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Avant-propos:

Le centre de gravité de l'histoire spirituelle de l'humanité coïncide précisement avec la crucifixion du  Christ-Jésus au Golgotha et non pas la naissance de Jésus de Nazareth, même si notre calendrier y fait référence. Ce qui s'est passé là, vers l'an 33, un fait qui ne se déroule qu'une seule fois au cours de l'évolution terrestre concerne tous les humains, quelle que soit leur religion: le passage par la mort d'un Etre divin. Mais il appartient à la volonté de chacun de comprendre en quoi le mystère de Golgotha peut changer sa vie, même s'il n'est pas de foi chrétienne. Au cours de sa crucifixion, Jésus a déchiré le grand rideau du temple de Jérusalem pour montrer que désormais, Dieu est accessible à tous sans passer par un rituel extérieur dont l'exécution est réservé à quelques prêtres.

En fait la mort, sous sa forme actuelle avec tout ce qui s'y rapporte, est due à l'influence luciférienne (au jardin d'Eden). On ne trouve la mort que dans le monde physique. Elle n'existe pas dans les mondes supra-sensibles où il y a des métamorphoses, mais pas ce que nous appelons la mort. Pour compenser la révolte de Lucifer il fallait que le monde suprasensible subisse la mort pour, ainsi, avoir avec l'humanité cette chose en commun. Pour vaincre Lucifer le monde divin devait passer par la mort, et pour cela il fallait qu'il descende sur la terre.

Ce qui suit sont des extraits du livre "Initiés et Mystères" de Pierre Lassalle. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie de Jésus depuis son enfance jusqu'à sa résurrection, je recommande vivement le livre: "Les neufs visages du Christ" d'Eugene E. Whitworth. La compréhension de ce qui suit nécessite une lecture préliminaire de mes deux autres thèmes "De Jésus au Christ" et "Christ et Karma".

La Crucifixion (Raphael)

La Crucifixion (Raphaël [1503]).

Le Mystère de Golgotha

Le Mont Golgotha : ce mot signifie « crâne ». De quel crâne s'agit-il ? Il s'agit du crâne d’Adam qui se trouvait enterré sur le Mont Golgotha.

Le Mont Golgotha est un endroit qui a toujours été considéré comme le centre des terres émergées. Ce lieu correspond symboliquement au Paradis, et plus précisément à l'endroit où se dressaient « l'arbre de la connaissance du bien et du mal » et « l'arbre de vie ». Même si le Paradis n'était pas sur la Terre, puisqu'il se trouvait dans la sphère solaire, en imaginant une projection du Paradis sur le sol terrestre, on aboutirait au Mont Golgotha et à sa région. C'est le lieu où toute l'histoire d'Adam et ève s'est déroulée et l'endroit où, après la « Chute », ils ont vécu et où Adam est mort, puis a été enterré. Ce lieu est donc en même temps celui où s'est perpétué le péché qui a entraîné l'humanité dans l'incarnation et celui de la Rédemption grâce à l'intervention du Christ.

à cause de l'histoire du « fruit », l'être humain s'est vu confisquer une partie de son corps éthérique appelée « l'arbre de vie », c'est-à-dire la vie éternelle. Voici ce qui est écrit dans Genèse 3:22 "Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement." Ayant perdu cette partie de son corps éthérique, l'être humain est devenu mortel et dut se réincarner.

Avec la Venue du Christ, l'humain récupère « l'arbre de vie ». L'une des raisons majeures de l'Incarnation du Christ est d'avoir rendu à l'humanité la possibilité d'utiliser « l'arbre de vie » et bien évidemment, l’être humain n'est pas encore immortel, car il doit faire les efforts nécessaires pour transformer son corps éthérique, et c'est l'un des buts majeurs du sentier d'évolution christique: ce chemin s'échelonne sur de nombreuses vies.

C'est à chacun de faire le travail pour faire grandir cet arbre en soi. Quelles que soient nos croyances religieuses, on dispose d'un germe christique, d'une semence de « l'arbre de vie » dans votre coeur éthérique car le Christ est venu pour tous.

Maintenant, quels sont les principaux acteurs de cette scène dramatique ? Avec notre œil physique, on peut voir que Jean est le seul des douze apôtres présent sous la croix.

Il y a aussi les trois Marie. Ces trois femmes sont: Marie, femme de Clopas, Marie de Magdala et Marie la Vierge.

Ces trois femmes symbolisent trois niveaux de conscience ou trois stades d'évolution.

Premièrement, il y a Marie, femme de Clopas. Elle est désignée par le nom de son époux; elle n'existe pas en tant qu'individu séparé et autonome. La femme qui porte le nom de son époux avoue en quelque sorte qu'elle est dépendante de celui-ci; elle refuse son individualité ou elle ne la reconnaît pas encore. Elle représente l'humanité la plus antique, avant que celle-ci ne se soit individualisée, avant la « Chute ». Elle symbolise la femme qui était « mélangée » à Adam, avant la séparation des sexes.

Deuxièmement, nous avons Marie-Madeleine (ou de Magdala) qui représente la femme moderne, soeur de Marthe. Elle ne porte pas le nom d'un homme, mais celui d'une ville. Elle n'appartient à personne et cela montre qu'elle est individualisée. Malgré tout, elle dépend encore d'une ville ou d'une région. Cela nous indique qu'elle est encore soumise à des croyances et à des coutumes Iiées à l'esprit de son peuple. Marie-Madeleine représente l'être humain moderne englué dans une vie essentiellement matérialiste, mais ressentant une aspiration à la vie intérieure ou spirituelle. Elle oscille entre l'envie de ne rien changer, de continuer à vivre comme avant, et cette puissante motivation, cet appel existentiel qui incite à la transformation, à la conversion (changement d'état d'esprit - se tourner de l'extérieur vers l'intérieur).

