”


 

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