Troisièmement il y a Marie la Vierge, celle qu'on peut appeler également Marie-Sophia puisqu'elle a reçu en elle la Céleste Marie, mais aussi la Sophia. Marie-Sophia représente la femme du futur et, par extension, ces qualités féminines de réceptivité que tout individu doit développer pour être capable d'accueillir son âme (ou Soi spirituel) en lui. Elle symbolise également l'humanité spiritualisée, unie au divin ou théo-humanité. Avec les trois Marie, nous avons à la fois le passé, le présent et le futur: trois niveaux de conscience et trois stades de I'humanité.

Revenons à la scène de la crucifixion. Imaginez que votre oeil spirituel soit capable de percevoir ce qui se passe dans le monde spirituel à ce moment-là. Vous découvrez alors que Jean le Baptiste assiste à cette crucifixion. Rappelez-vous qu'il s'est uni quelques semaines plus tôt à Lazare lors de l'Initiation de ce dernier.

De même, vous voyez la Vierge Marie associée à La Céleste Marie - demeurant dans le monde spirituel le plus proche de la Terre en communion avec la Vierge Marie incarnée.

Vous percevez également Zoroastre, resté dans le monde éthérique.

En ce qui concerne le Christ, il faut discerner, d'une part, Jésus mourant sur la croix et, d'autre part, le Christ qui, tout en vivant cette mort à travers lui, commence à s'extirper du corps physique dans lequel il s'est incarné.

Le Mystère du Golgotha est aussi celui de la résurrection.

Je vous en propose une approche, bien que sachant pertinemment que ce mystère est très difficile à percer. Je vous invite à vous concentrer afin de comprendre la signification du mystère de la résurrection du Christ.

La résurrection dont il s'agit est celle du corps physique. C'est ce qu'on peut appeler également l'immortalité physique, bien que cette appellation prête à confusion. Le corps physique immortel ou plutôt ressuscité se nomme « corps de gloire ».

Pour saisir la manière de se créer un corps de gloire, il est nécessaire de posséder quelques connaissances initiatiques sur le corps physique.

Contrairement à ce qu'on croit habituellement, le corps physique est encore loin d'être parfaitement connu par la science moderne. Mon but n'étant pas de critiquer la science matérialiste, je ne m'étendrai pas sur les illusions qu'elle véhicule et j'en viendrai rapidement au fait : la création du corps physique. Ce dernier se crée bien avant le sein maternel.

En dehors du monde physique, où nous vivons incarné, on peut considérer qu'il existe trois mondes spirituels ou suprasensibles: l'éthérique, l'astral et le mental.

Le monde éthérique porte également le nom de sphère élémentaire ou niveau de l'Imagination (qui est un niveau de conscience - celui de la pensée clairvoyante).

à l'astral, on attribue aussi le nom de monde des sphères planétaires ou niveau de l'inspiration (le niveau de conscience du « verbe intérieur »).

Et le monde mental est appelé Zodiaque ou monde des sphères stellaires ou encore niveau de l'Intuition (le niveau de conscience de la fusion avec les entités spirituelles et avec le Christ en premier lieu). Pour davantage d'informations sur les différentes sphères du monde spirituel, je vous renvoie à mon précédent ouvrage, L'Expérience du Christ (éd. de Mortagne).

Le corps physique est constitué de deux parties : l'empreinte spirituelle ou le moule, d'une part, et la matière qui remplit ce moule, d'autre part. Notre société matérialiste ne connaît que la matière qui remplit le moule.

Lorsque vous vous réincarnez, ce moule se remplit de matière fournie par votre mère. En effet, l'être humain ne sait pas encore se créer un corps physique entièrement. Il a besoin de ses parents pour y arriver. Le moule que vous avez créé dans le monde spirituel, vous ne savez pas le densifier seul, en vous incarnant. Ce sont vos parents qui vont vous permettre d'obtenir un corps de substitution, le corps héréditaire.

En résumé: un moule du corps physique est créé dans le monde spirituel, mais cela n'est pas suffisant pour vous incarner. Vous avez besoin de vos parents qui vous fournissent un corps d'incarnation. Or, celui-ci correspond plus ou moins bien à votre moule; durant vos sept premières années d'incarnation, vous allez « travailler » à vous créer votre propre corps physique qui correspondra parfaitement à votre moule spirituel.

Il y a une sorte de lutte intérieure entre le corps héréditaire dont vous allez vous débarrasser petit à petit et votre véritable corps physique prenant sa place.

Les scientifiques savent que les cellules du corps physique changent entièrement en sept ans. C'est vrai et cela explique qu'à l'âge de sept ans, l'enfant dispose d'un corps qui n'est plus celui qu'il avait à sa naissance. La lutte entre le corps héréditaire et le nouveau corps - le corps physique réel adapté au moule - se traduit par ce que l'on appelle les maladies infantiles. Lorsque celles-ci resurgissent à l'adolescence ou chez le jeune adulte, cela nous indique que ce dernier n'a pas réussi à se débarrasser totalement des influences du corps héréditaire et qu'il essaie encore à ce moment-là. Tout ceci se passe à un niveau inconscient, mais c'est une réalité révélée par la science initiatique.

En général, dans le corps physique individuel acquis vers l'âge de sept ans - à partir de l'apparition de la dentition définitive -, certaines influences héréditaires plus ou moins marquées selon les individus demeurent. Mais d'un point de vue strictement scientifique, l'influence de l'hérédité est mineure et réduite aux sept premières années de l'enfance.

Les ressemblances entre parents et enfants (pas seulement physiques, mais également sur le plan de la santé) ne sont, dans la majorité des cas, que le résultat de similitudes karmiques.

Revenons à la définition complète ou spirituelle du corps physique : un corps physique est l’assemblage - plus ou moins réussi - d'une empreinte spirituelle créée dans le monde mental (le moule) et d'une matière physique développée durant vos sept premières années de vie.

Avez-vous déjà vu des objets fabriqués grâce à un moule ?

Un objet fabriqué de la sorte n'est pas seulement fait de la matière qui le constitue; il existe grâce à la forme ou l'empreinte que le moule lui a donnée.

Revenons au Mystère du Golgotha.

Le Christ Jésus meurt sur la croix. Il a vaincu Ahriman, le prince de la mort, car il a maîtrisé cette mort. Le Christ a réussi à spiritualiser son corps physique. Il a décollé le moule spirituel - de son corps physique - de la matière qui le remplissait. Lorsque Joseph d'Arimathie, un grand initié de l'ordre du druidisme et Jean descendent son corps de la croix, le Christ a déjà abandonné ce corps physique.

Joseph d'Arimathie enduit ce corps d'aromates, ce qui facilite la décomposition rapide de ce dernier car il savait déjà ce qui va arriver dans les trois jours. C'est lui qui va mettre le corps au tombeau et qui obtient de l'autorité romaine qu'on scelle avec de la cire l'entrée du tombeau afin que personne ne vienne récupérer le corps de Jésus en cours de transformation.

Comme il l'avait annoncé, le Christ va donc ressusciter avec le moule spirituel de son corps physique, c'est-à-dire avec le vrai corps physique originel.

Cependant, lors de Sa Résurrection, son corps physique transformé en un corps de gloire demeure invisible.

Le vrai corps physique spirituel est invisible; ce n'est que la matière minérale qui le remplit qui peut rendre visible un corps physique.

Ainsi, lorsque Marie-Madeleine rencontre le Christ, le matin du troisième jour (le dimanche) elle Le voit par clairvoyance. Le texte dit bien « son être se retourne » (Jean 20,14). Le fait de se « retourner » indique l'intériorisation ou le passage en Imagination.

Il est alors indiqué dans l'évangile de Jean qu'elle ne reconnaît pas le Christ tout de suite. Comment ne pourrait elle pas le reconnaître alors qu'elle l'a encore vu deux jours avant sur la croix et qu'elle le connaît très bien ?

Tout simplement parce que le Christ lui apparaît dans son corps de gloire encore invisible, et son apparence est légèrement différente de celle qu'il avait avant sa Résurrection.

Alors, le Christ l'appelle par son nom et le texte dit « Elle, toute retournée, lui dit... » (Jean 20,16). Elle se retourne une seconde fois; ce n'est pas un retournement extérieur, mais un nouveau retournement intérieur lui permettant d'accéder au stade de l'Inspiration (celui du « verbe intérieur » par le fait que le Christ l'appelle par son nom).

Alors, Marie-Madeleine Le reconnaît et souhaite avancer vers Lui, mais le Christ lui demande de ne pas chercher à Le retenir ou de ne pas Le toucher, car Il n'est pas encore monté vers son Père. Cette fois, Marie-Madeleine ne peut franchir le troisième niveau de conscience supérieur : l'Intuition consistant justement en la fusion avec un autre être.

Ce passage nous révèle également que le processus de la Résurrection n'est pas encore tout à fait achevé.

En effet, le corps physique est relié au principe du Père.

Le corps physique est le corps le plus ancien et le plus accompli de l'être humain. Ainsi, il est de la nature du Père.

Ce n'est que quelques heures plus tard que le Christ devient visible à volonté. Et une semaine plus tard, Thomas pourra le toucher.

Comment cela est-il possible ?

Un corps de gloire peut être densifié à volonté et apparaître ou disparaître. Si le Christ a réussi à maîtriser parfaitement son corps physique, cela signifie qu'il s'est rendu maître de la matière; il peut en faire ce qu'Il veut.

Le Christ a donc densifié son corps de gloire chaque fois qu'il le souhaitait pour apparaître à ses disciples et leur enseigner. La Résurrection est la signature du Fils de Dieu.

Saint Paul avait raison lorsqu'il proclamait que notre foi serait vaine si le Christ n'était pas ressuscité.

En effet, comment un Dieu peut-il se faire reconnaître parmi les humains ? Ce n’est pas par un enseignement que l'individu peut reconnaître le Fils de Dieu. Cela ne peut se faire que par un vécu. Et ce vécu divin ne peut aboutir que par la victoire sur la mort puisque cette dernière est véritablement l'obstacle majeur que l'être humain ne peut vaincre.

Ainsi, le Christ, Fils de Dieu, a signé sa courte apparition dans un corps humain par une victoire divine qui révèle pleinement son identité.

Rejeter la Résurrection, c'est rejeter le Fils de Dieu; ce serait la fin de l'espérance.

L'espoir de l'humanité repose dans cette victoire du Christ sur la mort, car elle représente la possibilité d'en finir avec la « Chute » et d'entamer un retour glorieux vers les niveaux les plus élevés du monde spirituel.

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LES ENSEIGNEMENTS DU RESSUSCITÉ

Après sa Résurrection, le Christ est resté parmi ses disciples durant quarante jours pour leur transmettre un enseignement.

Cet enseignement n'est pas abordé dans les évangiles. On peut trouver des informations sur cet enseignement chez Rudolf Steiner ou dans des textes gnostiques ou apocryphes comme la « Pistis-Sophia ».

Tout d'abord, il s'agit de déterminer dans quelles conditions le Christ Ressuscité a transmis son enseignement. Durant quarante jours, il s'est montré à ses apôtres et à ses disciples pour leur révéler certains mystères concernant le monde spirituel. En plus des apôtres et des disciples, des entités du monde spirituel ont assisté à cet enseignement.

Le Christ leur apparaissait chaque jour dans son corps de gloire pleinement manifesté et il conviait à la fois des êtres humains et des entités spirituelles à venir l'écouter.

Les enseignements du Christ Ressuscité doivent être abordés sous deux points de vue:

1. Celui du monde spirituel.

2. Celui de l'humanité.

Examinons ces deux points de vue complémentaires.

1. Le point de vue du monde spirituel.

La victoire du Christ sur la mort est capitale pour les entités du monde spirituel. Pourquoi ? Tout simplement parce que les entités spirituelles ne connaissaient pas la mort. Les entités spirituelles ne meurent jamais Elles passent par des phases de transformation, pouvant ressembler à notre sommeil, mais n'expérimentent jamais de mort ou de franche coupure comme le fait l'être humain.

Jusqu'à la Venue du Christ dans un corps physique, la mort était inconnue du monde spirituel. Cela permettait aux entités des forces noires de manipuler les êtres humains. Ahriman, le prince de la mort, pouvait s'en donner à « coeur joie » dans ce domaine. Pendant des milliers d'années, cette entité a renforcé sa manipulation de l’être humain afin que ce dernier ait de plus en plus peur de la mort.

Il faut bien comprendre que la mort est le moyen d'entrer dans le monde spirituel lorsque l'existence terrestre est accomplie. Ahriman et les entités noires ont travaillé afin que l’être humain voit la mort comme une punition, comme un passage difficile et douloureux, ceci dans le but qu'il n'ait plus envie de rejoindre le monde spirituel.

Cette manipulation a très bien fonctionné puisque lors de la période gréco-latine, les gens avaient une image très négative du monde spirituel. Pour eux, mourir ou entrer dans le monde spirituel était la pire chose qui soit. Ils considéraient le monde spirituel comme le monde des ombres, comme une sorte d'enfer où ils perdaient conscience.

Bien évidemment, les pensées qui avaient été générées par Ahriman ont porté leurs fruits; les gens perdaient réellement conscience après la mort en entrant dans le monde spirituel et erraient dans ce monde qui leur semblait hostile.

En fait, même si à cette époque les hommes savaient encore qu'il existait un monde spirituel (alors qu'aujourd'hui la plupart des gens n'en est plus du tout sûre), ils s'en faisaient une idée très négative qui les coupait du vrai monde spirituel. C'était la grande victoire d'Ahriman sur l'humanité. Or les entités spirituelles ne pouvaient pas contrecarrer Ahriman sur ce terrain puisqu'elles ne connaissaient pas la mort.

Au cours de ces quarante jours, le Christ a donc expliqué en quoi sa victoire sur la mort était profitable aux entités spirituelles: il avait apposé la connaissance de la mort et le moyen de la vaincre dans le monde spirituel.

De plus, lors de sa « descente aux enfers » - entre sa mort et sa résurrection - il a irradié son éclatante Lumière dans le monde spirituel jouxtant le monde terrestre : le Christ a pénétré avec son corps de gloire dans la sphère lunaire cette sphère où les gens se rendent juste après la mort et qui était le « royaume des ombres » jusqu'à la Venue du Christ - et Il l'a illuminée. Il a ainsi délivré toutes les entités humaines qui étaient dans la sphère lunaire - la sphère de l'immédiate après-vie - et qui avaient perdu conscience.

Grâce à l'intervention du Christ dans la sphère lunaire, ces « morts » ont retrouvé la vie, c'est-à-dire la conscience qui leur a permis d'apprécier ce monde dans lequel ils erraient jusque-là. Le Christ a ainsi transformé le monde lunaire de l'après-vie permettant à l'être humain de tirer des leçons de sa vie terrestre achevée.

Depuis ce séjour du Christ « aux enfers », nous pouvons garder conscience dans la sphère lunaire et cultiver une idée plus évolutive du monde spirituel.

Ainsi, du point de vue des entités spirituelles, le Christ a apporté la connaissance de la mort, ce qui leur permet de combattre Ahriman sur son terrain et d'aider l’être humain à expérimenter une après-vie plus consciente.

Le Christ a donc illuminé le monde des morts et depuis, Il est le guide de l'après-vie. Cela signifie qu'il est fréquent de rencontrer le Christ juste après la mort ou même dans des cas d'expériences proches de la mort.

2. Le point de vue de l'humanité.

La victoire du Christ sur la mort offre à l'être humain une vision différente de celle-ci. Il en découle une idée plus évolutive du monde spirituel et une réconciliation avec celui-ci. Le monde spirituel est notre monde originel, celui d'où l'on vient: c'est donc le monde du Père.

Le Christ enseigne que la mort doit être comprise comme un passage qui mène au Père. C'est une expérience necessaire afin de rentrer chez soi. L'être humain est une entité spirituelle et sa vraie patrie est le monde spirituel. L'individu n'est pas fait pour vivre sur Terre loin de son Père. Si l'être humain n'a plus à craindre la mort, puisqu'elle n'est qu'un « sas » qui le ramène au Père, alors il verra également son incarnation d'une manière différente.

Le Christ enseigne une nouvelle vision de la mort et du monde spirituel. Il décrit ce dernier afin que l'être humain reconnaisse d'où il vient. Il apprend à ses disciples à se souvenir du divin. « Nous sommes nés de Dieu » comme le proclame la sentence rosicrucienne; encore faut-il se le rappeler.

Il apprend à ses disciples que jusqu'à sa Venue, toute l'évolution de l'humanité était orientée vers le bas, vers l'incarnation, vers la descente dans la matière. Mais sa venue vient de changer l'orientation de l'évolution. L'effet de chute de l'humanité s'arrête et celle-ci peut entamer sa remontée vers le monde spirituel.

La spiritualisation de la matière ou du corps physique que le Christ a réalisée souligne qu'il est temps pour l’humain d'entamer un retour, une remontée vers le monde spirituel.

Le Christ a donné "impulsion de la remontée; et il va le démontrer magistralement lors de l’Ascension qui est le point culminant de son enseignement de quarante jours.

Le Christ est venu sur Terre afin de chercher l'être humain, lui tendre la main et l'aider à remonter chez lui, vers son Père.

L'Ascension nous indique que la Terre commence son élévation, son éthérisation, sa transformation pour devenir une étoile.

En revanche, la Pentecôte nous révèle que chaque être humain doit choisir librement de remonter vers le Père ou non. Le Christ envoie l'Esprit saint lors de la Pentecôte afin que chaque individu dispose de toute la force nécessaire de transformation pour regagner sa patrie spirituelle. Mais c'est à chacun de décider.

Lors de l'Ascension, le Christ remonte dans le monde spirituel, dans son corps de gloire, mais c'est surtout son corps éthérique spiritualisé qui est important.

Pâques représente la spiritualisation du corps physique et le fait que le Christ a offert son corps physique à la Terre et à l'humanité afin que notre planète puisse se transformer en un nouveau soleil et que l'humanité voit son karma allégé.

L'Ascension marque la spiritualisation du corps éthérique et le fait que le Christ a offert ce corps en imprégnant le corps éthérique de la Terre de son énergie divine. Ainsi, l'être humain peut bénéficier d'un corps éthérique renforcé chaque fois qu'il s'incarne.

Si l'évolution avait continué sans l'Incarnation du Christ, le corps éthérique de l'humain aurait été menacé par deux problèmes majeurs:

1. L'effet de chute dans la matière se serait amplifié et le corps éthérique aurait été de plus en plus prisonnier d'un corps physique de plus en plus dense. Le corps éthérique se serait desséché et l'évolution de l'humanité se serait arrêtée.

2. L'être humain ne se serait pas individualisé, n'aurait pas développé son libre arbitre; son « JE » serait resté extérieur à lui comme « mélangé » à ceux d'autrui, Ainsi, l'être humain n'aurait pas pu prendre conscience de lui-même. Le corps éthérique serait devenu très faible et, au moment de la mort il se serait tout de suite dilué dans l'éther cosmique et l'individu aurait perdu conscience. L'être humain n'aurait pas pu rester conscient dans le monde spirituel.

Avec la Venue du Christ, le corps éthérique humain s'est rempli d'une vie nouvelle qui l'a renforcé et lui permet de ne pas se dessécher (victoire sur le processus ahrimanien); après la mort, il peut garder une certaine consistance grâce à la conscience de soi et l'individualisation ce qui favorise l'entrée dans le monde spirituel (victoire sur le processus luciférien).

Les enseignements du Christ Ressuscité représentent une connaissance nouvelle concernant le monde spirituel ainsi que la spiritualisation des corps physique et éthérique (et tout ce que cela implique pour l'évolution de l'humanité).

Retenez que lors de la Pâque, le Christ a donné son corps physique afin de spiritualiser la Terre et transformer le karma de l'humanité.

Et lors de l'Ascension, il a offert son corps éthérique à toute l'humanité afin que chaque être humain qui s'incarne puisse disposer d'une parcelle d'énergie christique dans son coeur éthérique. Cette cellule spirituelle christique possède le potentiel d'une transformation complète du corps éthérique et du corps physique. Le Christ guérit le corps éthérique de l'humain.

L'humanité entière bénéficie de ces deux actes du Christ sans avoir d'effort à faire.

En revanche, la Pentecôte présente un tout autre visage.

Cette fois, le Christ a disparu. Le Dieu extérieur est devenu un Dieu intérieur. Si le Christ était resté à l'extérieur, jamais l'être humain n'aurait eu l'idée de s'intérioriser et de le chercher dans son coeur.

Le Christ est le seul Dieu qui soit passé de l'extérieur à l'intérieur. C'est la base même de la liberté.

En effet, un Dieu extérieur ne peut qu'imposer et l'individu ne peut que se soumettre ou se révolte (voir l'histoire de de la religion hébraïque). Avec un Dieu extérieur, il n'y a pas d'effort à faire: il commande et on doit simplement lui obéir. Le Dieu extérieur est seul face à l'humanité.

En revanche, le Dieu intérieur n'impose plus rien, car on ne peut le rencontrer que grâce à ses efforts. On peut toujours l'attendre à l'extérieur, mais c'est du temps de perdu, car il ne reviendra jamais plus.

Le Christ est entré dans le coeur de chaque être humain pendant la descente de l'Esprit saint lors de la Pentecôte de l’an 33.

Ainsi, chaque être humain peut librement choisir d'avoir accès au Christ ou non. Sans faire d'effort, il n'y aura pas accès. Mais en s'intériorisant, il le rencontrera dans son coeur.

La Pentecôte, c'est la descente de l'Amour inconditionnel ou spirituel sur l'humanité. Cependant, si cet amour pénètre bien dans le coeur de tout individu, chacun devra le cultiver par ses propres efforts, en toute liberté.

Ce jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est descendu sur les disciples du Christ et ce dernier est entré dans le coeur de chacun.

Depuis, nous avons la liberté de choisir le Christ dans notre coeur - le seul dieu qui soit intérieur - en nous intériorisant et en faisant des efforts pour lui construire un temple intérieur digne de le recevoir.

Il accomplit ainsi ses propres paroles : « Je suis avec vous, chaque jour, jusqu'à la fin des temps terrestres. » (Matthieu). Mais c'est à chacun de faire le choix et les efforts nécessaires pour cheminer vers le Dieu intérieur, par amour et en toute liberté. Il est temps de changer d'état d'esprit en s'intériorisant. Il nous attend ...

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Le sacrifice de Jésus sur la croix...

Conférence donnée par Mikhaël Aïvanhov [1900-1986]

Jésus mort sur la croix... C'est en transportant avec eux cette image du crucifix que les chrétiens ont entrepris de convertir la terre entière. Depuis deux mille ans, ils ne cessent de répéter : « Jésus est mort pour nous... Jésus a versé son sang pour nos péchés... En faisant sur la croix le sacrifice de sa vie, Jésus nous a sauvés... Le fils de Dieu a donné son sang pour le salut du monde... » Et en répétant cela, ils se considèrent comme immensément supérieurs aux croyants des autres religions, et surtout aux incroyants. Vous vous rendez compte? Le fils de Dieu Lui-même a versé son sang pour eux, il a expié pour eux le péché originel. Leurs amis, leurs parents même ne donneraient peut-être pas deux centimes d'eux, mais le fils de Dieu, lui, a donné son sang, il y a vraiment de quoi se sentir fier! Comment au vingtième siècle encore est-il possible de continuer à entretenir des croyances pareilles ?

Malheureusement, il suffit de voir l'état de la chrétienté pour constater que les chrétiens ne sont pas davantage sauvés que les croyants des autres religions, et ils ne sont pas davantage sauvés non plus que beaucoup d'incroyants. Ils commettent les mêmes malhonnêtetés, les mêmes crimes, car c'est toujours la même nature humaine égoïste, cupide, vindicative qui les habite. Eh oui, un être humain ne change pas miraculeusement de nature parce qu'il a été baptisé. « C'est vrai, diront certains, les chrétiens sont aussi de pauvres pécheurs. Mais s'ils croient sincèrement que Jésus, fils de Dieu, est mort pour leur salut, cela suffit; car c'est la foi qui sauve, et quand ils arriveront dans l'autre monde, ils seront reconnus comme de vrais fils de Dieu. » Eh bien, détrompez-vous: s'ils ne se sont pas déjà manifestés comme des fils de Dieu pendant leur vie sur la terre, ils ne le deviendront pas davantage après leur mort.

Cela n'a pas de sens de répéter que Jésus nous a sauvés. Les chrétiens récitent : « Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde »... Mais c'est une ineptie. Jésus a payé de sa vie le fait d'être un précurseur, il a payé de sa vie cette audace de vouloir apporter une lumière, même si cela devait gêner les autorités religieuses et politiques de son temps, mais il n'est pas venu pour prendre sur lui les fautes des humains. Si les humains commettent des fautes, ils en sont responsables et ils doivent payer pour elles. S'imaginer que quelqu'un d'extérieur à eux peut les sauver des conséquences de leurs actes, c'est n'avoir rien compris à la vie spirituelle, ni même à la vie psychique. On peut lui donner des moyens, des méthodes pour se sauver lui-même, mais on ne le sauve pas. Quand on voit certains chrétiens, même parmi ceux qui se présentent comme les plus fervents, il est évident que Jésus ne les a pas sauvés : dans quel état de misère spirituelle ils se trouvent !

Parce que Jésus a été crucifié il y a deux mille ans, toutes les générations de chrétiens à venir seraient automatiquement sauvées ?... Mais sait-on seulement ce qu'est « le salut »? En réalité, Jésus a fait plus que de prendre sur lui les péchés des hommes, ce qui de toute façon est impossible ; il leur a ouvert un chemin afin qu'ils arrivent, par leurs propres efforts, à se sauver eux-mêmes, et sur ce chemin ils pourront marcher pour l'éternité.

Chaque grand fils de Dieu qui vient sur la terre apporte aux humains des vérités, des méthodes nouvelles pour les sauver, mais c'est à eux de les comprendre et de les utiliser, c'est à eux de travailler à leur propre libération. Vous direz : « Mais vous diminuez la valeur du sacrifice de Jésus ! » Pas du tout. La grandeur du sacrifice de Jésus n'est pas diminuée si je vous dis que vous ne serez sauvé que par votre travail. Dieu ne veut qu'une chose : le perfectionnement de la créature humaine. Et pour se perfectionner, il faut faire des efforts. On peut nous ouvrir le chemin, on peut nous dire comment marcher, mais personne ne peut marcher à notre place, c'est nous qui devons avancer. Et le sacrifice de Jésus, c'est aussi le prix qu'il a dû payer pour ouvrir ce chemin. Mais y a-t-il beaucoup de chrétiens qui sont prêts à le comprendre? Et est-ce que quelqu'un leur a seulement une fois expliqué pourquoi Jésus devait verser son sang sur la croix ?

à l'époque où Jésus est venu, le chemin qui mène à Dieu était tellement obstrué par des présences ténébreuses que seuls les êtres possédant une intelligence, une volonté, une audace exceptionnelles avaient la possibilité d'avancer. La foule, le peuple végétait, car il était volontairement maintenu dans les degrés inférieurs de la conscience. La religion était l'affaire d'une élite, et ceux qui n'appartenaient pas à cette élite étaient laissés dans l'ignorance. On les amusait avec des superstitions et des histoires à dormir debout, et même si ces pratiques et ces mythes ont en réalité un sens profond, on se gardait bien de le leur révéler.

Il fallait donc rendre le chemin plus accessible pour tous les humains, et c'est ce que Jésus a fait. Seul peut le comprendre celui qui possède le véritable savoir initiatique, mais cependant je tâcherai d'éclairer pour vous cette question en commençant par vous donner un exemple. Il y a des régions sur la terre où on n'aurait jamais pu aller d'un point à un autre si on n'avait pas aménagé des routes, des voies de chemin de fer, etc. Mais pour cela, il fallait d'abord assécher des marécages infestés de toutes sortes de bestioles, percer des tunnels dans la montagne, ou se frayer un passage à travers une végétation inextricable. Une fois ces travaux terminés, le chemin était enfin praticable pour tous ceux qui voulaient l'emprunter.

à l'époque où Jésus est venu, le chemin de l'évolution était obstrué par des entités monstrueuses, des égrégores qui se nourrissaient du sang des victimes offertes aux dieux. Avant Jésus, toutes les religions pratiquaient des sacrifices sanglants ; et les esprits du monde astral, que l'on appelle aussi les larves, les élémentaux, qui se nourrissaient des émanations produites par le sang des victimes, ne cessaient de se multiplier et de se renforcer, formant autour des humains une atmosphère ténébreuse, malsaine. C'est donc à travers ces régions marécageuses du plan astral que Jésus est venu ouvrir un chemin pour que tous les humains, même les plus déshérités, les plus méprisés, puissent intérieurement aller à la rencontre de leur Père céleste. Mais, comme pour faire une route dans le plan physique, il fallait d'abord déblayer, nettoyer, purifier; et ce n'était pas si facile de se débarrasser de ces entités qui obstruaient le chemin. C'est pourquoi, à la place du sang des victimes où elles trouvaient leur nourriture, il a fallu que Jésus donne le sien. Oui, c'est là un grand mystère : le pouvoir du sang. Quand on parle du sang que Jésus a versé pour nous, il faut sous-entendre ce fluide tellement pur qui est une condensation de la vie divine.

Il est dit dans les évangiles qu'au Jardin de Gethsémani, Jésus commença à sentir l'angoisse de la mort au point que « sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre. » évidemment, le sang peut être pris au sens propre comme au sens figuré, car avant d'être ce liquide rouge qui circule dans son corps, le sang est une quintessence subtile porteuse de vie dans laquelle s'expriment toutes les qualités et les vertus de l'homme. Et si en apparence le sang de Jésus ne différait pas de celui de n'importe quel être humain, en réalité, chaque goutte de ce sang était pareille à une goutte de lumière.

Jésus s'était tellement purifié et identifié à son Père céleste que son sang était devenu une condensation de la vie divine, de l'essence même de Dieu. En tombant sur le sol, les substances célestes dont ce sang était imprégné ont modifié quelque chose dans la matière même de la terre, faisant apparaître des forces et des vertus qu'elle ne possédait pas encore. Et lorsque les entités du monde astral se sont précipitées pour s'en nourrir, ce sang a produit sur elles le même effet qu'une liqueur trop forte qu'elles n'ont pas pu supporter: elles ont été comme enivrées; elles se sont donc affaiblies, chloroformées, et elles ont libéré le passage. La voie est libre maintenant pour tous les humains.

Voilà ce qu'a été le sacrifice de Jésus. Il ne suffit donc pas de dire que, puisqu'il a versé son sang, nous sommes sauvés ; ce serait trop facile ! En versant son sang, Jésus a seulement ouvert un chemin pour que nous puissions, par nos efforts, nous sauver nous-mêmes, et c'est donc à nous de marcher maintenant sur ce chemin, en étudiant et en appliquant son enseignement.

Le sacrifice de Jésus a été le point de départ d'une nouvelle conception de Dieu et de l'homme. Jésus a payé pour qu'un chemin soit ouvert. Car il faut toujours payer. Même pour une route, vous le savez, il faut payer, et pas seulement avec de l'argent. Depuis des siècles, combien de gens dans le monde ont payé de leur vie la construction de routes, de tunnels, de ponts, de voies de chemin de fer! Alors, à plus forte raison fallait-il payer pour ouvrir dans le monde psychique un chemin jusqu'à Dieu. Et c'est parce qu'il a tracé ce chemin que Jésus a pu s'identifier au Christ et dire : « Je suis la voie », ou encore « Nul ne peut aller au Père que par moi. » Interrogez Jésus, si vous le pouvez, et il vous répondra: « Mon sacrifice n'est pas ce que vous croyez. à quoi sert-il de payer une fois dans l'histoire pour les fautes des hommes ? Ils recommenceront à pécher. »

Quand on paie pour les fautes de quelqu'un sans l'éclairer, il ne comprend même pas ce qu'on a fait pour lui et il commettra à nouveau les mêmes erreurs. Quelqu'un s'est mis dans de mauvais draps... Vous le tirez de là, c'est très bien, mais il y a de fortes chances qu'il retombe à la première occasion. Comme il n'a rien appris, rien compris, il n'est même pas reconnaissant, il oublie ce que vous avez fait pour lui; la fois suivante, il vous redemandera de l'aide, et si vous ne la lui donnez pas, il sera furieux. Alors, comment peut-il progresser?

Ce sacrifice de Jésus dont les chrétiens ne cessent de se gargariser depuis des siècles, il est temps qu'ils commencent à le comprendre correctement. Vous direz : « Mais comment « se gargariser », ce n'est pas respectueux ! » Ah, parce que vous pensez, vous, qu'il est respectueux d'avoir rempli la terre des représentations du supplice de Jésus ? Vous pensez que Jésus est heureux de se voir partout représenté suspendu à une croix ? Les chrétiens ont porté la croix aux quatre coins du monde en menaçant des peuples innocents : « Si vous ne croyez pas que Jésus vous a sauvés en mourant sur la croix, nous allons vous tuer. » Est-ce cela que Jésus voulait?

Encore maintenant, tous les curés et les pasteurs continuent à répéter : « Jésus a été crucifié... Jésus a donné son sang pour nous. » Mais on le sait déjà, à quoi sert-il de le répéter? On endort les chrétiens avec ces paroles. Bien sûr, on veut leur montrer l'immensité du sacrifice de Jésus, mais cela ne donne pas de grands résultats. Pourquoi ne pas le présenter plus souvent triomphant, dans la paix et la lumière, afin d'entraîner les humains à devenir comme lui ? En insistant tellement sur son supplice, on obscurcit quelque chose dans leur conscience. Des coeurs tendres, bien sûr, sont touchés, ils versent quelques larmes. Mais comment se sentir exalté en ayant continuellement sous les yeux la vision d'un être martyrisé, sanglant et couronné d'épines? On n'a aucun désir de suivre son exemple.

Pour pouvoir entraîner les humains, il faut leur présenter la beauté, la grandeur. On peut parler de la crucifixion, mais en lui donnant aussi une interprétation plus vaste. Dans le Christ en croix, un Initié voit l'Ame du monde s'offrant aux quatre directions de l'espace. Mais est-ce cette dimension sublime, glorieuse que l'on présente aux chrétiens?

Jésus s'est sacrifié pour donner la lumière aux humains, pour dégager une route qui les conduira jusqu'au monde divin. Et tout cela est bien plus important que d'avoir pris sur lui tous leurs péchés. Le chemin du salut, Jésus l'a ouvert en donnant un enseignement, et grâce à cette lumière, ce sont les humains eux-mêmes qui se délivreront de leurs péchés. C'est pourquoi, non seulement il a dit: « Je suis le chemin », mais aussi : « Je suis la lumière du monde. » Jésus nous a donné cette lumière pour nous montrer la direction, et c'est à nous de marcher sur nos jambes. Mais les chrétiens veulent que ce soit Jésus lui-même qui les porte jusqu'au Ciel, et ils continuent à commettre les mêmes erreurs, les mêmes crimes en se contentant de répéter : « Jésus nous a sauvés ». Eh bien, non, Jésus n'est pas le maître des paresseux.

Mais comprenez-moi bien, je ne suis pas venu pour démolir ce qu'enseigne l'église, je suis venu pour ajuster les choses, pour les accorder, afin de montrer aux chrétiens quelle est véritablement cette voie ouverte par Jésus. C'est à chacun de se sauver par sa propre vie de pureté, de sagesse et d'amour.

Le sacrifice de Jésus, peu de personnes sont capables d'en mesurer la grandeur. Verser son sang: rien n'est plus précieux que le sang à cause de tout ce qu'il représente dans le plan physique, concret, mais aussi dans le plan spirituel. C'est pourquoi de nombreux récits sont nés autour de cette coupe où, d'après les évangiles, Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang de Jésus. Toute la légende du Graal s'est formée autour de cette coupe : elle a pour origine le besoin qu'ont eu les humains de célébrer, de perpétuer dans la mémoire des siècles les mystères du sang du Christ. Ce sont là des choses très saintes, très sacrées, et tout mon être frémit lorsque je dois les exposer devant vous.


Pour terminer, ce chapitre ne serait pas complet sans un aperçu sur l'Eucharistie, dont le rituel est à notre époque matérialiste, une source de division et de mésentente entre les chrétiens. Pour en savoir plus cliquer ici 

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